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DES VUES PANORAMIQUES

Perspective linéaire (fig. 2).

Suite du N° du 15 avril 1901.

Le bas de la figure. étant identique à ce que nous avions précédemment, nous allons supposer -les profondeurs perspectives non plus parallèles, c’est-à-dire fuyant en unjpoint placé à l’infini, mais fuyant en un point de concours ou de fuite P. Ce point est placé très loin, et

Fia. 2.

hors des limites de notre épure, sur la verticale mx par exemple.

Voici comment nous obtiendrons notre échelle de dégradation.

Nous établirons un premier rectangle (trapèze rectangle sur la perspective), ce qui donne

la direction 0, 10, 20, 30 ceci fait, sur ce

rectangle les lignes tiretées telles que m 20. réunissant les sommets de droite au milieu des côtés supérieurs permettent d’achever de proche en proche l’échelle fuyante.

Désormais, toutes les profondeurs vont fuir au point P comme les divisions égales de notre échelle; le point P est toujours inaccessible; aussi aurons-nous recours pour la mise en place des fuyantes, aux divers moyens connus, en particulier le dessinateur pourra recourir à notre Règle à parallèles perspectives dont l’emploi est fort simple et ne nécessite pas de constructions préliminaires.

Documents officiels

Quoi qu’il en soit, le tracé est identique au précédent : a vient en al sur l’horizontale, remonte par l’échelle fuyante en a\ et est ramené sur l’horizontale a'lal, — al étant déterminé avec exactitude par la mise en place de . la fuyante <xalt direction D’, sans cesse variable. Il' en. sera de même pour obtenir b, et clX la verticale c,ct sera connue en mesurant la hauteur o“,i sur l’échelle horizontalê c\x. Nous voyons donc, comme il fallait nous y attendre, que les largeurs, les hauteurs et les profondeurs vont diminuer progressivement, au fur et à mesure que nous nous éloignerons de notre ligne de terre a om.

Ce qui précède -constitue tout ce qu’il nous faudra connaître pour effectuer nos mises en place dans l’un ou l’autre système ; on voit que ces tracés sont d’une simplicité et d’une commodité exemplaires.

Planche 1

Comme nous l’avons dit plus haut, ces tracés ont été utilisés par les peintres de batailles des siècles précédents ; nous allons donner ici la mise en perspective d’une place fortifiée à la hollandaise , et nous reproduirons côte à côte les tracés, en perspective cavalière et en perspective linéaire. Le niveau du report en plan est pris à la cote d’altitude 6om, c’està-dire au fond du fossé, la coupe suivant ABC, échelle différente de l’ensemble, nous donne les hauteurs dont nous avons besoin.

Ceci entenxlu, notre dessin montre comment le point a, ramené verticalement en «et ensuite suivant la fuyante, est déterminé en at par l’emploi de l’échelle, comme il a été dit précédemment. Il y a à observer une certaine altitude, h', nous porterons -j- 7z , hauteur connue par la coupe et mesurée horizontalement suivant xy de l’échelle perspective, b nous donnera b, et aussi bt à l’altitude h,, c nous donnera cl et aussi ct à l’altitude 7z,,

C’est ainsi que, de proche en proche, nous établirons le dessin de notre ouvrage, construisant point par point le relief, absolument comme s’il s’agissait de créer un modèle réduit en nature.

Nous remarquons sur le dessin des lignes topographiques ou de niveau; celles-ci, marquées sur la carte, seront établies point par point, non pas seulement sur le plan horizontal qui nous sert de base et situé à la cote 6om, mais aussi à leur position réelle dans l’espace, pour la courbe de 40“, l’équidistance étant ici de 10 en 10 mètres, nous aurons la projection marquée par une ligne tiretée; en portant les verticales — h, nous obtiendrons en trait plein la ligne (40 )4 Si donc nous avons une^chute brusque de terrain, nous pourrons la reproduire et ne faire émerger, par exemple, que le toit d’un clocher, comme cela aurait lieu dans la réalité.

Pour la perspective cavalière, la hauteur négative — h sera constante; pour la perspective linéaire, elle diminuera de — h en — 1è,

conformément à la dégradation de l’échelleperspective.

Notre dessin s’étend sur 700 mètres en profondeur, ^superficie déjà respectable.

F.- J. Pillet,

Ingénieur des Arts et Manufactures ..

[A suivre.) ' .

Règles de Perspective

Sans Maître, ni compas. ,

Pour bien envisager les choses, tout dépend dur point de vue où l’on se place.

Talbeb.

CUIR ET PYROGRAVURE

La façon d’utiliser et de travailler le cuir varie à l’infini ; on a beaucoup trop abusé de la pyrogravure, et cependant on obtient, grâce à elle, de jolis effets, à condition de ri’ en user qu’avec discrétion.

Les fonds trop accentués, trop brûlés, sont toujours un peu lourds, il est vrai ; mais lorsque le cuir teinté est souligné d’un trait pyrogravé légèrement, cela donne plus de vigueur au dessin.

La pyrogravure, le cuir repoussé, ciselé et teinté, sont maintenant à la portée de tousceux qui savent se servir d’un crayon, s’ilssont un peu guidés, et le résultat obtenu est prompt et vraiment utile.

Dans les compositions du dessin, les fleurs,, feuilles et fruits stylés sont d’un grand secours. On peut aborder la tête ou le sujet, lorsqu’on est un peu plus fort.

Dans le dessin ci-contre c’est le « cyclamen ». qui est le thème des différentes compositions ; lescroquis pris d’après nature doivent être utilisésd’une façon harmonieuse et agréable à l’œil.

L’angle de livre; ou de buvard et la bande peuvent être interprétés de la même façon : repousser légèrement les feuilles et les boutons,, et pyrograver le fond ; passer une teinte légère de brou de noix sur le fond, et laisser les motifs couleur naturelle du cuir; le pointillé or,, pour le fond de la bande, serait d’un joli effet.

Pour le motif du bas de la page, il faut repousser et bourrer fleurs, feuilles et tiges, et graver ensuite les traits bien légèrement.

Je compte revenir un jour sur- ce sujet, et donner quelques conseils pratiques à ceux de . nos lecteurs qui voudraient s’occuper de -cet art, à la fois si pratique et si amusant, avec lequel on peut décorer son « home », embellir sa maison tout en y imprimant sa note personnelle. Saint-Maxent.

^MÎiWÏÏÏÏÏ»

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