‹ Le Décollement De La Rétine Et Son Traitement Par La Méthode De GoninChapitre 64 sur 79 · LES GUÉRISONS · texte numérisé non relu

LES GUÉRISONS

Sur les 32 malades opérés, 14 sont guéris complètement, 4 d’entre eux depuis plus d’un an. Tous ces sujets ont un champ visuel normal pour le blanc et les couleurs, peuvent lire de près les plus fins caractères et leur acuité visuelle avec correction atteint : dans un cas:0,7; dans trois cas : 0,6 ; une fois : 0,4 ; deux fois : 0,3 ; et dans les autres cas : 0,2 (par suite des lésions accentuées de choroïdite du pôle postérieur).

12 de ces décollements dataient de trois semaines ou de moins de trois semaines, deux autres étaient anciens de deux à trois mois.

Dix guérisons furent obtenues à la suite d’une seule thermo-ponction ; pour trois malades, il fallut en faire deux, à quinze jours d'intervalle, et un cas a demandé trois interventions successives pour obtenir un recollement définitif.

Ces réinterventions furent motivées par de trop grandes déchirures, par des déchirures multiples et une fois seulement par suite d’un repérage défectueux {obs. n° 8 : la déchirure fut fermée sans avoir été touchée : elle a été prise entre les deux thermo-ponctions et ses lèvres se sont rapprochées).

12 guérisons ont été obtenues d'emblée sitôt la déchirure oblitérée : soit que la cicatrice opératoire ait immédiatement englobé la déchirure (neuf fois), soit que celle-ci se soit fermée secondairement, mais

rapidement à la suite de thermo-ponctions situées dans son voisinage immédiat (trois fois).

Deux fois nous avons eu l’heureuse surprise d’observer des guérisons tardives (obs. n°9 et22), deux et quatre mois après la dernière intervention. Chez ces deux malades, non recollés malgré l'intervention parce qu’il persistait un reliquat de déchirure, la guérison complète a été ôbtenue, selon l'expression de Gonin « grâce au progrès de la cicatrisation postopératoire ».

Chez tous ces opérés, il n’y a pas eu d'incidents opératoires particuliers n1 de complications post-opératoires graves : la plupart ont présenté de bonne heure un léger trouble cornéen qui s’est d’ailleurs dissipé rapidement, aucun n’a eu de réaction vitréenne. Nous avons noté une fois cependant (obs. n° 2) une injection cilio-selérale très marquée avec un trouble du vitré assez important, symptômes survenus au quatrième jour et ayant régressé rapidement sans laisser de trace. Une autre fois (obs. n° 10) nous nous sommes trouvés en présence d’un gros trouble hémorragique du vitré ayant disparu ue rieurement sans laisser aucune trace.

Sur ces 14 malades guéris, 13 étaient myopes : les uns atteints de myopie légère (une à deux dioptries), la plupart des autres de myopie élevée. Sur ces treize myopes : douze présentaient une myopie bilatérale avec choroïdite plus ou moins discrète, un seul (obs. n° 20) de nos malades présentait un décollement myopique alors que l’autre œil était emmétrope.

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