LE DEUIL AU PÉROU
Voici comment on entendait tout dernièrement encore le Deuil au Pérou. Dès que le défunt était conduit au cimetière, l'épouse et les autres femmes de la maison attendaient le retour d'une partie des gens qui avaient accompagné le convoi, et, comme le Deuil durait un mois, toutes les personnes avec lesquelles on était lié et qui t^vaient assisté à la cérémonie, s'imposaient le devoir de venir, à tour de rôle, tenir compagnie à la famille affligée, les hommes se tenant dans l'antichambre, les dames dans le salon, tristement éclairé par la lumière languissante d'une lampe recouverte d'un crêpe; tout le monde devait être exactement vêtu de noir, et il n'était permis de parler que dans l'antichambre,