‹ Le déluge;Chapitre 73 sur 187 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

iKqués la mer Pacifique a dû être animée d'un mouvement (emi-cirGolaire le long de toute la côte occidentale de TAnérîque, depuis sa pointe méridionale jusqu'aux îles \leoute8 , et c'est aux endroits où le courant était le plus violent et où les terres étaient le moins protégées par des montagnes que l'Amérique a dû souffrir le plus de Tinfluence du déluge.

Cette hypothèse se trouve en effet confirmée par l'observation. Toute la côte occidentale de l'Amérique est découpée jusqu'aux régions que protégeaient contre la violence des eaux les Andes et leurs ramifications ; c'est r Amérique du sud et l'Amérique moyenne jusqu'à la Galiforuie qui ont souffert le plus. Nous remarquons aussi que là où le courant était le plus fort , la mer ne présente que quelques îles rocailleuses , dont les masses de granit ont pu résister à la puissance des eaux. Les îles de Sainte- Hélène, de l'Ascension, les Hébrides occidentales, les Orcades, les îles de Shetland, celle de Faro el l'Islande, situées aux lieux où le courant a été le plus fort, confirment également cette hypothèse. De même aussi la mer Pacifique , qui sans doute est redevable de sa grande profondeur le long de la côte occidentale de TAmériquc à la violence du courant, ne présente que quelques roches le long de cette côte, telles que l'île de San- Juan -Fernandez, celle de San -Felipe, les îles de Gallapagos, etc.

C'est ainsi que la mer elle-même nous fournit une preuve des ravages du déluge. C'est sans doute aussi par suite du mouvement du déluge le long des terres , que la côte occidentale de l'Amérique est restée privée de bras de mer profonds et sûrs , tandis qu'ils sont fort nombreux le long de presque toute la côte de la Norwége et d'une grande partie de la côte orientale de la Chine, par suite sanft doute de la circonstance que le courant violent s'est jeté sur ces derniers pays dans une direction oblique.

Page 1