V.0.G. = 1/25 — 14 once
6 janvier. — Milieux plus clairs. Il susbiste un plissement inférieur et externe, limité, V. O. G., 1/10 avec — 4, V. O, D. : 1/6 avec — 4.
9 janvier. — Milieux très éclaircis, même acuité visuelle, le champ visuel s’est encore diminué dans le quadrant supéro-interne, normal en dehors et en bas. Le malade sort de l’hôpital le lendemain et retourne en province.
26 janvier. — V. O. G. : 1/25 avec — 5.
30 janvier. — Le malade revient à la consultation. Depuis sa sortie de l’hôpital il a repris une vie normale, sans rester
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étendu. Milieux clairs. V. O. G., 1/25 — 5, n° 6 sans verres. L’examen de la rétine montre que la déchirure est englobée dans la cicatrice de la thermo-ponction et est complètement obturée. Le pli inférieur est moins visible.
6 mars 1931. — Même état. V. O. G. : 1/25 — 6.
16 février 1932. — N.0. G.:1/25 avec — 6. Il subsiste des plis inférieurs. La rétine supérieure est bien réappliquée et on voit saillir la cicatrice. Champ visuel conservé dans tout le segment supérieur.
En résumé : Décollement myopique datant de trois semaines traité par une seule thermo-cautérisation ayant entraîné des troubles passagers du vité.
On a constaté depuis un recollement partiel de la moitié inférieure du fond d’œil où il subsiste quelques plis. La guérison anatomique partielle a amélioré le champ visuel, mais n’a pas été suivie d'amélioration sensible de l’acuité. On peut dire que la thermo-ponction faite chez ce malade a stabilisé son état, inchangé depuis un an.
VI — Mme Jeanne Ang..…., 45 ans, adressée par le docteur Bourdier, nous consulte le 12 décembre 1931 pour un décollement de la rétine de l’œil droit, ancien de 3 mois et soigné sans succès par des injections sous-conjonctivales.
L’œil droit qui était myope compte les doigts ; V. O. G. : — 11 : 4/10. La partie supéro-interne et inféro-externe du champ visuel droit est supprimée, on constate quelques corps flottants et un décollement inférieur de la rétine, atteignant le pôle postérieur, et flottant devant la pupille. Il existe un vaste staphylome ; on trouve une déchirure supéro-externe, à ce niveau la rétine est légèrement saillante, cette déchirure siège sur le méridien de X h. 1/2, elle est étroite, très allongée et recouverte d’un clapet mobile { sur le fond de la choroïde, on aperçoit une tache pigmentaire. Elle paraît siéger à 2 diamètres 1/2 de l’ora.
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13 décembre 1930. — 11e Thermo-ponction oblitérante à 12 millimètres du limbe.
16 décembre. — Milieux transparents, champs visuel sensiblement normal aux doigts, plusieurs hémorragies rétimiennes inférieures, la rétine est réappliquée, mais des plis inférieurs persistent.
| 26 décembre. — La déchirure subsiste, la thermo-cautéri- | sation a été trop périphérique, elle paraît être à 3/4 du
diamètre trop en dehors ; et à 1 diamètre 3/4 de la déchi-
rure.
30 décembre. — 2e Thermo-cautérisation à 15 mm. 1/2 du limbe et un peu en dedans de la précédente.
9 janvier 1931. — Bonne lueur pupillaire. Les vaisseaux rétiniens inférieurs sont légèrement soulevés. Les plus inférieurs persistent ainsi que les-hémorragies. La déchirure n’est pas oblitérée. V, O. D.: — 4:1/10, lit de près n° 8, champ visuel très élargi.
23 janvier. — Les plis sont plus nombreux et l’acuité inférieure à 1/10.
24 janvier. — 3e Thermo-ponctionoblitérante à 2 millimètres en arrière de la précédente, vers le pôle postérieur, et à 4 mm. 5 en dehors de la cicatrice de la dernière ponction.
2 février. — La déchirure est oblitérée. V. O. D.:—4: 1/10, lit de près, n° 8. Champ visuel sensiblement normal.
24 février. — La déchirure reste oblitérée.
Dans la région inférieure, quelques hémorragies et quelques plissements de la rétine, les vaisseaux sont légèrement soulevés à ce niveau.
11 mars. — V. O. D. : — 2 : 1/10 de près, n° 8 avec + 2. On fait une injection sous-conjonctivale inférieure de 1/2 c° de CyHg au 1/1.000.
15 avril. — NV. O0. D.: — 2:1/10 de près, n° 8. Champ visuel sensiblement normal (rétréci à 209 en haut) rétine recollée, partiellement, plis rétiniens inférieurs semblant fixés.
En février 1932. — Même état.
En résumé : Décollement myopique, ancien de trois mois ; l’oblitération de la déchirure, très postérieure, a nécessité par suite de repérage défectueux trois interventions qui ont été fort bien tolérées.
Quoique la rétine ne soit pas complètement recollée malgré l’obturation de la. déchirure, il y a là une amélioration considérable, due à la stabilisation du décollement dans les parties déclives de la rétine.
VII. — Mme Vr Pr.., 63 ans, entra à l’'Hôtel-Dieu le 19 mars 1931, pour un décollement de la rétine.
Le début des accidents oculaires remonte à deux mois, trouble et baisse très marquée de la vue de l’œil droit.
10 mars 1931. — On constate les lésions suivantes :
O, D. : Décollement s'étendant dans toute la moitié supérieure et le pôle postérieur de la rétine, jusqu’au voisinage de la papille ; cependant celle-ci demeure visible.
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Il existe une grande déchirure triangulaire située en haut et un peu en dedans de la ligne médiane sur le méridien passant de VI h.1/2 à XII h. 1/2, cette vaste déchirure est fermée par un clapet mobile recouvrant toute la portion inférieure de la déchirure à l’image renversée. À son voisinage immédiat, il existe, en outre, deux autres petites déchirures.
L'ensemble de ce groupe de déchirure mesure environ 2 diamètres papillaires de largeur sur 3 de hauteur. Son centre, qui est marqué par la déchirure principale, est situé à 3 diamètres papillaires de Pora ; mulieux un peu troubles,
La lueur pupillaire montre une teinte grise dans presque toutes les directions, sauf dans la partie inféro-externe.
V. O. D. : à peine les mouvements de la main ; T. O. D. : 3/7,5
VO G0,7, avee — 1 ; TOC
Pression artérielle, 16/10 (Vaquez). B. W. négatif. Urines normales. |
20 mars. — Galvano-ponction oblitérante.
Lambeau conjonctival, galvano à ponction sclérale préalable, en un points itué à 12 mm. 5 du limbe sur le méridien de XII h. 1/2, durée 1” 1/2,
le droit supérieur est légèrement récliné en dehors.
grosse pointe, sans
25 mars. Milieux troubles. V. O. D. : compte les doigts dans presque toute l’étendue du champ visuel.
31 mars. — Les milieux se sont éclaircis mais demeurent un peu troubles. V. O. D. : 1/15 sans verres.
3 avril. — Même état des milieux. V. O. D. : 1/10 sans verres. Champ visuel normal aux doigts.
6 avril. — La malade sort de hôpital.
22 avril. — O. D. : Milieux très troubles, vision réduite à compter les doigts à 1 mètre. La rétine est de nouveau décollée et le champ visuel très réduit. Il nous a été impossible
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de voir si la déchirure persiste à cause des troubles des milieux. |
4 mai. — Milieux suffisamment éclaircis pour permettre de voir une grosse déchirure ovalaire sur le côté temporal de notre thermo-ponction.
En raison de l’âge de la malade et du décollement, nous avons renoncé à tenter une autre intervention qui aurait eu pour but d’agir sur le restant de la déchirure. '
VIII. — M. Etienne Nam.…., 26 ans, s'aperçoit le 13 mars 1931, à 18 heures qu’il ne voit plus de l’œ1l droit que la moitié supérieure des objets, 1l consulte le 17 mars 1931, le docteur Rochon-Duvigneaud. On constate un décollement flottant presque total de la rétine de l’œ1l droit ; et on ne trouve pas de déchirure.
Le malade est hospitalisé à la clinique ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu, et après 24 heures de décubitus dorsal, les poches rétiniennes se sont vidées ; on aperçoit une déchirure rétinienne triangulaire à sommet dirigé sur le pôle postérieur, à base périphérique, la déchirure est recouverte d’un lambeau flottant attenant à la base. Cette déchirure siège en haut sur le méridien VI h. 1/4-XII h. 1/4 et paraît avoir 1 diamètre selon son grand axe et être distante de & D. du limbe. Un vaisseau la parcourt selon son grand axe, le décollement est postérieur, inféro-externe, et supérieur, la vision est réduite aux mouvements de la main. V.O. G. : 0,6 (0,7 avec trou sténopique), fond normal ; T. O. D. : 18 millimètres ; T. O.G.:18 millimètres. Urines normales B. W. négatif. Azotémie sanguine : 35 centigrammes par litre.
21 mars. — 17e Galvano-ponction oblitérante supéroexterne à 16 millimètres du limbe sur le méridien précédemment indiqué, sous le bord externe du muscle droit-supérieur qui a été récliné.
23 mars. — Champ visuel normal pris avec les mouvements de la main, lueur pupillaire normale.
Milieux transparents.
24 mars. — La déchirure est toujours visible. Plaque hémorragique de la région interpapillo-maculaire. Rétine réappliquée. V. O. D. : + 5 — 0,3 faible.
IT avril. — Après 24 heures de séjour debout, le décollement inférieur et postérieur est réapparu.
La galvano-cautérisation a été trop périphérique, on décide de réintervenir en cautérisant à 2 mm. 5 plus vers le pôle postérieur et à 1 millimètre en dedans de la précédente galvano-cautérisation.
Mouvements de la main O.D. + 1 = 6/10 13-3-31 Février 1932
4 avril. — 2e Thermo-ponction oblitérante après ponction au couteau à travers le bord externe du muscle droit-supérieur à 19 millimètres du limbe.
6 avril. — Champ visuel normal. Rétine recollée, la déchirure paraît bouchée.
11 avril, — On examine le malade à la chambre noire. La rétine est complètement recollée ; grâce à des repères vasculaires, on constate que la thermo-cautérisation a porté un peu au delà de la déchirure vers le pôle postérieur, mais
M. Boussrau. 7
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les lèvres de la déchirure se sont rapprochées, et en avant de celle-ci flotte, dans le vitré, un exsudat membraneux.
Autour du foyer de cautérisation blanchâtre bordé de pigment, se trouvent plusieurs hémorragies punctiformes, et la cicatrice opératoire est parcourue par un vaisseau paraissant normal.
13 avril. — V. O. D. : — 1 : 0,4. Champ normal.
23 april. — V. O. D. : — 1 : 0,6. Champ normal. Rétine recollée ; déchirure fermée, au-devant d’elle flotte toujours un exsudat membraneux intra-vitréen.
5 mai. — V. O. D. : 0,7. Champ normal, fond normal.
Décembre 1931. — Même état, choroïdite discrète périphérique œ1l droit. On conseille un traitement mercuriel. Février. 1932. — F. O. D. : Il existe un vaste placard
blanc, cicatriciel correspondant aux deux thermo-cautérisations et à la région intermédiaire : recollement toujours complet. V. O. D. : 7/10 avec champ visuel normal.
En résumé : Décollement guéri après deux interventions. La guérison se maintient depuis un an. La déchirure rétinienne s’est fermée sans avoir été directement touchée (la première cautérisation ayant été trop périphérique, la deuxième trop postérieure, la déchirure s’est refermée par rapprochement des lèvres ; actuellement, il existe une vaste cicatrice allant d’une cautérisation à l’autre).
IX. — Mie V..., 42 ans. — Vient consulter pourla première fois dans le service des yeux de l’hôpital Saint-Louis, le 23 juillet 1929, pour une myopie forte. À ce moment, on me constate aucune lésion de la rétine et l’acuité visuelle des yeux est de 1/2 faible avec — 9, on lui prescrit alors le port de verres de chaque côté.
Elle revient consulter le 16 mars 1931 pour un trouble de la vue de l’œ1l gauche apparu trois semaines auparavant très brusquement et qui s’est encore accentué, si bien qu’elle n’a de ce côté qu’une vision très faible.
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Mauvais état général. B. W. positif. © ancienne.
À V’examen, le 16 mars, on constate qu’elle présente un important décollement de la rétine atteignant presque toute la rétine dans sa partie inférieure et externe. Le champ visuel est rétréci dans toute sa partie supérieure où il ne dépasse pas 20 degrés et en dedans où il dépasse à peine la ligne médiane et supéro-externe. Sur le médian de IX heures à III heures, on constate l’existence d’une très vaste déchirure, quadrangulaire, fermée partiellement par un clapet de rétine, mobile, paraissant dans certaines positions séparer deux déchirures. Dans la portion inférieure de la déchirure, il existe un petit foyer de choroïdite noire, apparent quand le clapet se soulève. L’étendue totale de la déchirure est d'environ 2 1/2 diamètres papillaires dans toutes ses dimensions, et son extrémité périphérique est mesurée à 2 1/2 diamètres papillaires de l’ora serrata.
La lueur pupillaire n’apparaît en rouge que dans le quadrant médian.
23 mars. — Adressée par le docteur Dupuy-Dutemps qui a eu l’amabilité de nous confier cette malade, nous procédons à la thermo-ponction oblitérante. La vision de l'O. G. prise avant l’intervention est de 1/30. La lueur pupillaire est plus mauvaise que précédemment et on ne constate de teinte rouge que dans le quadrant supéro-interne ; par contre, la déchirure très vaste, se voit très nettement en rouge sur le fond grisâtre dans le quadrant externe.
Thermo-ponction oblitérante. — Taïlle d’un lambeau conjonctival. La thermo-ponction est effectuée avec le gavalnocautère à grosse pointe sur le méridien de IX h. 1/2- III h. 1/2, à 14 millimètres du limbe en passant au lieu des des fibres du droit-externe.
27 mars.— L’œæil est calme. La lueur pupillaire est presque normale, quelques reflets grisâtres en bas et en dehors.
30 mars. — La malade s’asseoit sur son lit. Le champ visuel pris à la main est rétabli sauf une encoche en haut et