‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 110 sur 130 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

comme pour ne pas laisser voir combien ils ont pleuré.

MARIANNE, navrée.

Ah!...

VILARD-DUVAL, à Marianne.

Décide la réponse que j'ai à lui rapporter.

MARIANNE

C'est si douloureux de me remettre en face de lui!

MADAME VILARD-DUVAL

N'hésite pas cependant à le recevoir tout de suite. Il resterait à rôder dans les environs.

MARIANNE, à sa mère.

Vous avez raison. (A son père.) Faites-le venir.

VILARD-DUVAL

Bien, ma fille!... Je retourne chercher Guillaume, et je le conduis à la maison.

MARIANNE

Oh! non!... N'éveillons pas la curiosité des gens de service et leurs commérages... Puisque le visiteur va entrer par la petite grille, il n'a qu'un pas à faire pour me trouver sur cette terrasse.

MADAMt VILARD-DUVAL

Mais on y est déjà presque dans la nuit!

MARIANNE

Pour les paroles qui sont à échanger, mieux vaut ne pas se voir.

MADAME VILARD-DUVAL

Comment te laisser à cette distance de Fhabitation, dans un tête-à-tête qui a pour moi quelque chose d'effrayant?... Nous autres, une fois rentrés là-bas, à peine entendrions-nous, si tu appelais !

VILARD-DUVAL

Oh! ma femme!... Guillaume ne vient pas lever le poing sur elle!...

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