Pied : 0m
Fig. 5.
mité la plus éloignée de la ligne de base du tableau. Ce fil mobile servira à indiquer, lorsqu’on le placera 'sur un point quelconque de la base de l’échelle combien ce même espace indiqué à la pljice où pose le fil est réduit à tel ou tel enfoncement (un carton ou une toile à tableau est préférable à un papier très
souple). Si donc ce fil est arrêté en L, parce que l’objet dont vous voulez connaître la réduction porte quatre pieds et demi, et que vous vouliez connaître combien cette dimension de quatre pieds et demi diminue perspectivement à l’enfoncement de six pieds, par exemple, vous cherchez le sixième pied d’enfoncement sur la verticale AE, là où passe le fil ; ici M, point indiquant l’enfoncement, est le terme de réduction que vous prenez avec le compas pour être porté sur le tableau scénographique. Par ce moyen toutes les mesures géométriques ou géométrales et orthographiques, deviendront scénographiques ou perspectives.
Rien n’est si facile que la pratique ou l’emploi de cette
SOLUTIONS PRATIQUES DE PERSPECTIVE 14T
échelle, que les peintres se rendront familière avec grand plaisir et profit1 * * 4.
Traité complet de la Peinture .
D Sutter.
Le choix du point de vue est très important, car s'il est mal placé dans le tableau, il en résultera des effets désagréables ou difficiles à comprendre : c'est le point de départ de toute composition. On place le point de vue au centre delà composition et la ligne d'horizon au tiers de la hauteur du tableau, à moins que l'étendue de la scène n'exige un concours nombreux de personnages ou une grande étendue de pays ; alors on la fait passer au-dessus de la tête des figures situées sur le premier plan. Le point de distance -est généralement éloigné d'une fois et demie la largeur du tableau ; il en résulte un rapport de lignes plus gracieux, plus un , que s’il était trop rapproché ou trop éloigné. Toutefois, ces données étant à peu près arbitraires, elles dépendent entièrement du goût de l’artiste et de la nature de la scène qu'il veut représenter.
Philosophie des Beaux-Arts, 1870.
Jean Cousin (isoo-1589).
Figure entière du corps humain racourcie. Un peu de costé veüe par la plante des pieds , le dos dessus. — Comme nous avons monstré par cy-devant aux figures précédentes, ainsi faut-il user de semblable méthode à celle-cy, et ayant fait la figure estenduë de long par le costé le dos dessus, faut aussi
1. Tel est le point de départ du système de Paillot de Montabert qui, grâce à un système très ingénieux, de décomposition des lignes et des volumes, et de
mesures au compas sur la nature, parvient à mettre une figure en perspective.
Les figures 6 et 7 nous donnent sans autre commentaire l'explication de la façon dont il prend les mesures d’un profil. Un compas courbe est le complément de
cet appareil.
observer ses proportions et mesures, comme il appert sur la ligne à niveau 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et renvoyer les dite s proportions et mesures par lignes diagonales sur la perpendiculaire qui sépare la figure racourcie et l'ombre de la susdite figure veüe de costé : puis pour faire la figure de l'ombre, faut tirer une ligne pénétrante au milieu de ladite figure, et y observer les proportions et mesures marquées 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, la première marquée 1, pour la teste; la seconde 2, pour les épaules, et ainsi conséquemment des autres jusques à la huitième mesure, et faire la figure de l'ombre comme si le Soleil donnoit directement à plomb sur le dos, pour en prendre le traict, puis faut tirer lignes perpendiculaires, montantes et procédantes de la figure estenduë de son long, et veüe de costé, desquelles intersections il s'en fait la ligne racourcie un peu de costé, et comme il appert en démonstration de la présente figure estenduë par la plante des pieds, le dos dessus \
Le livre de Pour tr aie ture.
Gérard de Lalresse (I64i-i7ii).
Pour dessiner en raccourci (plafond). — Je suppose, pour me servir d'un exemple, que je veuille dessiner, sans lever les yeux, l’hotel de ville d’Amsterdam, ou tel autre édifice, quand même il auroit trois fois plus d'élévation. Je choisis pour cela une distance de huit à dix pieds, plus ou moins,, selon que le sujet le demande.
Je prends ensuite un miroir convexe d'environ un pied de
1. Nous donnons hors texte une des planches de l’ouvrage qui permettra de comprendre clairement la méthode de J. Cousin, quoiqu’elle ne s’applique pas précisément à la citation que nous publions. Les numéros de cette planche coïncident avec ceux de notre texte. Mais pour que celui-ci corresponde complètement avec la gravure, il faudrait remplacer les mots « veüe par la plante des pieds le dos dessus » par « veüe par la sommité de la tête, le ventre dessus ».
PROCÉDÉS PRATIQUES DE MISE EN PLACE p49
diamètre, que je place contre le côté intérieur de mon portefeuille, de manière que je puisse le poser perpendiculairement, ou plus ou moins obliquement, selon que je veux voir les objets plus par en bas et plus hauts. Je m'approche ensuite avec ce portefeuille ouvert, le dos tourné vers l'objet, jusqu'à ce que l'édifice, l'arbre, etc. vienne se peindre de la manière que je le désire dans mon miroir ; je dessine alors l’objet comme je le vois sur du papier blanc ou bleu.
Le Grand Livre des Peintres.
Léonard de Vinci (1452-1519).
Des parties de l’objet qui s'éloignent de l'œil, la plus mince et petite et la moins étendue sera plutôt inaperçue que les plus grosses : on le remarque pour les membres déliés des animaux. On ne voit pas sitôt le bois et les pieds d’un cerf, que son corps, qui, étant plus gros et ayant plus d’étendue se découvre plus loin. En général la première chose qui disparaît dans l’objet, ce sont les contours qui le terminent et qui donnent leur forme à ses parties.
Traité de la Peinture. (Trad. Péladan. Delagrave, éditeur.)