VILARD-DUVAL, GUILLAUME
VILARD-DUVAL
Mon impression, à moi, c'est que Marianne, évidemment, souffre d'un cas de conscience, mais que ce ne sera pas irrémédiable. Seulement, ne la réduisez pas, dans un débat prématuré, à vous tenir des propos extravagants. Traitez-la en malade. Réglez votre attitude sur la sienne. Dites-lui qu'elle aura le temps moral de se rerecueillir. Et, pour cette fois, abrégez la conversation.
GUILLAUME
Et après?
VILARD-DUVAL
Ma femme et moi, nous attendions pour nous rendre dans le Dauphiné que notre petit-fils ne nous inquiétât plus. Nous y conduirions Marianne immédiatement. Je ne vous demande qu'une semaine pour la raisonner, pour accomplir ce que, dans son intérêt et le vôtre, je crois pouvoir.
GUILLAUME
Votre affection m'inspire toute confiance. Je n'ai d'autre but au monde que ma femme, sa santé, les arrangements qui lui seraient favorables. J'agirai comme je le devrai, dès qu'elle m'aura dit ce qu'elle désire, ce qu'elle a...