PORTE-PLUMES ET PLUMES
Le porte-plume, de même que tous les instruments dont on se sert pour dessiner, doit être assez
gros et le plus léger possible ; le travail est plus facile et moins fatigant. Je fabrique mes porte-plumes avec
une tige de Gynerium coupée près d’un nœud. Si l’on
se sert de plumes minces on peut, pour en faciliter l’entrée, y enfoncer d’abord une plume à écrire. Un tel porte-plume peut durer plusieurs mois.
Les plumes que l’on emploie habituellement sont désignées sous le nom de plumes à dessin. Les plumes autographiques sont des plumes à dessin plus fines que les ordinaires, par exemple la J. Mittchell n° 0370, la Sommerville n° 9849 et la Gillott n° 170 ; elles se vendent Q fr. 60 ou 0 fr. 75 la douzaine. Les plumes dites Zifhographiques, que l’on trouve depuis quelques années dans le commerce, produisent des traits très fins et la taille étant courte au lieu d’être allongée, l’encre coule facilement ; la plume lithographique Brandauer n° 518 (fig. 1, page 10) convient très bien, elle se vend 1 fr. la douzaine. Je parlerai
plus en détail de ces plumes au chapitre Lithogra-
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phie. Si la plume devient trop grosse, on peut lui refaire une pointe fine en la frottant sur une pierre à aiguiser (voir au chapitre lithographie). Les deux pointes doivent être sur le même plan et bien égales ; on s’en assure en les examinant à la loupe ou en appuyant la plume sur l’ongle de manière à écarter ces pointes, ce qui permet de voir si elles sont bien égales. La plume est ordinairement meilleure après s’en être servi un peu, 1l ne faut donc pas le rejeter au début si elle ne va pas très bien.