LE THORAX
Le thorax (mot grec qui signifie creux de la poitrine) ou cage thoracique est formé par les côtes qui s’attachent aux vertèbres dorsales et viennent par devant se relier au sternum soit directement, soit par un cartilage commun.
Le sternum est un os plat, impair, situé au milieu de la poitrine, dont il forme la paroi antérieure. Cet os, que sa forme a fait comparer à un glaive, se divise en trois portions : la poignée, située au sommet, la lame et l’extrémité inférieure, pointe du sternum, appelée appendice xiphoïde (du grec xiphos, épée). La partie supérieure de la poignée présente trois échancrures : une médiane, fourchette du sternum, et une de chaque côté servant à l’insertion de la tête de la clavicule. Les bords du sternum présentent de chaque côté sept échancrures destinées à recevoir les cartilages spéciaux des six premières côtes et le cartilage commun qui réunit les suivantes. Le sternum est situé au niveau de la deuxième vertèbre dorsale pour sa partie supérieure, et de la dixième pour sa partie inférieure. Si on regarde le squelette de profil, on voit que le sternum est placé obliquement par rapport à la colonne vertébrale, sa partie inférieure s’en éloignant plus que sa partie supérieure. La longueur du sternum chez l’adulte est de 19 à 20 centimètres, c’est-à-dire un peu moins que la longueur de la main.
La cage thoracique, limitée en arrière par la colonne vertébrale et en avant par le sternum, est formée essentiellement par les côtes qui, au nombre de douze de chaque côté, déterminent la cavité en claire-voie où se trouvent enfermés les organes de la respiration et de la circulation du sang, les poumons et le cœur. Cette cage a son maximum d’étendue au niveau de la huitième côte, qui est la plus grande de toutes. La plus petite est la première, la toute supérieure ; leur taille augmente progressivement jusqu’à la huitième, et diminue de nouveau jusqu'à la dernière. Les six premières, attachées directement au sternum chacune par un cartilage propre, sont dites vraies côtes ; les quatre suivantes sont appelées fausses côtes et se rattachent au sternum par un cartilage commun et les deux dernières dites côtes flottantes , ne se rattachent à rien et restent
libres dans l’épaisseur des parois de l’abdomen. Vous dessinerez avec grand soin la cage thoracique, travail compliqué qui demandera plusieurs séances. Mais il aura un double résultat : d’abord de vous apprendre l’anatomie de cette région, ensuite de constituer une excellente étude de perspective, car je vous réponds que vous aurez du mal à bien faire tourner vos côtes et à les faire distinguer les unes à travers les autres depuis leur point d’insertion à la colonne vertébrale jusqu’à leur extrémité antérieure. Vous dessinerez aussi cette cage par derrière, pour voir comment la côte s’attache à la vertèbre. Vous Verrez qu’elle s’appuie sur la partie supérieure de la vertèbre à laquelle elle correspond, et touche légèrement la vertèbre placée immédiatement au-dessus. La côte présente ensuite une tubérosité qui s’articule à l’apophyse transverse de la vertèbre, sur laquelle elle pivote dans le mouvement de bas en haut et de haut en bas de la respiration.