‹ Le défunt et l'héritier, comédie-vaudeville en un acteChapitre 28 sur 38 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les mêmes , JAQUELINE.

JAQUELINE, accourant.

Mon père ! mon père ! il y a du nouveau ; imaginezvous... (voyant Michel.) Oh! là, là, c'est lui, faut rien dire. Elle se serre contre son père.

MICHEL , à part.

La jeune Asiatique... elle venait l'instruire qu'il était découvert.

JAQUELINE , bas à son père.

Je parie que vous avez fait encore queuqu' sottise.

GERVAIS , bas.

Du tout ; il m'a demandé pardon ,. .. et il double mes gages.

JAQUELINE, stupéfaite.

Bah ! est-ce qu'il est timbré ?

MICHEL , à part.

Voyez- vous ces chucholemens , cet air de mystère.

(haut.) Approchez, aimable Jaqueline, n'ayez pas peur.

, JAQUELINE

Oh ! Monsieur... (à /?ar*.) Quand je pense à la frime, j'ai urie envie de lui rire au nez.

MICHEL

Quel touchant embarras, (à part.) Par exemple, elle ne peut pas renier son pays , celle-là ; a-t-elle des yeux à la chinoise. .. et le pied. .. véritable pied chinois !... GERVAIS, à saJiHe.

Allons, fais donc la révérence... faut pas être sauvage comme ça. ( à Michel. ) Dame ! c'est pas élevé comme les filles de Paris.

MICHEL , à part.

Je crois bien, à Pékin, (haut.) C'est votre fille unique , bon Gervais ?

GERVAIS

Vu que la défunte ne m'a laissé qu'elle.

MICHEL , à part.

C'est bien ça... l'intéressante Tchi-zi-qui... ( haut.) Et nous ne songeons pas à la marier, cette jolie enfant.

GERVAIS

Dame! si votre oncle vivait, c'était sa fillole... et peut-être bien...

Elle était la filleule de mon oncle , et vous ne me le dites pas. Il avait promis de la défendre , de la protéger, et c'est à moi que ce droit appartient aujourd'hui!... JAQUELINE , à. part.

Est-ce qu'il voudrait m' donner une dot?

MICHEL , feignant de l'émotion.

La filleule de mon oncle... cela m'explique... l'émotion secrète que j'ai ressentie en la voyant... c'est moi

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