‹ Le député de Bombignac; comédie en trois actesChapitre 80 sur 83 · DE GHANTELAUR, LA MARQUISE, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

DE GHANTELAUR, LA MARQUISE, HÉLÈNE

LA MARQUISE

Vous VOUS êtes joliment moqué de nous, mon gendre !..

DE GHANTELAUR.

Moi?...

HÉLÈNE

Vous n'êtes pas allé à Bombignacl..

DE GHANTELAUR,

Hein?...

LA MARQUISE

Ne niez pas, j'ai les preuves!... Je viens de visiter vos bagages...

DE GHANTELAUR, à part.

Ça ne m'étonne pas !...

LA MARQUISE

Ils ne portent que deux étiquettes : de Poitiers à Paris et de Paris à Poitiers.

DE GHANTELAUR.

Hé bien ! oui, c'est vrai !... Je ne suis pas allé à Bombignac!... J'y ai envoyé Pinteau à ma place et sous mon nom et il n'a fait que suivre mes mstructions.

Mais pourquoi?

DE GHANTELAUR.

Ah!... Pourquoi!... Je m'ennuyais ici... je m'ennuyais à périr!... Et j'ai saisi le premier prétexte venu, les élections, pour changer d'air et respirera mon aisel...

HÉLÈNE

Alors, ce n'est pas vous qui avez été nommé ?

DE CHANTELAUR.

Parbleu!... C'est Pinteau!...

HÉLÈNE

Mais les lettres, que j'ai reçues?

DE CHANTELAUR.

C'est Pinteau, qui vous les a envoyées.

HÉLÈNE

Les journaux?

DE CHANTELAUR.

Pinteau !...

HÉLÈNE

Et la photographie?... Et mademoiselle Anaïs?

DE CHANTELAUR.

Pinteau!.,. Toujours Pinteau!.,.

Mais vous, vous?...

DE CHANTELAUR.

Moi, je suis allé à Paris, mener pendant quinze jours la vie, qui convient à mon âge, à ma fortune et à mon rang. J'ai revu mes amis ; je suis allé au club, aux courses, aux théâtres ; bref, j'ai pris ma revanche de l'existence monotone, que nous traînons ici, ptaui est votre œuvre, marquise!...

LA MARQUISE

Comment?... C'est moi?...

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