SCÈNE IX
Les Mkmks, oLIVIKlt.
RAYMOND
D'oii vi-nez-vous, monsieur?
OLIVII.R.
Je viens de dire à m idame de l^rn m <|u.' j«; ne \.iiila's p.is qu'elle entrât ici.
RAYMOND
Et de quel droit?...
OLIVIER
Du droit qu^a un honnête homme d^empêcher une honnête femme de se perdre.
Surtout quand cette honnête femme est la maîtresse de cet honnête homme.
OLIVIER
Vous mentez^ madame!
RAYMOND
Monsieur, vous insultez une femme.
OLIVIER
Depuis h'iit jours^ monsieur, vous n'attendez que l'occasion de me chercher une querelle, et je ne suis venu ici, moi, que pour vous fournir cette occasion. Vous croyez qu''un coup d epée tranchera le nœud dans lequel vous êtes pris, va pour le coup d'épée. Je suis à vos ordres.
RAYMOND
Dans une heure, monsieur, mes témoins seront chez vous.
OLIVIER
C'est bien, je les attends.
RAYMOND
Les conditions seules du combat seront à régler. Les causes de la rencontre doivent rester inconnues.
(ils s apprêtent à sortir.) SUZANNE.
Raymond !
RAYMOND
Attendez-moi, Suzanne, je reviens.
(il sort.)