‹ Le dernier chant du pèlerinage de Childe-HaroldChapitre 2 sur 13 · DEDICACE · texte numérisé non relu

DEDICACE

Un nuage grondait encore Sur les confins des airs , à l'occident obscur, Tandis qu'à l'orient le souffle de l'aurore Découvrait la moitié d'un ciel limpide et pur, Et dorait de ses feux la voile qui colore Des vagues du Léman l'éblouissant azur ! Tout-à-coup , sur un roc, dont tu foulais la cime, Tu t'arrêtas : tes yeux s'abaissèrent sur moi ; Tu me montrais du doigt les flots , les monts, l'abîme , La nature et le ciel.... et je ne vis que toi!...

Ton pied léger semblait s'élancer de sa base ;

Ton œil planait d'en baut sur ces sublimes bords ; Ton sein , oppressé par l'extase , Se soulevait sous ses transports ,

Comme le flot captif qui , bouillant dans le vase ,

S'enfle, frémit, s'élève et surmonte ses bords.

Sur l'angle d'un rocher ta main était posée; Par l'halcmc des vents goullc à goutte essuyés ,

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