‹ Le député de Bombignac; comédie en trois actesChapitre 57 sur 83 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

DE GHANTELAUR, LA MARQUISE, HÉLÈNE, puis RENEE.

LA MARQUISE, suffoquant.

Un mot, monsieur !... Parlez !... Est-ce vrai ? Répon dez! Défendez-vous?

DE GHANTELAUR, à part.

Voilà le commencement !

LA MARQUISE

Le journal se trompe ? Ce n'est pas vrai ?

DE GHANTELAUR.

Quoi? Qu'est-ce qui n'est pas vrai ?

HÉLÈNE

Vous n'êtes pas nommé candidat républicain ?

DE CHATELAUR.

Moi, républicain !.,. Quelle plaisanterie!...

HÉLÈNE

Comment se fait-il alors que les journaux...*"

Hé ! vos journaux radotent ! Ces gens du Midi exagèrent tout d'une façon ridicule! Parce qu'on fait quelques concessions à l'esprit moderne, ils vous traitent de démocrate ! Et ils vous accusent tout de suite de radicalisme, si vous vous montrez libéral !

LA MARQUISE

Alors VOUS avez fait des concessions?... Vous avez affîclié des opinions libérales ?

HÉLÈNE, ironiquement.

M. de Chantelaur est, parait-il, partisan de toutes les libertés !

DE CHANTELAUR.

Hé !.. Nous ne vivons plus au moyen âge... que diable !.. H faut bien être de son temps I... C'est de la diplomatie ! J'ai peut-être été un peu loin, je le reconnais ; je me suis laissé entraîner...

LA MARQUISE

Vraiment ?

DE CHANTELAUR.

Oui, par la situation, l'entourage ! Je me suis laissé gagner par l'effervescence générale, par la fièvre universelle...

LA MARQUISE

Mais vous auriez dû...

DE CHANTELAUR.

Ah !. j'aurais dû... j'aurais du... oui, certain p. ment I..*

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