TOME IV
pour y transporter l’hôpital, et devint propriétaire du terrain laissé vacant par l'établissement transféré.
Un décret, en date du 24 mars 1809, créa le dépôt de mendicité des Vosges. En 1811, le Département acheta le terrain de l’ancien hospice pour y installer ce dépôt et paya à la ville d’Epinal comme prix d’acquisition la somme de 30,500 francs.
Depuis 1811, le terrain de l’ancien hospice, compris entre Îles deux bras de la Moselle, l’écusson au sud et la porte Aubert au nord, appartint donc au Département.
Le dépôt de mendicité, après avoir nécessité des frais considérables, fut supprimé par l’ordonnance royale du 46 juin 4819, et le Département obtint l’autorisation de vendre les bâtiments, le produit de la vente devant ètre affecté à des objets d'utilité departementale.
Ce terrain et les bâtiments qui le couvraient furent divisés en deux lots. La ville acheta le premier, le 24 juin 1820, au prix de 11,427 fr. 50 cent. pour y établir son école communale et sa bibliothèque. Le second lot, estimé 21,592 fr. ne trouva pas -d’acquéreur et servit en 1822 à l'installation du musée départemental.
Le Conseil général, dans sa séance du # septembre 1822, décida l'établissement, dans la partie des bâtiments de l’ancien dépôt de mendicité restée vacante, d’un musée, d’une école de dessin linéaire, dirigée par le professeur-conservateur, et d’un jardin botanique, et vota dans ce but une somme de 8,000 fr.. Le ministre donna son autorisation le 9 novembre 18292, et le 14 janvier 1893, approuva la nomination faite par le préfet de M. Laurent, comme conservateur du musée et professeur de l’école de dessin appliquée aux arts mécaniques.
M. Antoine Laurent eut pour successeur, en 4832, son fils M. Jules Laurent. M. Jules Laurent mourut à Epinal en 1879 et fut remplacé à la tête du musée des Vosges par M. Félix Voulot.
Le musée des Vosges comprend les divisions suivantes :
Beaux-Arts (peinture et sculpture);
Archéologie ;
Numismaltique ;
Histoire naturelle (minéralogie, botanique et zoologie).
Beaux-Arts. — Le catalogue de la série d’art dressé en 1880 par M. Voulot indique 174 peintures, 2 miniatures sur vélin, 5 dessins, & vitraux, 2 émaux modernes, 12 sculptures antiques, 1 sculpture du moyen âge, 22 moulages d’après l’antique; la sculpture et la
céramique modernes sont représentées par 48 numéros. La collection de tableaux s’est augmentée depuis 1880.
Une partie des tableaux du musée provient de la galerie des princes de Salm, à Senones, confisquée en 1793, après la réunion de la principauté à la France (4). Cette galerie comprenait 190 tableaux. De ces 120 tableaux qui furent transportés à Epinal en 1796, et déposés dans l’ancien batiment des jésuites, aujourd’hui le collège occupé alors par l’administration centrale du département, 66 seulement figurent au musée : 40 furent brûlés en 1808 dans l'incendie du salon de la préfecture où ils se trouvaient, les autres ont été dispersés à différentes époques. L’incendie de 1808 détruisit entre autres toiles un Rembrandt, un Ruysdael, deux Paul Brill, deux Van der Meulen.
Les autres tableaux du musée proviennent d’une donation faite en 1895 par le duc de Choiseul comprenant 95 tableaux, d’acquisitions autorisées par le Conseil général et de dons de l’Etat et de plusieurs particuliers.
On trouve au catalogue les noms de maîtres anciens, tels que Boucher, Callot, Philippe de Champaigne, Claude Gelée, Frantz Hals, Holbein le jeune, Van der Meulen, Rembrandt, Ribera, Ricci, Salvator Rosa, Ru ysdael, le Titien, Vouet, etc... et parmi les peintres vosgiens modernes, Français, Monchablon et Petitjean (2).
Archéologie. — L'archéologie renferme une série précieuse et intéressante d'inscriptions et de monuments vosgiens. Le catalogue dressé par M. Voulot en 1880 indique 131 objets de l’époque galloromaine, statues ou fragments de statues, mosaïques, autels, basreliefs, monuments à inscriptions, meules, stèles funéraires, tombeaux, pierres tombales, etc. Les monuments funèbres, sculptures et incriptions du moyen-âge, de la Renaissance et des temps modernes sont au nombre de 35, bas-reliefs, pierres tombales, statues, etc. Depuis 1880, la série lapidaire s'est considérablement augmentée.
Numismatique. — La collection lorraine du médaillier du musée des Vosges est l’une des plus complètes qui existent. Un catalogue de cette collection a été dressé en 1848, par M. Jules Laurent, ancien conservateur du musée : on y trouve décrites 727 monnaies et médailles anciennes et modernes.
(1) V. La galerie des princes de Salm, par P. Chevreux. Ann. Soc. d’Emul. 1884.
(2) Etude sur le muséé dés Vosges, par M. Bailly. Ann. Soc. d’Em. 1838.
Histoire naturelle. — Les galeries d'histoire naturelle furent créèes et enrichies principalement par MM. Mougeot père, Schimper, Berher père et plusieurs autres savants. M. Lambert, ancien inspecteur des forêts, conseiller général des Vosges, a déposé au musée, une remarquable collection botanique formée en Algérie : cette collection doit devenir la propriété de l’établissement départemental. La série d'histoire naturelle comprend surtout : des collections minénéralogique et géologique, très riches; de nombreux fossiles, entre autres un magnifique ichthyosaurus, les vitrines consacrées aux diverses classes du règne animal, l’herbier départemental, l’herbier général, très considérable, et enfin les Sfirpes cryptogamicæ Vogeso-Rhenanæ.
Le budget annuel du Musée s'élève à 4,800 fr. se décomposant ainsi (Budget de 1889) :
Traitements du conservateur. , . . . . . 2,500 xs
Salaire du concierge . . . .. . . . . .. 600 »»
Accroissement des collections . . . . .. 300 »»
Emballage, ports d'objets, frais de tour- 4,800 fr. nées du conservateur ........ . 200 »»
Chauffage et éclairage . . . . . . .... 600 »»
Entretien des collections... . ... ., G00 »»
L'établissement, dirigé par le conservateur, est administré par une Commission de surveillance nommée par le Préfet et présidée par lui. Tous les ans, au mois de juillet, le conservateur adresse au Préfet un rapport sur le service qui lui est confié. Ce rapport est inséré dans le volume du Conseil général (session d'août), et dans les Annales de la Société d'Emulation des Vosges.
20 Musée de la Société philomatique à Saint-Dié.
Le musée formé par cette Société (V, plus loin) occupe une galerie située en face de la bibliothèque municipale, au second étage de l’hôtel-de-Ville de Saint-Dié. Ouvert pour la première fois au public le 24 février 1878, il s’est accru rapidement d’année en année, presque toujours par suite de dons. On y remarque: une collection de conchyologie, don de M. l’abbé Colin, ancien aumônier du lycée de Saint- Denis (Réunion), composée de 5,920 échantillons ; une collection de terres-cuites gallo-romaines renfermant 48 figurines acquises en 1886 à frais communs par la Société et la Ville; une collection numismatique comprenant environ 4.800 monnaies et médailles,
— 685 — | dont le classement a été fait par M. le capitaine Aubry. En 1888, Mae Ferry-Schutzenberger, en mémoire de son mari M. Edouard Ferry, ancien avocat à Saint-Dié, a donné à la Société philomatique une collection de Lotharingiques formant une bibliothèque complète,
IT. BIBLIOTHÈQUES 4° Bibliothèque d'Epinal
La bibliothèque d’Epinal, fondée en 1793, se compose en grande partie de livres qui ont appartenu autrefois aux abbayes de Moyenmoutier, de $Senones, de Chaumousey et du chapitre d’Epinal, supprimés à la Révolution. Les manuscrits, à peu d’exceptions près, proviennent du couvent de Moyenmoutier, fondé par S. Hydulphe (V. Historia Médiani, Monasteru, par D. Belhomme), qui a fourni les plus anciens, ou de l’abbaye de Senones. Les manuscrits de Senones concernent presque exclusivement l’histoire de la Lorraine et de Metz. D. Calmet y réunit tous les documents originaux qu’il put alors se procurer, ainsi que les copies de ceux qui ne lui avaient pas été confiés. Comme la Lorraine est assez pauvre en écrivains et en chroniqueurs, c’est la ville de Metz qui à fourni pour cette collection la plupart des matériaux ; telles sont les chroniques de Philippe de Vigneulle, celles d’Aubrion, du doyen de S. Thiébault et de J. Chastelain avec les différentes continuations. Cette collection, pour laquelle on avait mis à contribution tous les monastères de l'ordre de S. Benoit, est la plus complète de celles qui existent sur l’historiographie lorraine. L'abbaye de Chaumousey, dont l’histoire a été écrite au XIIe siècle, par l’abbé Sehère (V. Histoire littéraire de la France, t. XI et doc. inédits de l'histoire des Vosges), n’a fourni que quelques documents. Le chapitre d’Epinal, fondé sous la règle de S. Benoit, avait fini peu à peu par se séculariser, ainsi que celui de Remiremont ; il n’est donc pas étonnant qu'il n'ait point possédé une bibliothèque nombreuse.
Actuellement, la bibliothèque d’Epinal occupe le premier étage d’un bâtiment construit en 1825 sur l'emplacement de l’ancien hospice, devenu dépôt de mendicité à côté du musée des Vosges : une école communale de garçons est installée au rez-de-chaussée.
La bibliothèque renferme 34,121 volumes (1887), dont 219 manuscrits et 120 incunables (en ne comptant comme tels que les ouvrages imprimés de 14450 à 1504).
Parmi les manuscrits les plus précieux, on remarque : un missel
du X° siècle, un évangéliaire de la fin du X° siècle, très remarquable, lettres d’or sur vélin pourpre ; reliure ornée d’un dyptique en ivoire sculpté ; un manuscrit du VIITe siècle, Saint Jérôme de Monac ho peregrino; IX° siècle, S. Augustini sermones; ce manuscrit est suivi d’un glossaire anglo-saxon, une copie en est déposée à la bibliothèque nationale à Paris, etc.
Un catalogue manuscrit des ouvrages de la bibliothèque fut dressé en 1838 par le bibliothécaire Parisot, en 8 vol. gr. in-fv. La ville d’Epinal se propose en ce moment de faire refondre et imprimer le catalogue général de la bibliothèque.
Pour les manuscrits, le catalogue, imprimé en 1861 aux frais de l'Etat, a été dressé par M. Michelant.
Le premier bibliothécaire fut Joseph Roussel, nommé le 7 novembre 1793, membre de l’administration centrale. Chenin, ancien prieur de Chaumousey, lui succéda le 21 juin 1794 et occupa ce poste jusqu’au 21 juin 1817. La bibliothèque fut ensuite dirigée par : Parisot, ancien professeur de 1817 à 1842 ; Briguel, ancien professeur de 1842 à 1846 ; Tihay, professeur de mathématiques de 1846 à 1863 ; Petot, ancien précepteur en Russie de 1863à 1882; M. Lecomte, du 22 septembre 18S2 au 4er mai 1889 ; M. Chapellier, bibliothécaire actuel, nommé le 12 avril 1889, entré en fonctions le 1er mai.
Le budget de la bibliothèque municipal est de 2,800 fr., ainsi réparti :
Traitement du bibliothécaire. . . . . .. 1,200 »» Salaire de l’employé . .,,....... 300 »» } 2,800 fr. Achat et abonnement d'ouvrages. . . . . 1,300 »
La bibliothèque est administrée par une Commission nommée par arrêté du Ministre de l’Instruction publique.
% Bibliothèque de Saint-Dié.
La bibliothèque de Saint-Dié, fondée en 1802, possède aujourd’hui les livres de l’abbaye d’Etival (ordre des Prémontrés), et ceux du chapitre de Saint-Dié. La collection des ouvrages imprimés renferme 12.964 volumes (1888), les manuscrits sont au nombre de 134; quelques uns d’entre eux ont une grande valeur, notamment un Graduel, in-f de 364 fs, et le Livre rouge ou Cartulaire du chapitre de Saint-Dié. Le chapitre de Saint-Dié, un des plus riches et des plus puissants de la Lorraine, dont la fondation remonte au
Ville siècle, a produit quelques hommes qui se sont distingués dans les lettres. On peut citer en premier ordre: le pape Léon IX (Brunon), qui avait élé grand prévôt au XIe siècle; Pierre de Blaru, auteur de la Nancéide; Laurent Pilladius, dont le poëme de la Rusticiade a eu plusieurs éditions ; Jean Ruyr, qui a écrit sur les antiquités des Vosges ; et à la suite, Le Bègue, Alexis Cunin, Carbanus, Nicolas Erlé, Jean Herculanus, Claude Maréchal, (sous le pseudonyme de Gabriel de la Cour), Morison, Sommier, grand prévôt du chapitre, archevèque de Césarée, et enfin Rodolphe Thierry, Thouvenot et Vosgien, tous mentionnés dans la bibliothèque de Lorraine. Parmi les noms célèbres de l’abbaye d’Etival, on peut signaler Hugo, abbé d’Etival, évêque de Ptolémaïde, qui s’est fait connaitre par ses travaux sur diverses parties de l’histoire de Lorraine et par ses démélés avec les évèques de Toul, et surtout Casimir Oudin, le savant historien des auteurs ecclésiastiques. Bien que les lettres ‘aient été cultivées avec succès dans cette partie des Vosges, et que ces divers écrivains y aient laissé certainement quelques traces de leur passage et de leurs travaux, aucun document ne nous apprend cependant quelles étaient les richesses manuscrites conservées dans les bibliothèques de ces deux établissements religieux. Il est probable qu’une partie en a été dispersée à la Révolution.
La bibliothèque de Saimt-Dié occupe quatre salles contiguës au second étage de l’hôtel-de-ville.
Le catalogue des manuscrits a été dressé en 1861 par M. Michelant; il figure dans le même volume que celui des manuscrits de la bibliothèque d’Epinal, imprimé par l'Etat. Il existe en outre, à Saint-Dié, un catalogue manuscrit des incunables, et un catalogue également manuscrit des autres imprimés.
La bibliothèque de Saint-Dié a eu successivement pour bibliothécaire, MM. Gauthey, de 1802 à 1893 ; Simon, de 1893 à 1849, Chrétien, de 1849 à 1850 ; Volfrom, de 1850 à 1869 ; Barbier, de 1869 à 4871 ; Gerlach, de 1871 à 1885 et Tremsal depuis 1885.
3 Bibliothèque de Remiremont.
La bibliothèque de Remiremont se compose en grande partie des livres provenant du chapitre des chanoïinesses?de cette ville. L’ancienne bibliothèque du chapitre fut, après la suppression des ordres religieux, installée à l'hôpital jusqu’en 1827 ; à cette époque, elle fut transformée en bibliothèque publique et placée au rez-de-chaüs-
sée de l’abbaye (hôtel-de-ville), où elle resta jusqu’à l’incendie de 4871. Actuellement, elle occupe deux salles au premier étage du même bâtiment.
Lg nombre des volumes est d’environ 5000 ; le nombre des manuscri de 47. Les plus précieux de ces manuscrits sont des inventaires, recueils de chartes, etc. intéressant le Chapitre de Remiremont, dressés par l’abbé Vuillemin, ancien archiviste du Chapitre de 1778 à 1788. Un catalogue des manuscrits a été dressé en 1888, par M. Bernard Puton, avocat, il est imprimé. Pour les autres volumes, il existe un catalogue manuscrit terminé en 1878.
Les bibliothécaires de Remiremont ont été: MM. Marc, receveur des contributions indirectes de 1895 à 1834; Richard, de 1834 à 4855; Petitjean, régent au collège, de 1855 à 1887 ; Denis, professeur au collège, à partir de 1887.
4 Bibliothèque de Mirecourt
La bibliothèque de Mirecourt a été fondée en 1844. Elle occupe un local situé au-dessus du collatéral gauche de l’église paroissiale. Elle possède 5.045 volumes et 4 manuscrits. Le seul catalogue existant porte la date de 1845 ; il n’a pas été continué. Un nouveau catalogue doit être dressé prochainement par les soins de la municipalité.
Les bibliothécaires de Mirecourt ont été successivement MM. Gaulard, Demange, George et Baudin.
5 Bibliothèque de Neufchâteau
La bibliothèque de Neufchâteau, fondée en 1793, se compose en grande partie des livres provenant des établissements ecclésiastiques de la ville supprimés. Elle occupe trois pièces situées au 1° étage de l’hôtel-de-ville. Le nombre des volumes est de 8.450; il y a 54
manuscrits. La bibliothèque possède un catalogue manuscrit dressé en 1887.
6° Bibliothèque de Rambervillers.
La bibliothèque de Rambervillers a été fondée en 1862 ; elle occupe un local à la maison d’école communale des garçons, et possède 4,076 volumes et 8 manuscrits. Son catalogue est imprimé depuis 1878.
Les bibliothécaires ont été successivement MM. le Dr Alban Fournier et Masson, instituteur,
To Bibliothèques scolaires; Bibliothèques du Cercle de la Ligue de l'Enseignement; Bibliothèques publiques, elc.
Bien que ces bibliothèques rentrent plutôt dans la partie de cette statistique qui a trait à l’instruction publique, nous croyons devoir cependant en parler très sommairement ; car elles ne servent pas seulement aux élèvès, elles sont aussi mises à la disposition du public.
Les bibliothèques scolaires ont été fondées en 1862; leur nombre en 1888 est de 708 renfermant 131.924 volumes. Il y a une biblothèque roulante à l'inspection académique.
Les cercles de la Ligue de l’enseignement d’Epinal, Remiremont, Senones, le temple protestant d’Epinal, ont aussi des bibliothèques spéciales.
Une bibliothèque militaire existe dans les forts à Epinal ; M. Maud’heux, avocat, a contribué à sa fondation.
IIT. ARCHIVES
4e Archives départementales.
Le dépôt départemental se compose de trois parties distinctes : les archives historiques antérieures à 1790 ; les archives historiques de la période révolutionnaire, et les archives administratives postérieures à l'an VIII, c’est-à-dire à l’organisation des préfectures.
a) Les archives antérieures à 1790 proviennent des anciens bailliages, des bureaux des subdélégués et principalement des anciens et puissants établissements ecclésiastiques qui existaient dans les Vosges.
Voici la nomenclature sommaire de ces archives :
Série A. — Actes du pouvoir souverain, édits, déclarations, lettres patentes et arrêts du Conseil d'Etat. — Deux cartons ; pièces de 1670 à 1789 — L’inventaire de cette série est imprimé (2 pages).
Série B. — Documents provenant des bailliages. Actes judiciaires etc.. Cahiers des doléances de 1789. — Ces pièces, très nombreuses (elles occupent 11 cabinets du dépôt), ne sont pas inventoriées : leur classement est provisoire. Les cahiers de doléances de 1889 sont en cours de publication. |
Série C, — Titres de l’intendance de Lorraine, des subdélégations . et des bureaux des fin=nes (XVIIe et XVIIIe siècle, — 136 cartons
ou liasses. — L’inventaire sommaire de cette série est publié (20 pages).
Série E.— Titres féodaux. Titres de famille. Titres des communes et des confréries laïques. — Cette série renferme des documents relatifs à la principauté de Salm, au marquisat de Removille, à la châtellenie de Rambervillers, aux seigneuries de Bult, Bouxillon, Fraize, Houécourt, Offroicourt, Pargny-la-Blanche-Côte, Taintrux, Châtillon, Fontenoy, Martigny, Passavant, Rocourt, Tollaincourt, etc., des titres de famille notamment des marquis de Bassompierre et de Ville-sur-Illon, etc., enfin des titres concernant un certain nombre de municipalités du département et diverses confréries. — XIVe-XVITTIe siècle. — L’inventaire de cette série, qui comprend 457 cartons ou liasses est imprimé (76 pages).
Série G. — Clergé séculier. — Cette série est de beaucoup la plus importante du dépôt des Vosges. Elle renferme les titres provenant des chapitres de Blâmont, de Darney, de Deneuvre, d’Epinal, de Poussay, de Saint-Dié et de Remiremont.
La partie la plus considérable est celle des Chapitres de Saint-Dié et de Remiremont.
Le fonds du Chapitre de Saint-Dié se compose de 608 cartons ou liasses. L’inventaire de ce fonds est imprimé dans le tome I de la série G, où il occupe à Jui seul 218 pages. Ce même volume comprend les inventaires des fonds des Chapitres de Blämont, de Darney, de Deneuvre, d’Epinal et de Poussay.
Le fonds du Chapitre de Remiremont est le plus important. Il renferme environ 1,500 cartons ou registres. L'inventaire manuscrit de ces archives est terminé, et l’impression en est commencée : il occupera le tome IT de la série G.
Série H. — La série H comprend les archives provenant du clergé régulier des Vosges, c’est-à-dire des abbayes ou prieurés de Chaumousey, d’Etival, de Moyenmoutier, d’Autrey, de Senones, de Châtenois, de Mureau, de Flabémont, de Bonfays, de l’Etanche, etc... I existe dans cette série de nombreuses pièces originales des XIe et XIIe siècles. Le plus ancien titre original porte la date de 980 — Le classement de cette partie des archives n’est que provisoire.
b) Archives de la période révolutionnaire. Ces archives renferment les actes de vente des biens nationaux (série Q), les documents provenant de l’administration du département de 1790 à l’an VIIL (série L). Le catalogue de ces deux séries existe manuscrit au dépôt. Les procès-verbaux des séances du Conseil général, à partir de 1790, sont
en cours d'impression dans le Recueil des Documents inédits de l'histoire des Vosges.
c) Comme dans toutes les Préfectures, les archives administratives comprennent les documents versés annuellement par la Préfecture et les administrations publiques.
L'organisation du service des archives ne remonte qu'à 1843.
Antérieurement à cette date, de nombreux et précieux documents ont été perdus ; en 1826, notamment, un Préfet des Vosges fit vendre pour la somme de 800 francs une grande quantité de documents anciens.
Depuis la réorganisation du service des archives, les archivistes départementaux ont été successivement M. Guery, de 1852 à 1865, M. Duhamel, de 1865 à 1871, M. de Chanteau de 1872 à 1874, M. Guilmoto, de 1874 à 1879, M. Chevreux, depuis 1879, ces trois derniers anciens élèves de l’Ecole des Chartes et pourvus du diplôme d’archiviste paléographe.
2 Archives communales.
Presque toutes les communes possèdent dans leurs mairies des titres antérieurs à 1790, titres qui offrent souvent un intérêt historique. Quelques communes ont des pièces des XIIIe XIVe et XVe siècles ; mais, en général, les documents qu’on y rencontre ne remontent qu'aux deux derniers siècles. Les registres de baptêmes, mariages et sépultures qui existent dans les anciennes paroisses, datent du XVIIe siècle ordinairement, parfois de la fin du XVI. L'inventaire sommaire des archives anciennes déposées dans les mairies est publié (supplément à la série E. 1 vol. in-4, 590 pages).
Les villes d’Epinal, de Charmes, de la Bresse et de Rambervillers, ont fait imprimer à part l'inventaire sommaire de leurs archives antérieures à 1790.
30 Archives hospitalières.
Quelques établissements hospitaliers seulement conservent des titres antérieurs à 1790. Les hospices de Bruyères, d’Epinal, de Mirecourt, de Saint-Dié, de Remiremont, de Plombières. Les pièces les plus anciennes qu’on y trouve ne remontent pas au-dela du XVe siècle. Les inventaires manuscrits de ces documents existent au siège de l’établissement et au dépôt départemental.