V. O. D. : 3 avec — 2 à
9 février 31. — Le malade présente un petit soulèvement rétinien très localisé à l’extrême périphérie inféro-interne sans déchirure à ce niveau. La déchirure initiale paraît fermée, néanmoins le pli rétinien partant du foyer cicatriciel persiste. |
13 février. — Injection sous-conjonctivale de cyanure de mercure à 1/1000 inféro-interne ; on fait une série de 12 injections intraveineuses de cyanure de mercure.
15 février. — Le décollement inféro-interne nese voit plus.
28 mars. — Injections sous-conjonctivales de cyanure 1/1.000, même état.
8 avril. — Les vaisseaux rétiniens inférieures paraissent légèrement soulevés, la vision de près est moins bonne Champ visuel périphérique normal. Tension oculaire normale. |
Février 1932. — Depuis le mois d’avril dernier le malade ne nous a pas consulté. Nous avons appris néanmoins que le décollement s’était entièrement reproduit par tractus vitréen au niveau du pli rétimien adhérent à la cicatrice et que nous avions déjà remarquée. — Sa vision est réduite à la perception lumineuse.
En résumé : Récidive prévue étant donnée la présence après l'intervention d’une bride adhérente à la cicatrice ogératoire. Nous ne savons pas s’il y a eu production d’une nouvelle déchirure.
IT. — Mme Dur., 65 ans, vient consulter à | Hôtel- Dieu, le 5 décembre 1930, pour une baisse de la vue de l’œil droit.
Il y a trois semaines, au cours de son travail, elles a brusquement ressenti une impression de brouillard devant l'œil droit, qui persiste encore ; en même temps, les objets lui apparaissaient déformés. Depuis ce moment, la vision est restée très mauvaise. À l'examen, on constate au niveau de l'œil droit un décollement saillant mobile, supérieur interne et externe avec intégrité relative du pôle postérieur.
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Sur le méridien de la cornée V h. 1/2-XI h. 1/2. Au bord interne du décollement, on perçoit une déchirure supéro-externe ovalaire, fermée partiellement par un clapet mobile, cette déchirure paraît mesurer un demi-diamètre papillaire et siéger à 2 diamètres de l’ora. V. O. D. : compte les doigts à 0 m. 50. V. O. G. : 9/10 avec — I. Champ visuel : gros rétrécissement de la partie nasale du champ visuel qui ne dépasse pas 20 degrés en haut, en dedans et en bas. | 6 décembre 1930. — Thermoponction oblitérante supéroexterne. Fil de repérage passé sur le diamètre cornéen V 1 /2- XI 1/2 fixé aux deux extrémités de la cornée. Dissection d’un lambeau, ponction au couteau à 11 mm. 1/2 du limbe et introduction du thermo pendant 3 secondes à 2 millimètres de profondeur.
11 décembre. — Réaction assez vive, injection ciliosclérale marquée. L’examen ophtalmoscopique montre un trouble du vitré considérable qui n’existait pas les jours précédents. Le champ visuel est normal à la main, la tension oculaire normale.
Des frictions mercurielles sont prescrites qui seront continuées pendant 10 jours de suite.
13 décembre. — Milieux moins troubles, l'injection e1liaire a diminué, et l’œil n’est plus douloureux.
15 décembre. — Grosse amélioration de l’état irritatif. Le fond de l’œ1l est très visible et tout à fait normal, il n’existe plus de trace de décollement. Champ visuel normal, la malade ne voit plus les objets déformés. T. O. D. normale,
la malade est autorisée à s’asseoir sur son lit. 18 décembre. — V. O. D. : 2/10 avec — 2, de près lit n° 6. 24 décembre. — V. O. D. : 2/10 sans verres, de près n° 1 avec — 1,50 ; l'examen du fond de l’œil ne montre plus trace de décollement. La déchirure est complètement obturée par la cicatrice de la thermo-ponction qui se présente comme un placard arrondi d’environ 3 diamètres
papillaires de diamètre constitué par une partie centrale ronde entourée d’une zone pigmentée. Le vitré est parfaitement transparent.
La malade se lève et sort de l’hôpital pour rentrer chez elle, en province, le 28 décembre.
25 mars. — Même état, la guérison se maintient ; V. O. D. : 5/10 avec — 1.
17 avril. — Même état, champ visuel normal, tension normale. 4
Février 1932 : La guérison se maintient intégralement. V. 0. D. : 6/10. C..V. : normal pour le blancet les couleurs. Il y a une parfaite transparence des milieux.
En résumé : Guérison complète se maintenant depuis 16 mois après oblitération de la déchirure rétinienne par une seule thermo-ponction, chez une malade ayant eu un décollement datant de 3 semaines.
Le seul incident a été une réaction assez vive avec trouble du vitré qui n’a laissé aucune trace.
La malade n’est restée que 9 jours en décubitus absolu.
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III et IV. — Mme Léa R..., 25 ans, consulte le 20 janvier 1931. Myopie forte bilatérale avec petits staphylomes — (18 dioptries). |
Œïl droit, décollement inféro-externe.
Œiül gauche, décollement inférieur.
La malade déclare avoir toujours moins bien vu de l’œ1l gauche, qui peut être considéré comme amblyope ; le début du décollement paraît remonter à quelques semaines. V.O. G.— 17 : 1/8, lit de près sans verre n° 1 (échelle de Kern). V. O. G.: compte les doigts à 0M,75, lit de près n° 4 (échelle de Kern) ; après dilatation, on note des déchirures rétiniennes multiples à droite et à gauche, à la partie inférieure des rétines.
Œu droit : sur le méridien 1 h. 1/2-VII h. 1/2, une déchirure ronde de 3/4 de diamètre papillaire, et trois petites déchirures accolées, situées le long d’un repli à convexité dirigée vers le pôle postérieur, la grande déchirure est à un bon diamètre papillaire de l’ora, les petites à deux diamètres de la grande.
Sur le méridien de XII-VI heures, deux petites déchirures à À diamètre papillaire, 1/2 de l’ora.
Et sur le méridien XI-V heures, trois petites déchirures de 2 D. P. de l’ora.
Œil gauche : sur le méridien X h.1/2-IV h. 1/2, un groupe de quatre petites déchirures,situées à 4 D. P. de l’ora.
Sur le méridien IX h. 1/2-TIT h. 1/2, trois autres petites déchirures plus petites que les précédentes, et plus périphériques à 2 D. P. de l’ora.
On décide de pratiquer des thermoponctions oblitérantes au niveau de l’œil amblyope gauche, et on fait une injection sous-conjonctivale de 2 centimètres cubes de xyanure de mercure au 1/1.000 au niveau O. D.
9 février 1921. — O. D. Injection sous-conjonctivale Hg 1/100. Galvanoponction oblitérante ©. G. inférieure, à 14 millimètres du limbe sur le méridien de IV h. 1/2,
Décubitus dorsal pendant 8 jours. Pas de douleurs ; légère rougeur de la conjonctive. Pansement binoculaire 4 jours, le groupe de déchirures visé par l'intervention est oblitéré, l’injection sous-conjonctivale O. D. n’a pas amené de modification, il existe des plis dans la région maculaire,
19 février. — Thermoponction oblitérante O. G. sur le méridien de III h. 1/2 à 11 mullimètres du limbe (on éprouve quelques difficultés pour mettre la sclérotique à nu, à cause des adhérences cicatricielles de la conjonctive, dues à l’intervention précédente). Pansement binoculaire 4 jours. Décubitus dorsal pendant 8 jours. “EE de douleurs. Légère rougeur de la conjonctive.
26 février. — Le 2€ groupement de déchirures a été oblitéré et on voit les deux cicatrices arrondies blanc grisâtre, bordées de pigment noir, correspondant aux thermoponctions. Ces deux interventions n’ont nullement altéré la transparence du vitré. La rétine est complètement recollée.
5 mars. — V. O. G. — 11 : 1/10 fort, de près n° 3, l’œil amblyope est devenu le meilleur.
L’acuité visuelle O: D. est maintenant inférieure à 1/10 (plis maculaires).
12 mars. — Galvanoponction oblitérante de l'œil droit, inférieure sur le méridien 1 h. 1/2-VII heures 1/2, et externe, à 3 millimètres du limbe. Pansement binoculaire 4 jours. Décubitus dorsal 8 jours. Pas de douleurs, légère rougeur conjonctivale, le groupement visé a été obturé, les plis maculaires ont disparu et la rétine est recollée ; les autres déchirures persistent.
16 avril 1931. — NV. O. D.:— 17 — 1/6, lit de près n° 1. Champ normal. V. O. G.:— 17 — 1/10, lit de près n° 2, Champ normal.
21 mai 1931, — La malade consulte à nouveau, se plaignant de voir moins bien de son œil droit depuis quelques jours : V. O. D. inférieure à 1/10. On constate quelques plis de décollement inférieur.
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1er juin 1931. — Seconde galvanoponction oblitérante inférieure à 14 millimètres du limbe sur le méridien de VI heures — Œil droit.
Suites opératoires normales.
9 juin. — On constate que les milieux sont transparents. Au niveau du fond d’œil quelques hémorragies rétiniennes aux pourtours de la cicatrice et partant de cette dernière quelques plis rétiniens divergeants. V. O. D.:— 15 = 1/8. V. O. G. : — 11 = 1/19.
31 juillet 1931. — La malade déclare voir moins bien, le décollement inférieur de l’œil droit tend à s’accentuer et les plis ont tendance à gagner la région nasale. Etant donnée la présence de ces plis partant de la zone dernièrement cautérisée, aucune intervention ne paraît possible.
Août et septembre. — Traitement par Cy Hg intraveineux. Même état de l’œil droit. V. O. D. inférieur à 1/10, de près lit n° 1 (échelle Kern). O.:G. est entièrement recollé. Champ visuel normal, V. O. G.: — 11 — 1/10, lit le n° 1 de près.
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2 février 1932. — Les plis inféro-internes de l'O. D. persistent La zone rétinienne nasale est nettement soulevée. Injection sous-conjonctivale de Cy Hg à 1/1.000. Vive, réaction locale. Aucune modification de l’aspect ophtalmoscopique.
25 février 1932. — Mème état de l'O. D. dont le C. V. supérieur est très rétréci, l’acuité visuelle est inférieure à
1/10, de près lit le n° 3 de l’échelle de Kern. L’œil gauche se maintient.
En résumé : Décollement myopique bilatéral datant de quelques semaines avec déchirures rétiniennes multiples.
Deux cautérisations furent pratiquées sur l’O. D. — La première donne une amélioration ; la deuxième a laissé des plis rétiniens partant de la cicatrice, ce qui nous a incité à ne pas tenter une troisième opération pour obturer le 38° groupe de déchirures.
L’œil gauche au contraire est entièrement guéri par les 2 interventions ; cet œil d’abord amblyope est devenu le meilleur.
V. — M. Georges M.…., 52 ans. Consulte à l’hôpital Saint-Louis, dans le service du docteur Dupuy-Dutemps, au début de décembre 1930, pour un décollement de la rétine de l’œil gauche, survenu quelques jours auparavant.
À l’examen, on constate alors l’existence d’un décollement inférieur avec baisse de l’acuité visuelle réduite à 1/10 avec — 4 D. et un champ visuel très rétréci en haut et en dedans. On pratique, le 8 décembre une injection sousconjonctivale de CyHg au 1/1.000.
12 décembre. — Amélioration, la vision est de 1/8 avec — 4, cependant il subsiste des plis dans la région inféroexterne de la rétine. M. le docteur Dupuy-Dutemps a l’amabilité de nous l’adresser pour que nous tentions une opération de Gonin.
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22 décembre. — L'amélioration constatée précédemment ne s’est pas maintenue et est d'à peine 1/25 avee — 5.
A l’examen, nous constatons les lésions suivantes : O. G., milieux un peu troubles, quelques corps flottants dans le vitré. Le décollement mobile occupe par de larges plis tout le segment inférieur et externe de la rétine, s’étendant jusqu’au voisinage dela macula, sans cependant l’intéresser. Sur le méridien de I heure, on constate à l’image renversée l'existence d’une déchirure triangulaire dont la base est centrale, de cette base part un plirétinien blanchâtre s'étendant vers le pôle postérieur suivant le méridien ; on observe, en outre, au contact du bord inférieur de la déchirure, une petite tache pigmentaire. La longueur de la déchirure peut être évaluée à environ 3/4 de diamètre papillaire et située à 1 D. P.3/4 de l’ora serrata.
O. D. — Myopie de 5 D., le vitré est normal ; et l’on observe quelques taches de choroïdite myopique disséminées sur la surface de la rétine. La vision après correction est de 8/10.
26 décembre. — La vision de l'O. G. est de 1/25 avec — 4, le champ visuel présente en haut et en dedans une large encoche qui atteint le quadrant supéro-interne, le quadrant supéro-externe ne s’étend plus que jusqu’à 40 degrés, en dehors, seul le quadrant inféro-externe est partiellement conservé s'étendant en bas et en dehors à 60 degrés.
27 décembre. — Repérage de la déchirure, à l’aide d’un fil passant par le méridien cornéen VI 3/4, XIT 4/3, fil fixé aux deux extrémités de la cornée. La ponction au couteau est faite à 12 millimètres du limbe, immédiatement suivie de la thermo-cautérisation à l’aide du Paquelin. Suture du lambeau par deux fils. La tête est pere tournée en dehors et en arrière.
29 décembre. — N'a pas souffert. Chémôns conjonctival, Bonne lueur pupillaire dans l’ensemble, sauf sur une petite zone en bas et en dehors où la teinte est un peu moins rouge.