‹ Le dédale, pièce en cinq actes, en prose. Représentée pour la première fois sur la scène du Théatre-Français, le 19 décembre 1903Chapitre 51 sur 130 · SCÈNE IX MARIAISINE, MADAME DE POGIS, MAX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX MARIAISINE, MADAME DE POGIS, MAX

MADAME DE POGIS

Approche, mon ami. J'ai pris la responsabilité de cette entrevue, n'ayant pas réussi dans mon exposé de ta cause.

MAX, s'arrêtant.

Ah!

MADAME DE POGIS

Maintenant, toi, tire de ta détresse le langage qui aurait chance encore de la toucher.

MARIANNE

Non, madame, ne vous flattez pas que l'on m'attendrisse!

I lO LE DEDALE

MAX, à Marianne.

J'ai cru devoir me rendre à l'appel qui m'était adressé. Mais si vous êtes résolue à ne voir en moi que le mari coupable, je n'ai pas une parole à prononcer. Je serais mal venu de me plaindre à vous du sort que vous m'avez fait infliger. Je serais importun aussi de tenter une explication de mes torts. Vous n'avez pas à les oublier; et moi-même je ne songe pas à me les pardonner.

MARIANNE

J'ai consenti à vous recevoir comme père de notre enfant. Vous n'avez rien à me dire qu'à ce titre, en dehors duquel je ne vous connais plus.

MAX

Bien! Vous permettez ainsi que je vous parle d'égal à égal. Car notre fils, je suis prêt pour lui à tous les sacrifices, comme vous, autant que vous.

MARIANNE

Depuis quand?... Si vous aviez l'âme d'un

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