PINTEAU, DES VERGETTES, RENÉE, DE CHANTE- LAUR
DE GHANTEL A. UR, entrant par le fond.
Bonjour, petite sœur!... (il embrasse Renée.) Tiens, Des Vergettes!,.. Ça va bien?... (Bas.).... depuis hier soir? Ah! ça, qu'est-ce que vous êtes devenu, vous, après le spectacle ?..
Renée arrange son bouquet, aidée par Pinteau. DES VERGETTES.
Moi? Dame ! je suis allé me coucher I... Et, à ce propos, mon cher Chantelaur, je dois vous dire... qjie vous n'avez pas été gentil avec moi!...
DE CHANTELAUR.
Bahl Et comment cela?
Vous savez si nous nous faisons vieux, au fond de nos châteaux de province I 11 soffre, par hasard, une occasion de se divertir un peu. La troupe des Variétés vient nous donner quelques représentations avec Bobichon, le fameux comique, et Sidonie, la gracieuse diva; vous offrez hier soir im souper aux artistes, souper magnifique, paraît-il» et vous ae m'invitez pasl..*
iZ LE DÉPUTE DE BOMBIGNAC
DE GHANTELAUR.
Tiens 1 C'est vrai... ma foi, je n'y ai pas pensé I...
Voilà justement ce dont je me plains !...
DE GHANTELAUR.
Que diable I... Il fallait réclamer I... On parle ! Vous ne dites rien 1
J'aurais cru manquer de tact en vous adressant une pareille demande.
DE CHANTELAUR.
Par exemple!... 11 me semble que nous sommes assez liéspour que toute étiquette soit bannie entre nous ! Permettez-moi de vous le rappeler, mon cher ami ! Vous auriez dû me dire tout simplement avant le souper: «J'en suis, hein?» Je vous aurais répondu: « Non, ça ne se peut pas, pour telle ou telle raison. » Et voilà tout.
Je n'ai pas osé 1... Mais je vous promets qu'à la prochaine occasion...
A la bonne heure !... Pas d'étiquette entre nous I Rappelez-vous ça I
Il lui serre la main.
Merci! J'espère, du reste, vous donner bientôt une nouvelle preuve de ma sincère amitié ! Je vous ménage une petite surprise, qui vous causera, je crois, quelque plaisir.
DE GHANTELAUR, inquiet.
Ah I ah ! une surprise ?