POINTS CÉLESTES ET POINTS TERRESTRES
La théorie exposée au chapitre précédent est au fond de toute opération de perspective.
En effet, toute espèce de forme peut se projeter en plan horizontal et en plan vertical, et, en mettant en perspective ce plan horizontal et ce plan vertical, on aura tout naturellement la perspective de l’objet lui-même.
Ainsi, que l’on veuille mettre en perspective un objet incliné, soit le parallélépipède a b c d appuyé sur le parallélépipède e f g h.
La projection horizontale de ce groupe aura la forme ij quhlxr, dans la-
quelle les différentes lignes de la projection verticale formeront les divisions a n, o p, g r, s t. Projetons sur le tableau T tous les points de ce plan et mettons-le en perspective.
Lorsque le plan devient un peu compliqué comme dans cet exemple, on en fait le tracé en perspective au-dessous de la ligne de terre, comme il est montré dans la figure 75, afin de lui donner plus de développement et d’obtenir des intersections plus franches. Puis, de ce plan auxiliaire, on élève des lignes
LA PERSPECTIVE
verticales jusqu’au-dessus de la ligne de terre, et on les prolonge suffisamment pour tracer la figure demandée.
Notre plan ainsi mis en perspective, sur une ligne L H plaçons toutes les hauteurs de la projection verticale, et traçons l’échelle de perspective. Le point e donne la hauteur du parallélépipède u kxl; c’est sur la ligne partant de ce point que nous prendrons les hauteurs des lignes élevées sur les points u x h /. Les points m et n du plan en perspective donnent le point de contact du parallélépipède avec le sol, ils ne bougeront pas.
Le point a de l’échelle donne la hauteur de la base relevée du parallélépipède. Nous prendrons sur la ligne de l’échelle menée par le point a la hauteur des verticales élevées en i et en j. Le point c et le point b de l’échelle donnent les hauteurs de la base supérieure. Sur les lignes de l’échelle menées par ces deux