SCÈNE 10ÈME
Jocrisse, Laflûte LAFLUTE (accourant) Mon cousin Jocrisse {.,.. Mon cousin Jocrisse ! JOCRISSE
Allons, à l’autre à présent, j'vous demande un peu s’il y a moyen d'mourir tranquille ici ?
Voyous, quequ’tu veux, Laflûte ?
LAFLUTE (très vite)
Mon cousin, j'viens vous dire comme ça, en vous disant: qu'ma tante Lolotte, Verronique, Bélinette, Verturau, est morte hier au soir en décédant vers dix heures trois quarts vingt-six minutes et quatre secondes après l’coucher du soleil et qu’elle vous à laissé par son testament télégraphe... l'gilet nankin beurre frais et la calotte d’peau d'daim d’défunt mon oncle Bétifoux et... et...
Jocrisse (l'interrompant)
La, la, la, assez, Laflûte, parle pus d’ça, j'en ai
Assez comme ça sur l'occiput.
LAFLUTE
Mais, c’est ben vrai... attendez donc que j'vous r'garde... Oh!... vous tournez les yeux comme l’gros chien jaune du meunier Mathurin.
4 | nn
Oui, Laflûte, oui,tourne les yeux... pas que j'suis un dramadaire, un tigre, un serpent à sonnettes, un crocodile, un chat huant, un quadrupède,entin ! ...Tiens, r’garde... vois tout c'que j'ai fait!... Ecoute, Laflûüte, si t’as un peu d'affection de famille pour un parent, va, cours et r’viens vite avec mon ami Scopette, que j'vous fasse mes derniers adieux
. avant d'quitter c’te chambre de malheur.
LAFLUTE (le regardant)
Ah! ben sûr, mon cousin, ben sûr... jy cours. (En sortant) Dieu de Dieu, c'que c’est que nous.
(Il sort)