TRUCHON, MARIANNE
Il, oitreat pu la gancha en la diapulaat.
■auami.
Dieu de Dieu I que roua élea ennujiDt I
TeocHoe.
HeioT
uaiiiAN:».
Eh bleu , quoi, heiuT Je dis que tous ttes eunnjeut perce que tous (les eunuyant.
TSDCHOIf.
C'esi jnstemeel ce que tous ne derriei pee dire.
■lAUaN.XE.
C'esi justement {e que vous ne deYriei pas être. Teucuo.x.
Une petite paysanne que j’ai (pousée!...
uaeunxi.
Tiens 1 croyei-vous pis qu'on eurtit voulu de vous autrement ? Et pis, j' sais bien pourquoi vous m'avez (pousée.
Taucuoa.
Une fille i qui j'ai donné mon uom!...
KaaiaNNE.
Un beau cadeau'.... il est joli votre nom!..
Trucbon... .
MAGASIN THEATRAL
TRl'CHOX.
Ab I je crains bien d'avoir fait une aottisê!
MARIANTS.
J* sois ben sûre de ce que j’ai fait, moi... voilà la différence.
mucHOM, tuppliant.
Voyons, Marianne, je t'en prie, sois gentille; ne donne pas de chagrin à ton petit mari. Tu n’es jamais de bonne humeur avec moi.
■ARtANNR.
Le moyen d’ètre gaie ?
TROCMO^.
Tandis que moi je désire le plaire. Que peui4u me reprocher?
MARIANNE
Ob i rien.
TRÜCnON
Rst>ce que je ne suis pas natureilement un mouton pour la douceur?
MARIANNE
Ab !• ca, c'est vrai que vous arei un caractère égal... vous grognes toujours.
TRUCnOV.
Parce que je suis jaloui.
MARIANNE
C’est pas ma faute. Quand on me trouve jolie, je fais la révérence, et je dis: Merci, Pardine! f fauMl pu que j’sorte avec un voile comme les Tqrj(|ss^. ou, pour me faire défigurer, que j’aille ^ ^e mettre la tête dans une ruche à abeilles?
TRCCHON.
' J*eii serait désolé .. Mais je trouve que tu fais la révérence et que tu dit merci trop souvent. Tiens, j>ar eiemplt. monsieur Ernest de Mongh ron, le neveu du préfet...
Marianne.
Bst-ce que c’est pas vous qui m’a recommandé de le bien accueillir?
TRDCBON.
Oui.
MARIANNE
De lui témoigner de l'amitié?
TRUCHON
J'en conviens; mais...
MARIANNE
J* faisais pas seulement attention à lui ; c'est vous qui me l'a vanté, qui m'a dit qu'il était aimable tout plein, et aujourd'hui vous me bougonner parce que j’ai du plaisir à le voir! C’est vrai qu'il est gentil, qu’il est bien babillé, et qu’il parle joliment... D’abord, moi, j’aime les gens distingués... qui ont des manières... et vouiauriex TU comme j'aurais tenu votre maison à Paris... si vous ne refaites pas de m’emmener quand vous •eres nommé député. J* sais ben qu'il me manque quelque chose; je m'eiprhne pas encore comme les belles dames; mais monsieur Kmest m'a dit qu’il m’apprendrait la grammaire, enfin qu’il me mettrait au courant.
TROCHON.
Madame Truchon. c’est moi seul qui dois vous mettre au courant.
MARIANNE
Pisque c’est dans votre intérêt que je proids des leçons .. Monsieur Ernest m’e dit que vou« sériés député aujourd'hui même, que ça ne peut pas vous manquer... Il vous a tant recommandé à son oncle le préfet!...
TROCRON.
Certainement je désire représenter mon pays... j’en suis digne, je paye le cens... mais je ne veux pas que ce soit aux dépens de mes droits de mari... ça n’aurait plus de sens. J’aime à croire. Marianne, que vous ne connaisses pas le danger : je vous le signale, et je vous prie de l'éviter.
MARIANNE
Eh ben, c'est bon : on lui tournera le dos quand il viendra, monsieur ErnesU
TRUCHON
Du tout. Il faut lui faire bonne mine, l’appeler notre ami, notie protecteur jusqu'à ce soir, jusqu'à ce que j’aieété nommé. Dans deui heures ont Heu les élections dans la maison à côté , et si vous n’étiez pas aimable avec monsieur Ernest, il a un moyen de me nuire, comme il m'a servi ; car c’est grâce à lui que ton oncle le préfet appuie et a promis de faire triompher ms candidature.
MARIANNE
Eb bien, rassurez-vous, hérisson ; je serai aimable, excessivement aimable avec monsieur Ernest.
TROCBON.
Mais je ne vous dis* pas d'être excessivement aimable.
MARIANNE
Donnes-moi voire mesure, alors.
TRUCHON
Mais, mon Dieu, Marianne, ce sont des choses que le tact et le goût indiquent.
MARIANNE
Voyons un peu. S’il m’offre son bras?
TRUCHON
Vous pouvex l'accepter.
MARIANNE
Bon. S’il presse le mien?
TRUCHON
C’est un jeune homme trop bien élevé pour se permettre...
MARIANNE
C'est qu'il se l’a permis déjà.
TRUCHON
Vraiment?
MARIANNE
Mais s’il y revient encore, je le fiche à la porte.
TRUCHON
Non. Vous Toules donc me perdre!
MARIANNE
Bon. On l’y laissera pressa à ce jeune homme.
TRUCHON, à part.
Quelle position que la mienne, entre deux candidatures!
MARIANNE
Et s'il veut m’embrasser ?
TRUCHON
Il n’ira pas jusque-là
VAMIATmC.
Il n'ira pai?
TKUCflO!<.
Non.
MARIA!«!fB.
Eh bien, hier, il a voulu j aller... je l'al repousfé.
TRUCBO.V.
Bien.
HARIANNB.
Il a'eat fiché.
TRucno^.
Ah ! mon Dieu !
KARtANMB.
Et il m’a dit que li je le repouasatf encore aujourd'hui il ae brouillerait avec voua.
TRUCUOff.
Oel!
MARIA!«HB.
Maia ça m'eat égal, je le repouuerat.
TitucnoN.
Non. Voua voulex donc me compromettre!
HAHIAXTTB.
Bon. On le laiaiera embraaser, ce jeune homme.
TBÜCHO».
SI, par eiemple, H a^aviaalt de vouloir paaaer oea limitas?
marian:vb.
Son compte est clair : je lui Ranque une gifle.
TROCHON.
Non. Voua fuirai ; voua irai voua enfermer dans votre diambre.
ENSEMBLE
Air ■ Oui, Ad(e>lot, t'en pria (Manche à manche).
KARIARRB.
Je Tais faire ma toilette,
Monsieur, et vous promets bien D'ètre prudente et discrète Et de fuir tout entretien,
TRVcnoR.
Entre nous la paix est faite,
Mais TOUS me promettez bien Ü’ètre prudente et discrète Et de fuir tout entretieo.
EUi tort.