TAB. XXXVI A. ET XXXVII
DOUBLE RECIDIVE DE DECOLLEMENT
TAB. XXXVI A. ET XXXVII Double récidive d'un décollement ayant offert successivement les trois
TYPES DE déchirures.
(Dessins de M"e D' H. Dubois.)
A. — Soulèvement de la moitié temporale de la rétine gauche sous la forme d'une série de vagues atteignant la région maculaire. Déchirure à lambeau près de la périphérie temporale inférieure. Les zones périphériques nasale et inférieure sont marquées par un amincissement de la rétine laissant voir avec netteté les vaisseaux choroïdiens ; ces zones atrophiques sont limitées par une ligne pigmentée à 3 ou 4 D. P. de l'ora serrata. Un filament noirâtre pareil à celui qui est représenté sur la PI. XXXIII, se balance au-devant de la région maculaire, mais n'est pas reproduit sur la présente figure.
B. — Cicatrice d'une thermocautérisation faite trois ans auparavant au niveau de la déchirure rétinienne représentée sur la figure A. Désinsertion inférieure de la rétine limitée à la région temporale, la hgne pigmentée pré-existante semblant avoir joué partiellement le rôle d'une hgne de démarcation spontanée.
C. — Désinsertion arrêtée dans sa progression par une thermoponction datant de quinze jours. Une poche rétinienne sadlante avec petite perforation vient de se former dans la région supéro-nasale précédemment saine.
Notes cliniques. — M'^^ D., avec myopie progressive. A douze ans, à l'œil droit, décollement rétinien avec petite déchirure, devenu rapidement total et compliqué d'hémorragies qui firent énucléer l'œil. A seize ans, survient à l'œil gauche le décollement représenté par la fig. A. Neuf jours après l'obturation opératoire de la déchirure, trouble hémorragique occupant la totalité du corps vitré mais qui se dissipe graduellement de sorte que l'acuité visuelle s'élève à 0,4. Trois ans plus tard, se produit la désinsertion inférieure, la myopie ayant, dans l'intervalle, augmenté de 5 D à 9 D, puis, quinze jours après la nouvelle thermoponction, c'est le décollement supéro-nasal qu'il faut à son tour opérer et dont on obtient aussi la rapphcation ; voici sept ans que cette dernière persiste, la vision étant suffisante pour que l'opérée puisse se conduire seule dans un l3on éclairage, mais cependant gênée par de nombreuses opacités vitréennes et par une héméralopie qui tient vraisemblablement à l'ectasie progressive des membranes intraoculaires.
J. GONIN
TAB. XXXVII
TAB. XXXVIII
DECOLLEMENTS RETINIENS TRAUMATIQUES
TAB. XXXVIII
DÉCOLLEMENTS RÉTINIENS TRAUMATIQUES (H. DUBOIS, 71).
Cas observés dans notre service.
Fig. 1 A. — Décollement développé neuf mois après pénétration intra-oculaire de petits corps étrangers (explosion de mine).
La région inférieure de la rétine est soulevée sous forme de deux poches jumelles, comme on en constate souvent en cas de décollement idiopathique résultant d'une déchirure rétinienne dans la partie supérieure. La périphérie supérieure montre en effet trois petites perforations ; leur ouverture est partiellement occupée par des feuillets brunâtres qui sont évidemment des fragments de l'épithéhum pigmentaire détaché avec la rétine ; ce n'est pas habituel dans les déchirures d'un décollement idiopathique, où les couches de la rétine se séparent par simple chvage ; à chacune de ces ouvertures doit correspondre une adhérence vitréo-rétLnienne résultant d'une petit corps étranger, comme dans le cas représenté par la fig. 8, Tab. II, mais on n'arrive pas à reconnaître avec l'ophtalmoscope le tractus marquant le trajet de ces corps étrangers au travers du vitré.
Fig. 1 B. — Après obturation des déchirures rétiniennes par des thermoponctions dont on voit les cicatrices, la rétine se trouve rapphquée à l'exception de sa partie mféro-externe : il y persiste un soulèvement en forme de pyramide dont le sommet se prolonge en un tractus renfermant des reliquats de poudre. Ici, le trajet de pénétration est nettement reconnaissable. (Neuf mois plus tard on constata la disparition de la pyramide, remplacée par plusieurs plis partiellement flottants, ce qui fit conclure que les tractions avaient abouti à déchirer la rétine comme précédemment dans les régions supérieures.)
Fig. 2. — Vaste décollement supérieur survenu dix mois après une plaie perforante de la sclérotique. Dans la région supéro-temporale, déchirure triangulaire dont le lambeau se prolonge par un tractus cicatriciel qui traverse tout le corps vitré pour s'insérer apparemment près du bord nasal de la cornée au niveau de l'ancienne plaie perforante, l'influence de ce tractus sur la production de la déchirure est évidente.
(Une tentative de sectionner le tractus vitréen avec le couteau de Deutschmann n'eut pas un effet suffisant pour permettre à une thermoponction de fixer la rétine en la libérant de ses adhérences à la masse vitréenne.)
Fig. 3. — Large désinsertion inférieure consécutive à la pénétration profonde d'un éclat de fer extrait par l'aimant après une semaine de séjour dans l'oeU. De la plaie rétino-choroïdieime causée par le ricochet, irradièrent des traînées hémorragiques qui, se transformant en cordons cicatriciels, ont provoqué l'arrachement de la rétine à son insertion ; ce mécanisme est bien illustré par la figure. Deux tentatives de thermoponction furent impuissantes à contre-balancer les tractions exercées par ces cordons sur la rétine.
J. GONIN
TAB. XXXVIII
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Fig. IB.
Fis. 3.
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