SCÈNE III
LE MARQUIS, FLORA CORSARI, mise avec goût et recherche, et sVraoçaot avec lUiuraocc ; dlo cuire par la gauche.
Mille pardons, monsieur le marquis, le Maestro nous avait bien parlé de vous, mais il ne vous attendait pas silélà Milan. Et nous n’espérions pas l'honneur de votre première visite!
LE MARQUIS
Signora Corsari, je me sens si troublé en vous voyant, que je n’entends pas cc que vous me dites.
FLORA
Vraiment? Mais si votre émotion allait me gagner, il uous serait difficile de causer ensemble.
LE MARQUIS
Eh bien, no causons pas ! Laisscz-moi vous regarder. Je vous ai entendue hier! Votre voix est là! [Il met la main sur sa poitrine.) Mais je no vous avais pas vue. Mon Dieu, vous n'aviez pas besoin d'être si belle !
FLORA, minaudant.
Vous êtes louangeur, monsieur le marquis...
LE MARQUIS
Oh! no vous alarmez pas : ne prenez pas ma franchise pour de l'audace. Je passe dans le monde pour bizarre parce que je suis simple, et pour sauvage parce que je suis sincère. J’ai un culte pour le talent et pour la beauté : que pouvez-vous trouver la d'extraordinaire, et qu'y a-t-il de plus respectueux que l'admiration? Tenez, signora, je fais plus que de vous admirer, je vous aime! Oui, je vous aime comme on aime le beau et le vrai. Dites que vous acceptez un enthousiasme digne de vous par sa pureté, et laissez-moi toucher votre main en signe d'estime et de confiance.
FLORA
Ma main ?... mais je ne sais si je dois... [Elle donne la main et dit à part:) Oh ! il est encore plus galant que le prince!
LE MARQUH, lai baisant la main.
Oui, vous devez croire en moi, en moi qui n'ai vécu que par vous, hier, pendant trois heures. N’est-ce rien que de faire vivre l aine cl la pensée, et ne vous dois-je pas pour cela une reconnaissance ardente?...