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d’atténuer ou d’effacer les traits à l'encre. Prenezune gomme souple et molle, celles qui sont dures ne valent rien ; la gomme Hardtmuth ou gomme éléphant est très bonne, un morceau de grosseur moyenne (59 mill. sur 35) coûte 75 centimes.
Il y a des gommes rugueuses pour effacer l’encre (gomme Faber, etc.) et on se sert souvent de grattoirs dont la forme est très variable. Il faut gratter légèrement de manière à ce que le papier soit atténué insensiblement et non marqué d’un sillon profond ; on lisse la place gratiée en frottant avec un corps dur et poli, par exemple, le manche du grattoir. Si la nouvelle ligne doit être faite auprès de l’ancienne, il est préférable de la faire avant le grattage, on enlève ensuite ce qu’il y a de trop ; de cette façon il n’y à pas à craindre que le papier gratté boive l’encre et donne un trait irrégulier et trop large. Faites donc autant que possible les corrections avant le grattage.
EXÉCUTION
Si vous ne savez pas dessiner, essayez-d’abord à calquer. Prenez du papier transparent dit papier végétal, il ÿ en à de mince et mou et d’autre plus épais et ferme ayant l’aspect du parchemin; calquez au crayon de bons dessins et repassez les lignes à l’encre. Quand vous serez arrivé à un résultat satisfaisant, vous vous exercerez à copier ces mêmes dessins sans les calquer. Ne faites d’abord que les principales lignes ; quand vous les ferez bien vous aborderez les détails, puis les ombres. Enfin vous ferez du dessin d’après nature, vous prendrez d’abord un objet facile, par exemple, une feuille. Vous la
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poserez Sur votre papier et vous suivrez légèrememt avec un crayon ses contours avec leurs sinuosités ; vous la déplacerez un peu en dehors des contours que vous venez de marquer et, l’ayant sous les yeux, vous repasserez le crayon sur ces contours en les accentuant et corrigeant les irrégularités que vous aurez pu commettre ; vous ferez ensuite les nervures. S'il s’agit d’une plante entière vous procédez de même en ayant soin de la poser simplement sur le papier sans appuyer dessus, ce qui pourrait allonger les parties courbées et changer le port de la plante. En suivant avec le crayon les principaux contours vous êtes certain d’avoir la position exacte des diverses parties et leurs dimensions, vous corrigez cette esquisse et vous tracez ensuite les principaux détails; quant aux petits détails vous arriverez facilement à les faire du premier coup à la plume. Les dessins d'histoire naturelle doivent être très exacts, toutes les lignes bien marquées, il faut éviter avec soin les formes vagues et indécises qui produisent de jolis effets dans les paysages ; ici tout doit être distinct. Vous pouvez tracer plus fortement les contours du bas et d’un côté, ce qui donne du relief à votre dessin; on suppose généralement que la lumière arrive sous un angle de 45° à gauche et alors c’est le côté droit qui doit être tracé plus gros. Si vous ombrez votre dessin, l’ombre doit être assez lécère pour ne pas cacher les détails. Les objets placés sur des plans différents sont ombrés d'autant plus légèrement qu’ils sont plus éloignés. Dans une sphère ou un cylindre, l’ombre la plus forte n’est pas tout à fait au bord opposé à la lumière, mais un
peu en deçà ; sur les petits dessins il est difficile d’en tenir compte.
Les ombres à la plume se font au moyen de éraits, de hachures ou de points.
Traits. — Ils doivent être fins, parallèles et d’autant plus rapprochés que l’ombre doit être plus forte ; pour les corps ronds les lignes devront être courbes. Si une partie doit être plus ombrée il faut mieux rapprocher beaucoup les traits fins que d’en faire de trop gros à moins que l'on ne veuille faire très noir ; on obtient. ainsi facilement des tons gradués. Si les traits sont trop longs pour les faire d’un seul coup, il faut faire les raccords avec soin et les traits de longueur différentes pour que ces raccords ne se trouvent pas en face les uns des autres; ils seront moins visibles.
Hachures. — On nomme ainsi les traits qui s’entrecroisent ; ceux qui s’entrecroisent obliquement produisent un meilleur effet que ceux qui s’entrecroisent en carré ; pour les corps ronds les hachures seront formées de lignes courbes.
Pointillé. — Le pointillé est formé de points plus ou moins rapprochés ; avec le pointillé il.est plus facile qu’avec les traits d’atténuer insensiblement les ombres et d'arriver au blanc sans transition brusque, mais c’est plus long.
Les ombres peuvent être faites au lavis avec un pinceau et de l’encre de Chine délayée dans un godet. Pour les parties plus noires on passe plusieurs couches de moins en moins larges et on atténue les bords avec un pinceau pour que l’ombre diminue insensiblement;
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c’est ainsi qu’il faut agir pour ombrer les sphères et les cylindres.
Les dessins à la plume peuvent être facilement peints à l’aquarelle. Il faut avoir soin que l’encre soit indélébile et bien sèche au moment du lavis pour que le passage du pinceau n’en enlève pas une partie qui salirait les couleurs. Si les couleurs sont en tablettes, vous les frotiez par un des bouts avec un peu d’eau dans un godet ou une soucoupe et vous les mélangez pour arriver à obtenir la nuance que vous désirez. La peinture à l’aquarelle est utile pour es oiseaux, les champignons, etc., mais dans d’autres cas elle est plus nuisible qu’utile parcequ’elle rend moins visibles des détails intéressants à connaître.