SCÈNE IV
Les Mêmes, moins HUBERT. Paulctte va au fond préparer une tasse.
MARIANNE, au premier plan, avec Guillaume.
Ainsi, vous prêchez à mon fils les violences et la bataille?
GUILLAUME
Je lui ai dit qu'un garçon avait mieux à faire que de rapporter contre ses camarades. Je professe que, si quelqu'un nous fait une injustice, le dernier moyen d'en obtenir satisfaction, c'est de s'en remettre à autrui... Oui, je désire pour votre fils qu'il ne devienne pas un de ces pantins, comme l'éducation en forme à la douzaine, qui
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ne savent se mouvoir que par les ficelles de la convention, par les attaches de la société. Je l'exhorte à être plus tard un homme libre, ne se faisant pas scrupule de recourir à sa force, s'il lui arrive de souffrir dans son droit.
PAULETTE, de loin.
Mon cousin, votre café est servi.
GUILLAUME
Merci.
(Paulette va vers la gauche, et achève de bourrer, avec quelques livres, une valise ouverte sur un siège. Puis elle presse un bouton de sonnette.)
MARIANNE
Puisque vous prenez ainsi la responsabilité de ce qu'a fait l'enfant, je n'ai que vous seul à j gronder... Parfaitement : gronder! C'est une morale d'athlète que vous enseignez à mon fils, qui n'est point le vôtre, et n'a donc pas hérité de vos épaules. Je vous en prie, ne lui insufflez pas un caractère dont il pourrait être le premier à pâtir.