‹ Le Décollement De La Rétine Et Son Traitement Par La Méthode De GoninChapitre 9 sur 79 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

PATHOGENIE DU DECOLLEMENT

C’est au début du x1x® siècle qu’il nous faut remonter pour trouver les premiers traités où l’on parle de décollement chez l’homme. À la suite des euvrages de Warle et Wardorp sur « l’hydropisie

. Sous-rétinienne », trois théories sont en présence

cherchant une explication à ce fait nouveau de la pathologie oculaire :

19 Arlt, en 1853, émet la théorie du soulèvement. Pour lui, un exsudat se produit derrière la rétine, la repoussant en avant et provoquant une poche. Cet exsudat serait dû, soit à une choroïdite exsudative, soit à une rétinite brightique, soit à un obstacle circulatoire par tumeur du voisinage (1)

20 De Graefe, en 1854, observant déjà la fréquence du décollement chez les myopes, émet la théorie de la distension : la rétine, en raison de sa faible extensibilité, ne peut suivre les autres membranes oculaires dans leur accroissement et se décolle.

30 Enfin, nous devons la théorie de l’attraction

(1) DT Arrmerr (Mme), Thèse 1931, Paris.

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à Muller qui, en 1866, attira l'attention sur la rétraction cicatricielle du vitré. |

Dans la seconde moitié du xrx® siècle apparaissent de nouveaux travaux et, pour la première fois, la notion « déchirure » entre dans la pathogénie du décollement (Bib. 5-199).

Ivanof voit en elle la cause déterminante du décollement de la rétine qui d'ailleurs serait presque toujours précédé du décollement du vitré. Cette

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opinion sera reprise plus tard par Wecker.

Léber décrit la dégénérescence fibrillaire du vitré «rétraction de fibrilles tiraillant la rétine, l’attirant en avant et provoquant une déchirure au point d’adhérence ».

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