‹ Le Deuxième centenaire de l'érection du diocèse de QuébecChapitre 65 sur 114 · Os de saint Germain · texte numérisé non relu

Os de saint Germain

54. Arlire où Jésus-Christ fut flagellé. — Pierre du Champ du Sang. — Pierre du Calvaire. — Bois du Jardin des Oliviers. — Terre où Jésus pria. — Pierre de la grotte de sainte Madeleine. — Pierre du désert de Notre-Seigneur. — Os de saint Gemini, martyr: sainte Félice, martyre ; sainte Sabine, vierge et marty]'(3 ; saint Urbain, martyr ; saint Picto, martyr ; saint Mesmim, martyr ; saint Yénérasus, martyr ; saint Pru tus, martyr ; saint Victorin, martyr ; saint Second, martyr ; sainte Cordule, vierge et martyre : sainte Victorine, saint Gorgonius, sainte Natale, martyre ; saint Primitine ; saint Honorât, martyr : saint Cup(U'tin, saint Marin, saint Sévère et sainte Silvie, martyrs ; saint Paulus, martyr ; saint Crispin, martyr ; saint Alexis, saint Marialus, martyr.

55. Os de sainte Fortune, martyre ; saint Magnus. saint Pancrace, martyr ; saint Antoine, saint Ignace, martyr; saint Constance, martyr. Os des saints martyrs Thébéens, saint Mathicui, apôtres ; saint Sulpice.

saint Pie, martyr; saint Zoppiminus. martyr; saint Vital. — Parcelle des saints martyrs dn Japon. — Pierre dn Mont Tabor.

56. Saint Floride, martyr ; au-dessus du grand autel, côté de l'Evangile.

57. Os de saint Louis de Gonzague, saint François de Borgia ; saint Thomas, apôtre ; saint Louis, roi ; saint Paul, apôtre ; saint Gaudias, saint Amable, saint Zenon, martyr.

Parmi ces reliques se trouvent deux lettres autographes, l' une de saint Vincent de Paul adressée à la Révérende-Mère Supérieure de cette institution, en 1652, l'autre de saint François de Salles, en 1610, à Madame de Chantai, aujourd'hui sainte Jeanne de Chantai.

«La grâce de Notre-Seigneui- soit avec vous pour jamais. Il est vray que ceux qui m'ont fait l'honneur de vous rapporter l'estime que je fais des missions du Canada ont eut sujet de le faire; car en effet je regarde cet œuvre comme F un des ijIus grand qui se soient fait depuis quinze cens ans, et ces saintes âmes qui ont le bonheur d'y travailler comme des âmes vrayment apostoliques qui méritent laprobation et le secours de toute l'église, particulièrement vous et votre communauté qui contribuez a lassistance spirituelle et corporelle des pauvres et des malades qui est le comble de la charité chrétienne, et en quoy je tiendray a la singulière bénédiction de vous aider s'yl plait au bon Dieu de m'en faire la grâce quelque jour. Quant à présent, Ma chère Mère, cela m'est du tout mipossible, a causse

flCs misères de ce pays icy^ pronenantes des guerres passées et des divisions présentes de ce royaume, qui réduisent les provinces dans une entière désolation, a quoy plusieurs personnes ciiaritaMes de Paris tâchent d'apporter quelques remèdes contribuant de leurs soins et de leurs aumosnes pour empêcher que le monde périsse de pannreté ; mais ces aumosnes ne pouvant suffire, il seruiroit de peu de leur parler des besoins du Canada, Je ne donte pas, ma chère mère, que ceux de votre hôpital ne soient grands après les pertes que les Hiroquois vous ont fait souffrir de delà, et la diminution notable de revenu que vous avez icy sur les coches, dont je suis bon tesmoin pour ce que plusieurs de nos maisons y aient leur petite subsistance, ont peine d' en tirer la moitié de ce qu'elles en tiroient ci deuant. Je prie Notre- Seigneur, Ma Rde. Mère qu'yl suscite quelques bonnes personnes qui vous donne moyen de luy continuer vos services en ses pauvres membres. El c'est ce que j'ose espérer de sa paternelle prouidence qui est adorable par tout. Jay une particulière confiance en nos prières, bien que je sois indigne d'y participer, je vous les demande néanmoins avec toute r humilité que le puis, et avec désir qu'yl plaise a Dieu me faire la grâce de vous seruir qui suis en son amour.

Ma Rde. Mère, Votre très-humble et obéissant seruitenr,

Vincent de Paul, Ptr. de la Mission.

(Copie de la lettre de Kaint François de Sallen }t madame de Chanta,!.)

Ma(laiii(\ ma chtM-e filh».

Je nous écrillis, avaiil-hierseulpinenl, p(3iir accompagner une lettre que la bonne mademoiselle Desiiilles envoyait à monsieur A^ielmay, son confrère, Maysiayme bien mieux vous escrire maintenant sur le sujet de votre lettre. Tandis que nos cors sonl en douleur, il est malaysé d'élever nos cœurs à la considération porfaite de la bonté de nostre Seigneur: cela n'appartient qu'à ceux qui par de longues habitudes ont leur esprit entiéremeut contourné du costé du ciel. May nous qui sommes encore trop tendres, nous auous des âmes qui se diuertissentaysement au sentiment des humeurs et douleurs du cors. C'est pounjuoy ce n'est pas merveille si durât vos maladies vous avez interdis F usage de Torayson intérieure, aussi en ce temps-la il suffît d'employer les prières jaculatoyres et sacrées aspirations. Car puisque le mal nous fait tant sonnent souspirer, il ne couste rien de souspirer, en Dieu et a Dieu et pour Dieu, de plus que souspirer pour fayre des plaintes inutiles. Mais maintenant que Dieu vous a rendu votre santé, il faut bien, ma cliere fille, reprendre votre oraison au moins pour une demi-heure le matin et un quai-t d'heure le soir avant souper. Car depuis qu'une fois N. S. vous a donné le goust de ce miel céleste ce nous sera un grand reproche si vous vous en dégoustez, et mesmement puis qu'il uous le fait gouster auec beaucoup de facilité et de consolation, ainsi que. je me resouuiens fort bien que uous me l'auiez auoué. Il faut donc prendre bien courage et

ne point periiietire que les coiinersations et cette vayne sujettion que nous rendons à ceux que nous hentons nous priue d' un si rare bien comme est celui de parler cœur à cœur auec son Dieu. Vous m' obligez certes beaucoup de me donner un peu des nouuelles de notre âme, car la mienne l'ayme chèrement et ne se peut empescher de désirer de savoir en quel état elle se trouue, mais la uariété des desseins que monsieur Vielmay, a eu de uous^faire reuenir ici, et de vous faire demeurer au champ, m'a retenu de uous en demander. Faites-moi donc ce bien, je vous en supplie, de mescrire quelque fois, auec assurâce que je uous donne de tout cœur uous i^pondre, comme aussi de correspondre fidèlement a T honneur que uous me faites de me uouloir de bien, par une trè sincère affection a notre seruice. Dieu soit a jamais au milieu de notre cœur, pour la remplir et faire abonder en son saint- amour. Ce sont les souhaits journaliers.

Madame, ma chère tille,

de notre plus humble ami père et serv. Franc. E. de Geneue.

XXIjuilt. 1610.

Je suis le fort affec. seru.

de Madame notre chère sœur et Mlle, la petite nièce, ma fille, que j'honnore de tout mon cœur.

RELIQUES. -

EXPOSÉES A LA CHAPELLî: DU SÉMINAIUK.

Liste des Reliques qui furent offertes à la vénération des fidèles pendant le Triduiun à la chapelle du Séminaire,

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