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quelconque a tendance à devenir une ligne droite et de pente uniforme depuis sa source jusqu'à son embouchure. II creuse toujours au moins dans une partie de son cours. Et il suffit que les mouvements séculaires le laissent longtemps agir à la même place, pour que les phénomènes présentés par r Amour se produisent.
Il est possible aussi que les signes du soulève* ment de Saghalien. soient anciens et que l'ile ait cessé d'émerger.
D'après MM. Swinhoe et de Richthofen, l'archipel de Liou-Kieou et l'île Formose seraient en voie d'émergence. J'ignore sur quelles preuves ces auteurs se basent.
Continuant le tour de l'hémisphère Nord, nous rencontrons, plus loin que le milieu du Pacifique, l'archipel Hawaii, lequel, d'après M. Girard, est en voie d'immersion. Gomme à la côte sud-ouest du Groenland, on voit aux îles Hawaii la mer, empiétant sur les rivages, forcer les habitants à reculer leurs habitations.
Les côtes occidentales de l'Amérique du Nord seraient en voie d'immersion. M. Bourlot (1) en donne deux raisons : les mesures des hauteurs prises par M. Boussingault seraient toutes inférieures aux résultats obtenus par Humboldt ; —
(1) M. Bourlot, si mes souvenirs sont exacts, a dû puiser ces deux raisons dans le Traité de Géologie de Beudant.
et la limite des neiges persistantes semble remonter les pentes. Je crois peu valable la première raison ; il y a plutôt lieu d'admettre une différence dans les baromètres et les procédés des deux observateurs, qu'un affaissement mesurable des montagnes effectué dans un temps si court. La deuxième raison, si elle était établie sur des preuves, serait plus convaincante ; cependant on pourrait invoquer un changement de climat.
D'autres auteurs, se basant sur l'exhaussement de quelques points du golfe du Mexique, pensent que l'Amérique du Nord bascule, prenant les montagnes Rocheuses comme axe, et de cette manière émerge sa portion orientale et immerge sa portion occidentale. Le soulèvement de la portion orientale du continent est loin d'être établi ; et la théorie des mouvements séculaires à bascule l'est moins encore. La meilleure raison, peut-être, pour croire que la côte occidentale s'immerge, serait qu'on n'y a constaté aucune émergence.
Dans la portion orientale de l'Amérique du Nord, on voit s'immerger les côtes qui s'étendent du cap Cod au cap Hatteras, ainsi que certaines côles de la Caroline du Sud et de la Géorgie, c'est-à-dire presque tout le littoral des États-Unis bordé par l'Atlantique. Les îles situées à l'entrée des rades paraissent s'enfoncer; des terrains an-