SCENE XIV
Les M^mes, LE BARON, puis LE COMTE.
LE B \RON. Madame la l)aronne, je viens, au nom du prince, offrir la main à M''*^ de Pirner, pour la conduire à la chapelle.
MATiiiLUE. Que dites-vous?... moi, monsieur?...
LA BARONNE. Sansdoule... ne vous ai-je pas dit que le con»le Oscar allait être votre époux... si touleiois vous ètts digne de lui.?
MATHILDE. Ah! madame !... que ditesvous?. sa remmo, moi !.. {Le comte enlre.) Ah! Oscar!...
(Elle court .\ lui.)
LE COMTE. ÎMathilde... on a dû vous
prévenir de la volonté du prince et
il veut que notre maiiage ait lieu aujourd'hui... ce soir.
LE BARON. Il vient lui-même pour en être témoin...
MATHILDE. Lc princc? nmis c'est de la tyrannie I...
LA BARONNE. Mathilde!. .
LE co.MTE. IMais ce mariajje n*est-il pas dans tes vœux connue dans les miens?..
MATHILDE, troublée. Oscar!... oh! je ne puis te dire... je ne puis... mais du tems!.. un jour, un jour encore!... oh! je l'en prie!...
LE COMTE. Explique-toi...
LA BARONNE. Je l'exige à mon tour, mademoiselle..
LE BARON. Voici le prince... il veut...
MATHILDE, avec résolution. Et moi, je ne veux pas...
Li SAROnni.
Air :
O ciel ! quel e»t donc ce myslcre ?
Parlez , Mathtidc , expliquez-vous , Ou de cette cour tout entière Kedoulez le Juste courroux I
LE COMTK.
o ciel ! quel est donc ce myslcre?
Parlez, Mathilde , expliquez-vous:
C'était le vœu de votre père , 11 m'avait nommé votre tpoux !
MATHILDE
Je dois "VOUS cacher ce mystère.
Laissez-moi seule, cloignei-vou.s I Oscar, sois mon ami , mon frcie :
Tu ne peux être mon cpoux !
LE BIROK el LES JEUNES FILLES.
O ciel ! quel est donc ce myslcre?
Parlez, Mallulde , expliquez-vous!
11 vous aime... la cour entière Yous envierait un toi époux !...
kB COMTE.
y^lju
ais songcz-j.... ce mariage...
MATUILDB.
Est impossible désormais!...
LA BARONME.
Parlez!...
MATHlLDB.
Je ne puis !
CAROLi!tE , bas.
Du courage !
LE BAnoH.
MATMILDB.
O ciel !
LE BAROB.
Venez
MATOILDI.
Le prince !
JainaU I
LE I>ÉMON DE LA NUi T.