‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 15 sur 151 · LT INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LT INTRODUCTION

crainte et l'espérance, se soutenir dans des rerrversements qui paraissent sans ressource, agir dans ce temps-là avee autant: de vigueur que si l’on était assuré du succès. Croyez-moi, vous pouvez vous glorifier de ee que votre église à été plantée dans le sang de votre premier pasteur. Ses travaux par leurs longueurs ont égalé s'ils n’ont pas surpassé les supplices de bien des martyrs. »

On peut voir par ce passage de la renrarquable oraison funèbre prononcée par M. de la Colombière, yu’autrefois comme aujourd’hui, toute l'importance de l'établissement de l’ancien diocèse de Québec était comprise et appréciée.

Pour la colonie, ce fut le commencement d’uue ère nouvelle. Jusque-là elle s'était pour bien dire débattue dans les langes de l'enfance. On prétendra peut-être que cette ère doit compter de la nomination de M. de Tracy comme vice-roi, de M. de Courcelle comme gouverneur, et de M. Talon comme intendant, et de l’arrivée du régiment de Carignan - Salières. C’est en effet à partir de cette date, du reste assez peu éloignée de l’autre, (1665) que l’insolence des Iroquois fut sérieusement réprimée, que des mesures administratives de la plus grande sagesse furent adoptées, que la colonie, malgré les revers qui suivirent (surtout sous M. de Labarre) put vivre et respirer Mais n'’était-ce

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