‹ Le Deuxième centenaire de l'érection du diocèse de QuébecChapitre 92 sur 114 · SOUVENIRS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

SOUVENIRS HISTORIQUES

A la date du 25 mai 1615, les trois premiers apôtres qui aient amioncé l'évangile sur les bords d II Saint-Laurent, mettaient pied à terre à Tadousac : qu(^l(pies jours plus tard ils arrivaient à Québec.

Le navire à bord duquel les saints missionnaires avaient fait la traversée de l'Atlantique était le St. Etienne. Ce navire, parti de Honfleur le 24 avril précédent, avait pour capitaine et commandant le sieur de Pontgravé.

Les noms de ces trois premiers missionnaires de I" évangile étaient: Denis Jamay, Jeun Dolbean, et Joseph Le Garon. Ils appartenaient à l'ordre religieux des Récollets, et amenaient avec eux un frère de leur ordre, le frère Pacifique Duplessis.

L'arrivée au Canada de ces quatre vénérables missionnaires était due à la sollicitude de Ghamplain, fondateur de Québec, et père de la Nouvelle-France. Voici en quels termes Ghamplain s'exprime à Ce sujet. {Mémoires de Champlain^ édition Laver dière- Desbarats.)

a Ayant reconnu dans mes nombreux voyages

qu'il y avait, en quelques endroits du Ganada, des peuples sédentaires et se livrant à l'agriculture, mais qui n'avaient ni foi ni loi et vivaient sans connaissance de Dieu, sans religion et comme des brutes, je compris que je me rendrais coupable, si je ne faisais tous mes eiîbrîs pour leur procurer les moyens de connaître Dieu e t notre sain te religion. Pour exécuter ce dessein, j'ai tâché de trouver quelques bons religieux qui avaienit le zèle et la gloire de Dieu ! »...

Les Récollets étaient à peine arrivés à Québec qu'ils entreprenaient de bâtir une chapt^lle. L(^ soin de cette construction fut confié au Père l)olb(\iu ; et le vingt-sixième jour de juin 1615, un mois après leur arrivée, ce Vvénérable récollet avait le bonheur de dire la première messe dans la petite chapelle de

la Basse-Ville ! Humble chapelb^ construite en

bois brut la mère de toutes ces innombrables

chapelles, églises, et somptueuses cathédrales, ornées de l'or le plus fin, resplendissantes des pierres les plus

précioLises, que Ton voit dissimiiiées partout, aujourd'hui, sur ce vaste coutinent de T Amérique du Nord, f4 devaut lesquelles le voyageur s'arrête étonué !

Cette petite chapelle de la Basse Ville est aussi la mère — fous et or/go— de la vénérable cathédrale de Québec, que V immortel Pie IX vient d' élever au rang de Basilique mineure : lui octroyant par là, un gage tout spécial de son affection, puisque ce nouveau titre lui donne la primauté sur toutes les cathédrales des deux Amériques. En effet, l'église de Notre- Dame de Québec est la seule basilique de tout le continent américain.

Voici en quels termes le Père LeClercq raconte les cérémonies qui accompagnèrent la célébration de la première messe du Père Dolbeau dans la Basse- Ville de Québec.

« Rien ne manqua pour rendre cette action solennelle, autant que la simplicité de cette petite troupe d'une colonie naissante le pouvait permettre. S' étant préparés par la confession, ils y reçurent le Sauveur par la communion eucharistique. Le Te Deum y fut chanté au son de leur petite artillerie, et, parmi les acclamations de joie dont cette solitude retentissait de toute parts, Ton eût dit qu'elle s'était changée en un paradis, tous y invoquant le roi du ciel, et appebint à leur secours les anges tutélaires de ces vastes provinces. »

L'historien auiéricaiu, Shea, apprécie cel évém»ment de la manière suivante :

« Ce fut un beau jour pour Ghamplain et pour les colons réunis autour de lui qu(^ celui où, dans la petite

et pauvre chapelle de Québec, ils assistaient, pour la première fois, au saint sacrifices de la messe, sur les bords du grand fleuve Saint- Laurent, inaugurant ainsi la foi catholique dans le Canada. Pendant un siècle et demi, F église de Québec a été le centre et le seul foyer du catholicisme dans les immenses régions qui s'étendent depuis la Baie d'Hudsonjus qu'aux possessions espagnoles.»

Quelques semaines après leur arrivée, les trois pères Récollets se partagaient l'immense domaine offert à leur zèle apostolique. Ferland décrit comme suit ce singulier partage :

« L'on tint un conseil auquel assistèrent Ghamplain, les Pères Récollets et quelques unes des personnes les plus intelligentes de la colonie. L'on y convint que les missionnaires seraient placés sur différents points du pays : que le Père Denis Jamay resterait à Québec, d'où il desservirait les Trois Rivières ; que le Père Dolbeau irait demeurer à Tadoussac pour insiruire les Montaguais, jusqu'au golfe Saint-Laurent. »

Le Père Le Garon eut en partage le pays des Hurons, où les Français n'avaient pas encore pénétré.

Le champ était vaste, ajoute Ferlaud : aussi y availon taillé largement. Gar, depuis le golfe Saint-Laurent jusqu'à l'extrémité occidentale de la mission confiée au Père Dolbeau, l'on comptait trois cent cinquante lieues en ligne directe ! A la vue de cet acte d'héroïsme sublime, et de tant d'autres qui pullulent dans notre héroïque histoire — (tous relatés dans ce bon vieux langage de nos auciiMines annales)— un

seul cri, mais un cri d'enthousiasme, part tout naturellement du fond du cœur, et vient éclater sur nos lèvres quels hommes!

Dès le mois de décembre de la merne année, le Père Dolbeau prenait possession de sa cure àTadous sac... Il commença par se bâtir une cabane, et une sorte de chapelle pour y réunir les Français et les sauvages, et y célébrer l'office divin.

Le zèle du bon Père ne se borna pas seulement à évangéliser les Montagnais, mais il alla encore porter la bonne iiouvelle de l'évangile chez les Betsiamites, les Papinachois, et jusque chez les Esquimaux.

Le Père Le Garon se dirigea vers T ouest et se rendit au pays des Hurons. Il a décrit lui-même les fatigues de ce long et pénible voyage :

« Il serait difficile de vous dire la lassitude que j'ai soufferte, ayant été obligé d'avoir, tout le long du jour, l'aviron à la main et de ramer de toute ma force avec les sauvages. J'ai marché plus de cent fois dans les rivières, sur des roches aiguës qui me coupaient les pieds, dans la fange, dans les bois, où je portais le canot et mon petit équipage.... Je ne vous dirai rien du jeûne pénible qui me désola n'ayant qu'un peu de sagamité, espèce de pulmen, comj)osé d'eau et dô farine de blé-d'inde, que l'on nous donnait soir et matin, en crès-petite quantité. »

Dans l'automne de 1619, les Pères Récollets commencèrent la construction de leur couvent, à l'endroit occupé aujourd'hui par l'Hôpital-Général.

La petite rivière qui serpente en cet endroit portait le nom de Cabirecoubat ; nom sauvage qui signi fie : nombreux méandres ou détours. Les Récollets lui donnèrent le nom de rivière Saint-Charles — nom qu'elle porte encore aujourd'hui — en l'honneur de Sieur Charles des Boues, un de leurs bienfaiteurs.

Le dernier Récollet du Canada, le Frère Louis, (né Louis-François Martinet dit Bonnamie) est décédé à Saint-Roch de Qué]>ec, à l'âge de 82 ans et 8 mois. Il fut inhumé dans 1" église de cette paroisse, le 12 août 1848.

LES .lÉSUITES.

Les Récollets avaient passé près de onze années dans la Nouvelle-France, et, durant cet intervalle, ils avaient fait si ample moisson parmi les tribus sauvages que leur zèle ne pouvait plus sufïïre à la besogne. En conséquence, ils s'adressèrent aux Jésuites de France, et leur demandèrent de vouloir bien venir partager avec eux les labeurs et les dangers de leur pénible apostolat.

Les Jésuites acceptèrent avec empressement l'olfre qui leur était faite, et en 1625, les Pères Charles Lalemant, Ennemond Massé et Jean de Brébœuf arrivèrent à Québec.

Ils furent hébergés d'abord par les Pères Récol lets ; mais bientôt ils parvinrent à se construire un logement convenable, sur la rive nord de la rivière Saint-Charles, à T embouchure de la rivière Lairet (près le pont Bickell). Ce premier établissement re- ^•ut le nom de Notre-Dame des Anges.

11 taudrait des voliiiiirs [)()iir rcdii'c les iiinoml)ra hles travaux des Jésuites dans la Nouvelle-France; les détails concernant leurs pénibles missions sont r'onsignés dans toutes nos histoires du Canada ; et les noms et les œuvres des Pères Jogues, Brébœnl\ Lalemant, Bressani, de Noue, Dani(d, Garnier, etc., etc., sont connus de tout le monde.

Plusieurs eurent à subir les torturc^s dn martyre ; et bien (|ue celui des Pères Brébœuf et LalemanI soit, pour ainsi dire, légendaire, néanmoins on en relit toujours la description avec un nouvel intérêt.

Les Iroquois venaient d'envahir la bourgade Saint Louis où se trouvaient les Pères de Brébœuf et Gabriel Lalemant, (1629). «Au milieu des horreurs de la mêlée, dit Ferland, pendant que les décharges de la mousqueterie, les cris des guerriers, les gémissements des blessés, formaient autour d'eux ime épouvantable confusion de bruits qui déchiraient les oreilles et attristaient le cœur, les deux missionnaires se tenaient auprès de la brèche, l'un occupé à baptiser les cathécumènes, et l'autre donnant l'absolution à ceux qui étaient déjà chréticms. Ils furent bientôt saisis eux-mêmes et envoyés avec les autres prisonniers au bourg de Saint- Ignace Salues à leur arrivée' par une rude bastejiuiade, les deux Pères sont attachés au poteau et tourmentés avec le fer et le feu. On leur suspend au cou un collier de haches rougies sur des charbons : on leur met des ceintures d'écorcc^ enduites de poix et de résine* enflammées : en dérision du saint baptême, on leur verse de l'ean bouillante sur la tête. Quelques Hurons transfuges se montrent les plus cruels, et joignent l'insulte à la

cTaaLité : «Tu nous a dit. Ecîioii, répétaient-ils, que plus on souffre eu ce monde, plus on est heureux dans l'autre : eh bien nous sommes tes amis, puisque nous te procurons un plus grand bonheur dans le ciel. Remercie-nous des bons services que nous te rendons. »

«Dans le plus fort de s(^s tourments, le P. Gnbriel Lalemant levait les yeux an ciel, joignait les mains et demandait à Dieu du secours. Le P. de Brébœuf demeurait comme nn rocher, insensible au fer et au feu, sans pousser un seul cri, urmènn^ un seul soupir. De temps en temps il levait la voix pour annoncer la vérité aux infidèles, et pour encourager les chrétiens qu'on torturait autour de lui. Irrités de la sainte liberté avec laquelle il leur parlait, ses bourreaux lui coupèrent le nez, lui arrachèrent les lèvres, et lui enfoncèrent un fer rouge dans la bouche. Le héros chrétien conserva le plus grand calme, et son regard était si ferme et si assuré, qu'il semblait encore commander à ses bourreaux.

» On amena près du P. de Brébceuf son jeune compagnon couvert d'écorces de sapin, auxquelles on se préparait à mettre le feu. Celui-ci, se jetant aux pieds du vieux missionnaire, se reconnnanda à ses prières et répéta, les paroles de ra[)otre saint Paul : <( Nous avons été mis en spectacle au niond(% aux anges et aux hommes.» Kn rameuant le P. Lalemant à son. poteau, on alluma h^s écorcescjni le couvraient, et ses bourreaux s'arrêtèrent, pour goûter le plaisir de le voir brûler lentement et d'entendre les soupirs qu'il ne pouvait s'empè<'h(>r de jjousser.»

« Rondus furieux par l'odeur du sang, les Iroquois se surpassèrent dans cette occasion, par des rafinements de cruauté ; ils arrachèrent les yeux du P. Lalemant, et mirent à la place des charbons ardents. Ils taillèrent sur les cuisses et sur les bras des deux missionnaires des morceaux de chair qu'ils faisaient rôtir sur des charbons et qu'ils dévoraient sous leurs yeux.

» Les tourments du P, de Brébœuf durèrent environ trois heures ; il mourut le jour même de sa prise, le 16 mars, vers 4 heures du soir. Après sa mort, les barbares lui arrachèrent le cœur qu' ils se partagèrent ; ils espéraient que ceux qui en mangeraient obtien draient une portion du courage de leur victime. Les bourreaux s'acharnèrent alors sur le P. Gabriel Lalemant qui fut torturé sans interruption jusqu'au lendemain à 1) heures du matin. Encore dut-il de voir terminer alors ses maux à la compassion d'un Iroquois, qui, fatigué de le voir languir depuis un jour et une nuit, lui donna un coup de hache pour mettre un terme à ses souffrances.

» Dans toute l'histoire du Canada, ajoute Ferland, on ne rencontre pas de plus grande figure que celle du Père de Brébœuf. Parmi les missionnaires et les courageux laïques qui, pour la cause de Dieu, se sont exposés volontairement à la mort et ont réussi à obtenir la gloire du martyre, plusi(Mirs ont eu autant

de mérite que cet homme vénérable ; mais les

circonstances qui ont précédé, accomjjagné et suivi le martyre du P. Bréboîuf lui donne un relief tout particulier.»

Le P. de BrélKeiif était issu d'une iainille noble de* la Normandie, la([uelle, paraît-il, a été la souche de la famille Arundel (rAngh^terre.

Son crâne enfermé dans une chasse d'argent, est conservé précieusement à T Hôtel-Dieu de cette ville.

Parmi les monuments érigés dans la Nouvelle- France par les disciples de Saint-Ignace, le Collège des Jr suites^ converti en casernes, après la cession du Canada à T Angleterre, occupe le premier rang.

Ce vénérable monument tombe en ruines et bientôt va être démoli. Cependant, avant que T impitoyable marteau du démolisseur ait commencé son œuvre, le vieux collège, grâce au deuxième centenaire, aura brillé d'un dernier éclat ; une généreuse souscription, organisée parmi les citoyens de Québec, lui a réservé la surprise d'une splendide illumination.

Les fondations du Collège des Jésuites furent posées en 1635. Dès lors, dit Laverdière, (]uantité de Français, assurés de pouvoir procurer une éducation qu'on ne trouvait pas alors dans bien des villes du royaume, se fixèrent volontiers dans la colonie ; et les sauvages, dans T espoir d'y faire instruire les leurs, se rendir(\ut de toutes parts aux (Mivirons de Québec.

KTAHLISSEMKNTS 11 KLKU KIX.

Dans rintervalle compris entre 1()08, époque de la fondation dc^ Québec, (H Tarrivécau Canada dt> Mgr. de Laval, ilGôDi plusieurs établissemenls ndigieux furent fondés dans la Nouvelle-France.

Les proniières fondations de et? genre furent celles de rHùtel-Dieii et des Ursiilinc^s de Québec en 1639.

" Deux choses manquaient encore à la colonie, dit Laverdière, un hôpital et une école pour T instruction des filles-

). La duch(*ss(' d'Aiguillon se chargea, elle-même, de la fondation de T Hôtel-Dieu de Québec, et obtint de la conununaulé de Dieppe trois liospitalières : les mères Saint-Ignace. Saint-Bernard, et Saint-Bonaventure. La seconde institution fut entièrement r œuvre de la providence qui la fit naître et réussir lorsque les amis (^t protecteurs du Canada la croyaient inqmssible. Lue jeune dame de condition et de beaucoup de piété, (Madame de la Peltrie)..., consacra ses biens et sa personne à la fondation du couvent des Ursulines de Q)uébec ([ui a si puissamment contribué, jusqu'à nos jours, à répandre dans le sein de la famille canadienn(\ ce parfum de bonne éducation et de savoir vivre qu'on ne s'attend à trouver d'ordinaire que dans les pays les plus policés.

n Elle s'associa la mère Marie de rincarnation, religieuse de Tours, remarquable par ses talents en tout genre, et surtout par ses admirables vertus qui lui ont fait donner le nom de Thérèse du Canada. Celles (jui lui funMit données pour compagnes furent les Mèriîs Marie de Saint- Joseph et Cécile de la Croix.

). Le jour d(^ l'arrivée des religieuses (l^r août) fut une fête pour toute la ville ; les travaux cessèrent, et les boutiques furent fermées. Le gouverneur reçut ces héroïnes sur le rivage, à la tète de ses troupes et

an bruit du canon. Après les jjremiers romplimenf<î il les conduisit, au milieu des acclamations du peuple, à l'église où Ton chanta le Te Deum solennel.

» Ensuite elles allèrent ensemble au village dp Sillery. A la vue des cabanes sauvages, ces saintes filles, loin de se rebuter, se trouvèrent saisies d'un nouveau transport de zèle, et témoignèrent une grande impatience de commencer l'exercice de leurs fonctions.»

Les Hospitalières se logèrent temporairement dans une maison située à l'endroit occupé aujourd'hui par l'église anglicane. Les Ursulines fixèrent leur résidence à la Basse- Ville, à l'endroit occupé par l'hôtel Blanchard.

L'année 1641 vit la naissance de Montréal fondé par M. de Maisonneuve sous le nom de Ville-Marie. Mais le nom de Montréal dérivé du mot Mont-Royal ijue Champlain avait donné à la montagne qui domine la ville, a prévalu.

«M. de Maisonneuve, dit Laverdière, gentilhonnne champenois, amena plusieurs familles de France. Il était accompagné d'une fill(> de condition nommée Mad(Miiois(dle Mance, destinée à prendre soin des personnels de son sexe. Gomme la saison était avancée, ils passèrent l' hiver à Québec, M. de Maisonneuve se contentant d'aller visiter l'Ile, et d'y donner des ordres pour construire^ uui> chapelh* avec (|uel»iues hal>itations,

)) M. de Monlmagny et le supérieur des Jésuites l'y accompagné HMit et le proclamèrent gouverneur de Montréal l(^ 15 oct.obr(\ Au {iriutcMnjis de 1642. la

petite colonie débarqua dans Tile le 1 7 mai, à Tendroil appelé depuis la Pointe-Glaire. La messe y fut célébrée par le Supérienr des Jésuites et toute Tile fut mise sous la protection de la Sainte-Vierge.»

Dès 1653, Marguerite Bourgeois, pauvre et sainte fille fondait le célèbre couvent de la Congrégation de Notre-Dame ; quelques années plus tard, quatre Sulpiciens arrivaient à Montréal. Le Séminaire de Saint-Sulpice fut fondé en 1677. L'Hôtel-Dieu de Montréal date de 1657. Les innombrables services rendus à la colonie par oes trois établissements sont trop connus pour qu il soit nécessaire d'en faire rénumération.

Page 1