‹ Le déluge;Chapitre 145 sur 187 · CONTINUATION · texte numérisé non relu

CONTINUATION

\on -seulement la conformité interne, mais encore plusieurs raisons historiques externes, nous autorisent à considérer le récit que nous a conservé Moïse de la catastrophe qui a houleversé la surface du globe, récit qui s* est borné aux effets diluviens de cette catastrophe, comme une continuation de la tradition de F Atlantide chez Platon , et à regarder ces deux récits comme se suppléant Tun Tautre. Tous les deux traitent du grand bouleversement du monde qui est survenu depuis la création de Thomme , et Moïse ainsi que Platon ont puisé leur connaissance de cette catastrophe à la même source, savoir, dans les relations égyptiennes. La justesse de cette hypothèse est confirmée encore par les rapports que présente la plus ancienne histoire de rhumanité, suivant qu'on la cherche dans la Bible ou dans les principaux mythes grecs, dont on peut avec certitude montrer F origine égyptienne. Aussi voyons-nous que nombre des plus anciens auteurs chrétiens qui vivaient dans les premiers siècles après la naissance de Jésus-Christ, par exemple, Arnobe, Tertullien , Gosmas Indicopleustès , et dont, par conséquent, Tautorité est d*un grand poids, ont prétendu que la tradition de T Atlantide concernait les mêmes événements que le récit de Moïse sur les Adamites et le déluge ; ce n'est que plus tard, surtout au moyen âge, que les historiens et les théologiens se sont formé une idée entièrement fausse du déluge, et qu'ils ont négligé de faire attention aux nombreux passages de l'ancien et du nouveau Testament qui nous racon-

Page 1