SCENE XII
LE BARON et LE COMTE.
LE COMTE , revenant rivement à lui, et à mi-voix. Baron de Gillcsliern, vous êtes un lâche cl un infâme...
LE baron. Hein?.. Plaît-il ?.. Qu’est-ce que vous dites ?
LE COMTE, lui saisissant le Iras. Oui, un Uche... qui vous êtes entouré d’omhre et de mystère pour séduire une enfant crédule et sans défense...
LE BARON, retirant sa main. Monsieur, je n’ai séduit personne.... Laissez - moi donc!... Que diable ! on ne serre pas les gens comme ça !
LE comte. C’est à moi de venger son honneur qui est le mien , car c’est mon honneur, monsieur.
LE baron. Eh ! qu’est-eeque ça me fait?
Est-ce que ça me regarde, {A part.) Ah ça ! , mais... c’est un guet-apens... que ma position.
LE COMTE. Vous le sentez bien, monsieur, les larmes de Mathilde... votre hésitation même en font foi. .. C’est une trahison qui ne peut finir que par un mariage.
LE baron. Non, certainement... mais cela peut s’arranger d’une autre manière. . . à la cour, on a des exemples...
LE comte. S’arranger!... oui, monsieur... un combat... un combat à mort!..
le baron. Allons donc!...
ta cours.
Ai* des Scythes.
Celui par qui Mathilde fut trompé*,
Me doit K> jours... «îivez-moi de ce pu!
ut MISAS m TirésTXAL.
LE BAKOU
Allons donc ! lui, risquer un coup dYp*e 1
LS COMTE
Je le tuerai! {bis.)
LE BAKOU
Vous ne le tuerez pas! {bis.)
LE COMTE
Vous me tuerez donc?
LE BAKOU
Ce serait dommage !
Mais « en ce cas, j'en suis an dist-üjioir !
Quoique h la cour ccnr soit pas 1 usage,
J'aimerais mieux donner que recevoir.
(// fait U geste de l'ipér .)
LECOMTE. Mais, après tout, que m’importe.... venez... suivez-inoi !
LE BARON. Moi... me faire tuer... moi!
LE comte. Vous vous battiez , vous dis-je!...
LE baron , h part. On a beau être dé • voué à ses souverains... ( Haut.) Je ne me battrai pas, vous dis-je!
le COMTE , le prenant par le iras. Vous viendrez!...
LE H ARON , se i iihatlant . Ne me tondiez pas!... ( Le pàaer parait .) Le prince!...
LE COMTE. Ciel !...
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