ACTE IV, SCÈNE V
GUILLAUME
Je ne cherche rien. J'insiste simplement pour être mis en présence de ma femme.
VILARD-DUVAL
Nous devons nous y opposer.
MADAME VILARD-DUVAL
Certainement!
GUILLAUME
En ce cas, je ne discute plus : j'exige. Je veux
voir ma femme. (Il fait un pas en avant.) VILARD-DUVAL
Vouo ne passerez pas !
MADAME VILARD-DUVAL
Laissez-moi parler. (A Guillaume.) Je me décide à vous donner un motif pour lequel vous ne serez pas sans égard. Je n'y suis pas autorisée par Marianne. Je prends sur moi de vous faire
cette communication. Vous savez que, durarxt des heures récentes, elle a eu lieu de croire que son fils était condamné. Elle aura, sans doute, réentendu de loin ma voix, qui Ta toujours avertie que vous mettiez dans son existence la menace d'une grande punition. L'enfant a survécu. Mais, en échange, c'est l'union néfaste qui est morte : Marianne ne peut plus se regarder comme votre femme.
GUILLAUME, incrédule.
Elle aurait résolu cela?
MADAME VILARD-DUVAL
Prenez-vous-en à moi, qui l'ai fortifiée pour cette abjuration. Considérez que Marianne est désormais séparée de vous par la puissance d'un vœu.
GUILLAUME
C'est impossible!... Elle m'aurait fait pressentir une détermination aussi féroce... Comment, hier encore, m'aurait-elle annoncé joyeusement son retour ?