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caséeuse commune et dans ses variétés cliniques, lors d’une poussée évolutive intercurrente, il présente d’abord un abaissement progressif proportionnel à l’acuité, c’est-à-dire à la gravité de cette dernière ; puis il remonte lentement et progressivement à la phase de résolution de cette poussée et pendant la période de rémission consécutive.
Cet accroissement progressif du débit respiratoire s’observe de même, quand s’opère la résolution d’un processus caséifiant, laissant derrière lui une spélonque volumineuse. ;
b) Dans les tuberculoses pulmonaires fibreuses diffuses avec emphysème, le débit respiratoire maximum subit en général une réduction marquée, qui s’accentue encore lors d’une poussée de bronchoalvéolite intercurrente.
c) Dans les tuberculoses pnilmonaires aigües (pneumonies caséeuses, pleuro-pneumonies caséifiantes) et dans les septicémies tuberculeuses, le débit respiratoire présente un abaissement rapide et accentué en rapport avec la gravité de l’affection.
d) Durant la constitution d’un pneumothorax thérapeutique, la courbe du débit respiratoire, après une période d’hésitation de durée variable, se relève progressivement au fur et à mesure que s’accroit le coliapsus pulmonaire, c’est-à-dire la réduction de l’évolution des lésions et probablement aussi la production d’un emphysème compensateur au niveau du poumon opposé. Cet accroissement du débit se poursuit jusqu’à retrouver son chiffre normal, tardivement, lors des injections d’entretien.
3° La capacité vitale à son tour subit en général les variations suivantes
a) Au cours de l’évolution de la phtisie fibrocaséeuse commune et de ses variétés cliniques, lors des poussées évolutives, la capacité vitale diminue progressivement avec l’acuité croissante du processus lésionnel; puis, vers la fin de la poussée, présente un accroissement progressif qui se poursuit vers son chiffre de départ pendant la phase de rémission intercalaire consécutive. |
Mais l’apparition d’une caverne pulmonaire augmentant l'étendue des lésions, entraîne durant la phase terminale de la poussée évolutive un abaisse- ‘ ment continu du chiffre de la capacité vitale, qui ne se relève que péniblement au cours de la période de rémission.
b) Dans les tuberculoses pulmonaires fibreuses diffuses avec emphysème, la capacité vitale ne subit que peu ou pas de réduction, sauf au moment des poussées de broncho-alvéolite intercurrentes.
c) Dans les tuberculoses pulmonaires aigües, elle subit un abaissement marqué en rapport avec l’intensité du processus évolutif. Dans les septicémies tuberculeuses, son taux est relativement élevé.
d) Pendant la phase de réalisation d’un pneumothorax artificiel, la capacité vitale diminue progres- sivement au prorata dé la compression pulmonaire, c’est-à-dire de la réduction du champ respiratoire. A la phase plus tardive d’entretien du pneumothorax, elle s’accroit péniblement et tar divement du fait de la disparition de tout processus évolutif et proba-
blement aussi de l’expansion tardive d’adaptation de la cage thoracique.
4 Le débit respiratoire et ses variations paraissent presque exclusivement conditionnés par l’acuité du processus tuberculeux.
La capacité vitale et ses variations sont encore liées à l’acuité de l’évolution bacillaire, mais semblent surtout dépendre de l’étendue des lésions et de la réduction d’étendue du champ respiratoire.
5° L'étude du débit respiratoire maximum et de la capacité vitale, par les données séméiologiques pratiques qu’ils apportent, ainsi que par la facilité de recherche de leurs variations au cours de l’évolution d’une tuberculose pulmonaire considérée, méritent de passer dans la pratique phtisiologique courante.
Le Président de' la Thèse,
AUDI Vu
Le Doyen, J'OUEPINE:
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 18 juin 1923.
Le Recteur, Président du Conseil de l’Université, CAVALIER.