ACTE !V, se KM-: VII
OLI VIEK.
Je VOUS aime.
SLZA>>E.
CVst p<iur cela que vous vouliez me voir venir chez vous... Que j'aille chez vous, moi, pour que monsieur de Nanjac en soit prévenu et me voie entrer dans votre maison?... C'est une guerre d'enfant que vous me faites là, avec des canons de bois et des iKuiiels de mie de pain... Vous voulez donc me désarmer ?
OLIVIER
Vous ne me croyez pas i
Non.
OLIVIER
C'est bien, adieu.
SUZAN.NE
Restez... Je veux vous faire voir quelque chose.
Quoi donc?
SrZANNE.
Je ne peux jta*; vous le dire, c'est une surprise.
(PrDdaot celle cuoverulion, Raymonrl ett entre et il uuM btcc b Vicointcue et
U.ppolyte.)
SUZANNE, baat k la Vicomtesse.
Ma chère vicomtesse, vous devez connaître une madame de l.'»rman, vous?
LA VICOMTESSE
Je l'ai connue autrefois, mais nous nous sommes perdues de N ne.
SLZA.>>E.
On la dit très-vertueuse.
LA VICOMTESSE
C'est vrai.
SIZAN>E.
El très-difficile sur le choix des maisons où elle va.
LA VICOMTESSE
Elle voit peu de monde.
si;z.\N>E.
Elle va venir... Je vous présenterai à elle, mon cher monsieur de Nanjac, vous verrez une charmante personne.
Si elle vient.
SUZANNE
Ah! au fait, c'est vrai, vous connaissez beaucoup madane de Lornan, mon cher monsieur de Jalin.
OLIVIER
C'est pour cela que je parierais bien qu'elle ne viendra pas, ou du moins que si elle vient, elle n'entrera pas.
SUZ.\NNE
Que pariez- vous ?
OLIVIER
Ce que vous voudrez.,. Ce qu'une femme comme il faut peut parier... Un sac de bonbons... ou un bouquet.
SUZANNE
Je liens le pari (voyant entrer iç Domestique), ot j^ai idée quc jc vais le gagner tout de suite... Qu'y a-t-il?
LE DOMESTIQUE
Une dame qui désire parler à madame la baronne.
SUZANNE
Le nom de cette dame?
LE DOMESTIQUE
Elle n'a pas voulu le dire.
SUZANNE
Répondez à cette dame que je ne reçois que les gens qui se nomment.
(Le Domeoitique sort.) OLIVIER, bas à Raymond.
Raymond, au nom de notre ancienne amitié , empêchez que madame de Lornan entre dans ce salon.
RAYMOND
Parce que ?
OLIVIER
Parce qu'il peut résulter de cette visite un grand malheur.
ACTK l\ , M.i:.\K l\. 1o3
RAYMOM».
IVtur lUI?
OLIVIER
Pour plusitMirs porsoniies.
RAYMOM).
Je nai aucuns dioilsdans laiiiai>on de madame d'Ange... Elle reçoit <|ui Wm lui semble, cela ne me regarde pas.
OLIVIER
("est bien.
LE DOME?.TIQrE, rou%ranl la p..rl?.
Madame de I.oi nan fait demander >i madame la baronne peut l-i recevoir.
SLZA>NE.
< Mii, faites entrer.
OLIVIER
I^ malheureuse!
(il court Te'» la |>orte et i^ru)