‹ Le dernier volume des ouevres de VoltaireChapitre 20 sur 103 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

UARAUDIN.

Assurément, et d'une figure très-agréable. Pensezvous que jMrais donner à mademoiselle Thérèse un petit mari haut comme ma jambe, comme on en voit tant à la cour?

LS BAROH.

Amène-t-il ici un grand équipage? Aurons*nous bien de rembarras?

MARAUDIN.

An contraire; monsieur le comte hait l'éclat et le faste. Il a voulu venir avec moi incognito. Ne croyez pas qu'il soit venu dans son équipage ni en chaise de. poste.

LE BARON

Tant mieux; tous ces vains équipages ruinent et sentent la mollesse. Nos pères allaient à cheval, et jamais les seigneurs de la Cochonnière n'ont eu de carrosse.

UARAUDIN.

Ni votre gendre non plus. Ne vous attendez pas à lui voir de ces parures frivoles, de ces étoffes superbes, de ces bijoux à la mode.

LE BARON

Un buffle, corbleul un buffle, voilà ce qu'il faut en

temps de guerre. Mon gendre me charme par le récit

que vous m'en faites.

IIARAUDIW.

Oui, un bufHej il en trouvera ici» D sera plus eontent de vous encore que vous de lui. Le voici qui s'avance.

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