‹ Le dernier jour de MissolonghiChapitre 9 sur 31 · I-E VIEILLARD · texte numérisé non relu

I-E VIEILLARD

On dirait qu'ils balancent A soutenir leurs mouvemens.

Vénérable vieillard , apprenez-en la cause : C'est au nom d'Ibrahim que je venais ici ; Jusqu'à demain encor son courroux se repose :

Il vous pardonne, il vous propose

De vous recevoir à merci.

THÉMÉLIS.

Et ses conditions?

FELTO-N.

Il faut que dans douze heures Tous vos combaltans soient partis.

Vous garderez alors vos paisibles demeures, Et rentrant au devoir dont vous êtes sortis. Obtiendrez le pardon que je vous garantis.

THÉMÉLIS.

Pour arrêter le sang, pour essuyer nos larmes, L'Europe vainement prodigue les secours; Francs, n'espérez plus rien de vos sages discours. Parlez à l'Otloman, niais parlez sous les armes. Ne vous souvienl-il plus des leçons qu'il brava? Tout traité sera nul. toute promesse vai:je, Tant que de la Tamise et des bords de la Seine

Aux champs glacés de la Neva Ne retentira pas le cri de la victoire. Environnez les Turcs de vos vaisseaux fuinans; Qu'au bruit de vos canons ils signent leurs firmansi^

( 29 ) C'est alors que nous pourrons croire A leur clémence , à leurs sermens.

( On entend nnc fusillade pins rapprochée. ) PREMIER VIEILLARD , sur la hréclie.

0 ciel! à nos soldats la retraite est,coupée! ils reculent !

THÉMÉLIS.

Hélas! je ne les vois pas tous,

DET3XIÈME FEMME.

Qu'est devenu mon père? .

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