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HISTOIRE DE L’ART

Préparation à l’examen oral des Lycées et Collèges i degré supérieur )

Les anciens connaissaient-ils laperspective ?

Les premières traces de perspective se rencontrent dans les peintures pompéiennes; on y découvre l’effet de cette première remarque :

Les lignes d'épaisseurs paraissent obliques

(fig- 0-

Cette vérité incomplète a fait faire deux fautes à l’auteur de cette peinture qui se trouve au Louvre (salle des fresques antiques) :

i° Les lignes obliques sont parallèles au lieu de fuir en un point;

2° L’axe de la colonne n’étant pas déplacé comme il devrait être (fig. i bis), celle-ci arrive gauchement sur son socle.

Aussi le peintre a-t-il employé un palliatif qui consiste à faire oblique la ligne A qu'il savait être horizontale, comme parallèle à B. Les contours postérieurs des tores C de la base sont laissés dans le vague. En voici un autre exemple (fig. 2) au Capitole à Rome, où le- contour fuyant de l’ellipse est masqué par des colombes.

Voici (fig. 3) un exemple de la mésintelligence existante entre la perspective théorique dans son enfance et la perspective d’observation. La partie DEF est établie théoriquement par des parallèles à la base DE. Les parties G et H sont faites d’observation. Cette peinture existe à Poropéi.

Celle-ci (fig. 4) est dans la salle des fresques antiques au Louvre : on y trouve l’effet de la

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