‹ Le décaméron; (volume 3)Chapitre 21 sur 21 · DU TOME SECOND · texte numérisé non relu

DU TOME SECOND

Dans laquelle, sous le gouvernement de Fiammetta, on devise de ce qui est arrivé d'heureux à certains amants après plusieurs aventures cruelles ou fâcheuses 1

NonvsLLLE I. — Clmon devient sensé en devenant amoureux, et enlève en mer sa dame Ephigénie. Il est mis en prison à Rhodes. Lisimaque l'en tire, et tous les deux enlèvent Ephigénie et Cassandre au milieu de leurs noces. Us s'enfuient avec elles en Crète où ils les épousent, et, devenus riches, ils sont rappelés chez eux 2

Nouvelle II. — Costanza aime Martuccio Gomito. Entendant dire'qu'il était mort, elle monte de désespoir dans une barqne qui est poussée par le vent à Suse. De là, elle s'en va à Tunis où elle le retrouve vivant. Elle se fait connaître h lui et l'épouse. Martuccio, devenu riche, s'en revient avec elle à Lipari ,.., 16

Nouvelle III. — Pietro Boccamazza s'enfuit avec l'Agnolella. Il rencontre des voleurs ; la jeune fille fuit à travers nne forêt et arrive vers un château. Pietro est pris par les voleurs et se sauve de leurs mains. Après divers accidents, il arrive an château où était l'Agnolella, et l'ayant épousée, il s'en revient avec elle à Rome 24

Nouvelle IV, — Ricciardu Manardi est trouvé par messer Lizio da Valbona avec la fille de celui-ci. Il l'épouse et fait sa paix avec le père 32

Nouvelle Y. — Guidotto da Cremona laisse à Giacomino da Pavia une petite fille et meurt. Celle-ci, devenue grande et demeurant à Faenza, est aimée par Giannole di Severino et Minghino di Mingole qui se la disputent. La jeune fille est reconnue pour être la sœur de Giannole, et épouse Minghino 39

NoDVKLLB VI. — Gianni di Procida est trouTé avec une jeane fille qu'il aime et qui axait été donnée au roi Federigo. Tons deux sont liés à un pal pour être brâlés. Mais Gianni est reconnu par Ruggieri dcU' Oria; il échappe au supplice et épouse sa dame 46

NonyELLE YII. — Théodore, amoureux de Violante, fille de messer Amerigo, son seigneur, la rend grosse et est condamné à être pendu. Pendant qu'on le conduit au supplice en le fouettant de "verges, il est reconnu par son père et mis en liberté ; après quoi il épouse Violante 53

NouvELLi VIII. — Nastagio degli Onesti aimant une dame de la famille des 1 raversari, dépense toute sa fortune sans parvenir à se faire aimer. Snr les instances des siens, il s'en va à Chiassi. Là, il voit un chevalier donner la chasse à une jeune femme, la tuer et la donner à dévorer à deux chiens. Il invite à déjeuner ses parents et la dame qu'il aime, et celle-ci voit la même jenne femme subir le susdit supplice. Craignant qn'il lui en arrive autant, elle consent à prendre Nastagio pour mari 61

NouYSLLE IX. — Federigo degli Aiberighi aime et n'est point aimé. Ayant dépensé tout son bien en prodigalités, il ne lui reste pins qu'un faucon qu'il donne à manger à sa dame venue chez lui «pour le voir. Celle-ci apprenant cette nouvelle preuve d'amour, change de sentiment, le prend pour mari et le fait riche 68

Nouvelle X. — Pietro di Vindolo va dîner hors de chez lui. Sa femme fait venir un jenne garçon. Pietro étant revenu, elle cache le garçon sous une cage à poules. Pietro raconte qu'on vient de trouver chez Areolano, avec lequel il soupait, un jouvenoean que sa femme y avait introduit. La dame blAme vivement la femme d'Arcolano. Par malheur, un Ane pose son pied sur les doigts du garçon qui était sous la cage. Il crie, Pietro y court, le voit et reconnaît la fourberie de sa femme, avec laquelle il s'accorde pourtant afin de satisfaire sa vile passion 76

Dans laquelle, sous le gouvernement d' Ëlisa, on devise de ceux qui, provoqués par quelque bon mot, ont riposté, ou qui, par une prompte réponse ou une sage prévoyance, ont évité perte, danger ou honte 90

NonyiLLi !• — Un cavalier engage madame Oretta à monter en croupe derrière lui, promettant de lui raconter une nouvelle. La dame trouvant qu'il raconte fort mal, te prie de la remettre à terre , 93

NoUYELLB II. — Le boulanger Cisti fait d'un mot revenir messer Geri Spina de sa demande indiscrète 95

NonyELLE III. — Monna Nonna de' Pulci, par nne prompte répartie à une plaisanterie rien moins qu'honnête de l'évêque de Florence, lui impose silence 99

Nouvelle IV. — Chichibio, cuisinier de Conrad Gianfigliazzi , par une prompte répartie change en rire la colère de Conrad, et échappe au châtiment dont ce dernier l'avait menacé 101

Nouvelle V. — Messer Forese da Rabatta et maître Giotto, le peintre, revenant de Mugello, se moquent mutuellement de leur laide apparence.. 104

Nouvelle VI. — Michèle Scalza prouve à certains jeunes gens comme quoi les Baronci sont les plus anciens gentilshommes du monde et de la Haremme, et gagne un souper 107

Nouvelle VII. — Madame Filippa, trouvée par son mari avec un sien amant, et appelée en justice, se sauve par une prompte et plaisante réponse, et fait changer la loi 110

Nouvelle VIIL — Fresco invite sa nièce à ne pas se regarder en un miroir, puisque, comme elle le disait, les gens laids lui déplaisaient à voir. . 113

Nouvelle IX. — Guido Cavalcanti injurie en termes polis certains chevaliers florentius qui l'avaient surpris 115

Nouvelle X. — Frère Gipolla promet à des paysans de leur montrer la plume de l'ange Gabriel. Trouvant à la place de celle-ci des charbons, il leur dit que ce sont les charbons qui avaient foit griller saint Laurent. ... 118

Dans laquelle, sous le gouvernement de Dioneo, on devise des tromperies que les femmes, poussées par Tamonr ou en vue de leur propre salut, ont faites à leurs maris, que ceux-ci s'en soient aperçus ou non 136

Nouvelle I. — Gianni Lotteringhi entend frapper la nuit à sa porte et réveille sa femme. Celle-ci lui fait croire que c'est un fantôme. Tous deux vont le conjurer avec une prière, et le bruit cesse 138

Nouvelle II. — Peronella entendant sou mari rentrer, fait cacher un sien amant dans un envier que le mari venait justement de vendre. Elle lui dit qu'elle l'a vendu de son côté à quelqu'un qui est entré dedans pour voir s'il est en bon état. L'amant étant sorti du envier, le fait nettoyer par le mari pendant qu'il caresse la femme, puis le fait porter chez lui.. . . 143

Nouvelle III. — Frère Renauld couche avec sa commère. Le mari le trouve dans la chambre de celle-ci, et tous deux lui font croire qu'ils conjuraient les vers de son petit enfant 148

Nouvelle IV. — Tofano laisse une nuit sa femme à la porte de sa maison. La dame voyant que les prières sont inutiles, fait semblant de se jeter dans un puits et y jette une grosse pierre. Tofano sort de la maison et court au puits ; pendant ce temps, sa femme rentre dans la maison, le ferme dehors et lui dit des injures par la fenêtre 1 55

Nouvelle V. — Un mari jaloux se déguise en prêtre et confesse sa femme. Celle-ci lui fait croire qu'elle aime un prêtre, lequel vient la trouver toutes les nuits. Pendant que le jaloux fait le guet pour surprendre le prêtre, la dame fait venir par les toits un sien amant et se divertit avec lui 160

Nouvelle VI. — Madame Isabetta, se trouvant chez elle avec son amant Leonetto, reçoit la visite de messer Lambertuccio qui l'aime. Son mari étant survenu sur ces entrefaites, la dame fait sortir de chez elle messer

« Latnb«rtttecio etcc un couteau à la main, comme s'il était k la poursuite de Leoaetto qu'elle fait ensuite reconduire par son mari 169

NouyiLLS YII. — Ludovic découvre à madame Béatrice l'amour qu'il lui porte. La dame envoie son mari Egano à sa place dans le jardin, et couche avec Ludovic, lequel s'étant ensuite levé, va dans le jardin et bÂtonne Egano 1 74

NouTBlLK VIII. — Un mari devient jaloux de sa femme. Celle-ci s'atteche la nuit une ficelle au doigt de pied pour connaître quand son amant vient la trouver. Le mari s'aperçoit du strategème ; il poursuit l'amant, et pendant ce temps la dame fait coucher à sa place, daus son lit, une autre femme qu'à son retour le mari bat et à qui il arrache les cheveux. Il va ensuite chercher les frères de sa femme ; ceux-ci, trouvant que ce qu'il leur a dit n'est point vrai, l'accablent d'injures 181

NouYELLB IX. — Lidia, femme de Nicostrate, aime Firrus. Celui-ci, pour croire à son amour, lui demande trois choses qu'elle fait toutes les trois; en outre, en présence de Nicostrate, elle se satisfait avec Firrus et fait croire à Micostrate que ce qu'il a vu n'est point vrai * 190

Nouvelle X. — Deux Siennois aiment une dame commère de l'un d'eux. Le compère meurt et revient trouver sou ami, selon la promesse qu'il lui avait faite, et lui raconte ce qu'il y. a dans l'autre monde 203

Dans laquelle, sons le gouvernement de Lauretta, on devise des tromperies que chaque jour les femmes font aux hommes, de celles que les hommes font aux femmes, ou de celles que les hommes se font entre eux 2i 1

Nouvelle I. — Gulfardo obtient de la femme de Guasparruolo de coucher avec elle moyennant une somme d'argent. Il emprunte la somme au mari et la donne à la dame. Fuis, en présence de cette dernière, il dit à Guasparruolo qu'il a rendu à sa femme l'argent prêté et celle-ci est obligée de dire que c'est vrai 212

Nouvelle II. — Le curé de Varlungo couche avec Monna Belcolore. Il lui laisse en gage son manteau et lui emprunte un mortier. Quelque temps après, il lui renvoie le mortier en lui faisant redemander le manteau qu'il dit lui avoir laissé en garantie. La dame rend le manteau en exhalant sa mauvaise humeur par un proverbe de circonstance 215

Nouvelle III. — Calandrino, Bruno et Buffamaicco vont dans la plaine du Mugnon chercher la pierre précieuse appelée l'Ëlitropia. Calandrino croit l'avoir trouvée. Il revient chez lui chargé de pierres. Sa femme l'ayant querellé, il entre en colère et la bat, puis il raconte à ses compagnons ce qu'ils savent mieux que lui • . . 22i

Nouvelle IV. — Le prévôt de Fiesole aime une dame veuve dont il n'est point aimé. Il couche avec sa servante croyant coucher avec elle, et les frères de la dame, d'accord avec celle-ci, font de telle sorte que le prévôt est trouvé par son évéque couché avec la servante 231

TABLE DES HATIÂBES. 501

Nouvelle V. — Trois jouvenceaux tirent les culottes à un juge marquisan venu à Florence, pendant qu'il tenait l'andience sur son siège S38

Nouvelle YI. — Bruno et Buffamalcco volent un cochon à Calandrino; ponr le retrouver, ils lui font faire une épreuve magique qui consiste à avaler des pilules de gingembre préparées pour les chiens, et dont le résultat est que c'est Calandrino qui a volé lui-même le cochon. Ils finissent par lui faire donner de l'argent pour qu'ils ne le disent pas à sa femme.. • S42

Nouvelle VII. — Un écolier aime une dame. Celle-ci amoureuse d'un autre, le fait rester toute une nuit à l'attendre dans la neige. L'écolier, pour s'en venger, trouve à son tour le moyen de faire rester la dame tonte nue, pendant une nuit et un jour, en plein moisde juillet, an sommet d'nne tour exposée aux mouches, aux taons et au soleil 249

Nouvelle VIII. — Deux hommes mariés se fréquentent journellement ; l'un d'eux couche avec la femme de Tautre, lequel s'en étant aperçu, s'entend avec la femme du traître pour enfermer celui-ci dans une caisse sur laquelle ils prennent ensuite tous deux leurs ébats 277

Nouvelle IX. — Maître Simon, médecin, ayant été conduit de nuit en certain lieu par Bruno et Buffamalcco pour faire partie d'une troupe qui allait en course, est jeté par Buffamalcco dans une fosse d'ordures et y est laissé 283

Nouvelle X. — Une Sicilienne enlève par ruse k un marchand l'argent qu'il avait apporté à Palerme; celui-ci y étant revenu et feignant d'y avoir apporté encore plus de marchandises que la première fois, emprunte de l'argent à la dame et lui laisse en paiement de l'eau et de l'étoupe 302

Dans laquelle, sons le commandement d'Emilia, chacun devise comme il lui plaît et de ce qui lui agrée le mieux 319

Nouvelle I. — Madame Francesca, aimée d'un certain Rinuccio et d'un certain Alessandro, et n'en aimant aucun, s'en débarrasse adroitement en faisant entrer l'un dans nn tombeau comme s'il était mort, et en faisant que l'autre aille l'en tirer, de sorte que ni l'un ni l'autre ne peuvent arriver à leurs fins 320

Nouvelle II. — One abbesse se lève en toute hAte et dans l'ubscurité, pour aller surprendre au lit une de ses nonnes qu'on lui avait dit être couchée avec son amant. Etant elle-même couchée avec un prêtre, elle croit mettre sur sa tête son voile appelé psautier, et y met les culottes du prêtre ; ce que voyant la nonne accusée, elle l'en fait apercevoir, est absoute et peut tout à son aise rester avec son amant 327

Nouvelle III. — Maître Simon, sur les instances de Bruno, de Buffamalcco et de Nello, fait croire à Calandrino qu'il est en mal d'enfant. Ce dernier, en guise de médecine, donne aux susdits compères des chapons et de l'argent et guérit sans accoucher • • , 331

Nouvelle IV. — Cecco Fortarrigo joue tout ce qu'il possède ainsi que Targeni de Cecco Ângiulieri son maître ; puis il se met à courir en chemise après ce dernier, disant qu'il l'avait vole ; il le fait prendre par des paysans, revêt ses habits, monte sur son cheval et revient en laissant Angiulieri en chemise 336

Nouvelle V. — Calandrino s'amourache d'une jeune fille. Bruno lui fait un talisman sous forme d'écrit, en lui disant qu'aussitôt qu'il en toucherait la jeune fille, celle-ci le suivrait. Calandriiio ayant obtenu un rendezvous, sa femme le surprend et fait grand tapage 341

Nouvelle YI. -^ Deux jeunes gens logent chez un hôtelier. L'un couche avec sa fille, l'autre avec sa femme. Celui qui avait couché avec la fille, eonche ensuite dans le même lit que le père auquel il raconte tout, croyant le dire à son compagnon. Une dispute s'ensuit. La femme de l'hôtelier, étant allée dans le lit de la filie, arrange tout avec certaines paroles. ... 351

Nouvelle VII. — Talano di Molese rêve qu'un loup déchire la gorge et le visage de sa femme ; il lui dit d'y prendre garde ; elle n'en fait rien, et là cEose lui arrive 356

Nouvelle VIII. — Biondello se joue de Giacco en lui faisant faire un mauvais déjeuner; de quoi Ciacco se venge cauteleusement en faisant battre Biondello 359

Nouvelle IX. — Deux jeunes gens demandent conseil à Salomon, l'on pour savoir comment il pourrait être aimé, l'autre comment il pourrait corriger sa femme acariâtre. Il répond au premier d'aimer, et à l'autre d'aller an Punt-anx-Oies 363

Nouvelle X. — Maître Jean, sur les instances de son compère Pierre, fait un enchantement pour changer la femme de celui-ci en jument. Quand il en vient à appliquer la queue, compère Pierre, disant qu'il n'y voulait pas de queue, gâte toute l'opération 370

Dans laquelle, sous le gouvernement de Pamphile, on devise de ceux qui, par libéralité ou par munificence, ont fait œuvre d'amour ou antre 377

Nouvelle I» — Un chevalier sert le roi d'Espagne. Il croit en être mal récompensé ; sur quoi le roi lui prouve que ce n'est pas sa faute, mais bien celle de sa mauvaise fortune, puis il lui fait de magnifiques présents 378

Nouvelle II. — Ghino di Tacco fait prisonnier l'abbé de Cluny et le guérit d'une maladie d'estomac ; puis il lui rend la liberté. L'abbé, de retour à Rome, réconcilie Ghino avec le pape Boniface et le fait nommer prieur de l'hôpital , 382

Nouvelle III. — Mitridanes, envieux de la générosité de Nathan, et étant allé pour le tuer, lui parle sans le connaître. Nathan lui indique le moyen d'atteindre son but, et Mitridanes va l'attendre, selon ses indications, dans un petit bois où, l'ayant reconnu, il a honte de son crime et devient son ami. 388

TABLE DBS MATIÈRES. 603

NoDYELLE IV. — Messer Gentile de' Garisendi, de retour de Modène, tire du tombeau où on l'avait ensevelie comme morte, une dame aimée de lui. Revenue à elle, cette dame accouche d'un enfant mâle, et messer Gentile la rend, elle et l'enfant, à Niccoluccio Cacciaoimico, son mari 396

Nouvelle Y. — Madame Dianora demande à messer Ansaldo un jardin aussi beau en janvier qu'au mots de mai. Messer Ansaldo, avec l'aide d'un nécromancien, le lui donne. Son mari lui accorde la permission de se mettre à la disposition de messer Ansaldo. Celui-ci ayant appris la générosité du mari, la relève de sa promesse, et de son côté le nécromancieui sans rien vouloir de lui, tient messer Ansaldo pour quitte 405

Nouvelle YI — Le roi Charles le Victorieux, étant vieux, devient amoureux d'une jeune fille. Rougissant de son fol amour, il la marie honorablement ainsi qu'une de ses sœurs 410

Nouvelle VIL — Le roi Pierre ayant appris le fervent amour que lai portait Lisa, va la voir pendant qu'elle est malade et la console. Puis il la marie à un gentil chevalier, la baise au front, et dès ce moment se proclame pour toujours son chevalier 41 8

Nouvelle VIII. — Sophronie se croyant la femme de Gisippe devient celle de Titus-Quintus Fulvius et part avec lui pour Rome où Gisippe arrive lui-même en pauvre état. Se croyant méprisé par Titus, il s'accuse d'avoir tué un homme afin de trouver la mort. Titus l'ayant reconnu, se déclare l'auteur du menrtre pour sauver Gisippe ; ce que voyant, le véritable coupable se dénonce lui-même. Sur quoi, tous sont mis en liberté par Octave, et Titus donne sa sœur pour femme à Gisippe et lui fait partager tout son bien 427

Nouvelle IX. — Le Saladin, dégnisé en marchand, est houorablement traité par messer Torello. Ce dernier, partant pour la croisade, fixe à sa femme un délai pour se remarier. Il est fait prisonnier et est conduit vers le Soudan en qualité de fauconnier. Le Soudan le reconnaît, se fait reconnaître par lui et le comble d'honneurs. Messer Torello tombe malade et est transporté en une unit à Pavie par l'art d'un magicien. 11 assiste aux noces qui se faisaient pour sa femme qui se remariait, est reconnu par elle, et rentre avec elle dans sa maison 449

Nouvelle X. — Le marquis de Saluées, forcé par les prières de ses vassaux de prendre femme, afin de la prendre à sa fantaisie, épouse la fille d'un vilain de laquelle il a deux enfants qu'il fait semblant de faire tuer. Puis, donnant à croire à sa femme qu'il ne vent plus d'elle et qu'il a pris une autre femme, il fait revenir chez lui sa fiÛe comme si elle était sa nouvelle femme, après avoir chassé la première en chemise. Quand il a va qu'elle prenait toutes ces épreuves en patience, il la reconduit dans sa maison, la tenant pour plus chère que jamais; il lui montre ses enfants devenus grands et l'honore et la fait honorer comme marquise 470

Conclusion de l'Auteur *89

Paris. — Imp. E. Capiomont et Y* Renault, rue des Poitevins, 6»

Page 1