ASS
faire. Quand vous aurez décalqué la première vous prendrez la seconde et vous aurez votre planche complète comme si tout avait été sur la même feuille. Il n’y à plus qu’à les décalquer sur le bristol et pour cela il y à deux procédés :
Le premier consiste à barbouiller une feuille de papier assez mince avec de la mine de plomb en poudre ou avec un érayon noir et tendre frotté dans plusieurs sens. Vous placez votre feuille calquée sur le bristol et vous posez sur la partie supérieure un corps lourd pour qu’elle ne se dérange pas; vous introduisez entre cette feuille et le bristol le papier noirei qui peut être moins grand, car il est facile de le déplacer et de le faire glisser sous chaque dessin à mesure que le travail avance. Vous passez sur tous les traits de voire calque une pointe fine et bien lisse pour ne pas déchirer le papier ; la pression de cette pointe sur le papier noirei, posé au-dessous du calque la face noircie contre le bristol, reproduira sur ce dernier un dessin exactement pareil. Cette pointe peut être en mélal, ivoire ou buis ; j’ai fabriqué celle dont je me sers avec un clou d'environ 5 cent. de long sur 1 mill. ‘/, d'épaisseur, je l'ai enfoncé par la pointe jusqu'aux trois quarts de sa longueur dans une tige de (Gynérium, ensuite j'ai aiguisé.lautre extrémité (p. 10, fig. 4), dont la tête avait été enlevée, avec une lime et j'ai adouci la pointe sur une pierre à rasoir. Au lieu de mine de plomb vous pouvez barbouiller votre papier avec de la sanguine, comme on le fait pour la lithographie, ou avec du bleu (par exemple le bleu d’outremer ou bleu des blanchisseuses) que vous grattez au-dessus du papier et vous