XX INTRODUCTION
thèses de philosophie et de mathématique auxquelles les hommes les plus haut placés de la colonie (l’intendant Talon entr'autres) ne dédaignaient point de prendre part. Les hommes distingués que Mgr. de Laval avait su attirer autour de lui, les Ango de Maizerets, Dudouyt, Glandelet, de Bernières, (1) de la Colombière, et plusieurs autres, édifiaient la population par leur piété et l’éclairaient par lèur science : ils formaient dans ce pays lointain et ignoré comme une succursale, comme un reflet de ce brillant clergé de France, dont Bossuet, Fénélon et Massillon furent les types illustres, connus et admirés dans le monde entier. (2?) Les Pères Jésuites, les Récollets et les Sulpiciens trouvèrent en eux des émules qui s’identifierent bientôt avec le peuple de la colonie et créèrent un clergé indigène dont Germain Morin et Amador Martin, tous deux enfants de Québec et descendants des premiers colons, furent les premiers sujets. L'école établie à Saint-Joachim, et qui dans les vues de l’évêque devait être en même temps une école normale, une ferme-modèle et une école des
G) M. Henri de Bernières fut le premier prêtre ordonné dans l’église paroissiale, (13 mars 1660.)
(@) L'église du Canada touchait de près à l’un de ces grands hommes. M. François de Salignac de Fénélon vint au Canada le 27 juin 1667, fut ordonné à Québec le 10 juin 1669, et entra au séminaire de Saint-Sulpice. Il était frère du célèbre archevêque de Cambrai. Pour son histoire et ses démélés avec M. de Frontenac, voir l’excellent travail de M. l'abbé Verreau, dans le Journal de l'Instruchon Publique de 1864.