SCÈNE XII
SUZANNE, seule.
Décidément cet Olivier est plus brave que je ne croyais; ah! c'est beau, un honnête homme. Et Olivier n'aime pas cette ma* dame de Lornan : comment serait-il donc s'il l'aimait?
LE DOMESTIQUE, paraissant.
Une lettre pour madame la baronne.
SUZANNE
C'est bien... allez. (Elle ouvre la lettre.) C'est du marquis. (Elle ut.) i Vous m'avez trompé, vous avez revu monsieur de Nanjac, et ( ce mariage que je vous ai dit être impossible, vous voulez le « conclure malgré ma défense. Je vous donne une heure pour « le rompre. Si dans une heure vous n'en avez pas trouvé le ce* moyen, j'apprendrai tout à monsieur de Nanjac. » Oh! ce passé qui me retombe goutte à goutte sur le front, ne Feffacerai-je donc jamais de ma vie?... J'avouerai tout, non! je lutterai jusqu'à la fin; gagnons du temps, c'est leprincipal. (Elle écrit, et en écrivant.) Tu vas aller chez monsieur de Thonnerins, tu lui remettras toi-même cette lettre. Ferme cette porte.