LIV INTRODUCTION
crire ici les réflexions par lesquelles cet écrivain
distingué termine son dernier ouvrage. (1)
«Une grande institution se détache en plein relief sur le tableau de l’histoire du Canada ; c’est l'Eglise de Rome. Plus encore que la puissance royale elle a modelé le caractère et préparé les destinées de cette colonie. Elle à été sa nourrice et pour bien dire sa mère,—si violente qi'aît été la tempête elle n'a jamais pu rompre le lien qui les attachait l’une
à l’autre.
» C'était ce fien, qui en l'absence de toute liberté
(> C: témoignage est d'autant plus précieux que ce dernier ouvrage de M. Parkman, “ The old Regime in Canada,’ n'est pas à beaucoup près aussi bienveillant envers notre religion et notre nationalité que les volumes précédents. L’'ironie, qui dans ceux-là, perçait à travers les appréciations les plus larges et les plus libérales éclate cette fois en sarcasmes bien conditionnés. L'auteur paraît regretter, dans une certaine mcésure, la sympathie à laquelle il s'était laissé prendre pour la riche veine historique, qu’il exploite avec un si grand talent de mise en scène, et dans un langage si élégant. Du reste il ne semble pas s'être fait illusion sur l'impression que devra produire ici son portrait de Mgr. de Laval, à qui il est loin de rendre justice. “ Nous marchons, dit-il, sur un terrain très-difficile,” et dans sa préfacc : “Je regrette que quelques-unes de mes conclusions ne puissent être agréables à des personnes à qui je porte une estime bien sincère.”
Il ne sera donc nullement surpris si nous préférons à son jugement, celui par lequel M. Edmond Langevin termine sa Notice biographique sur le premier évêque de Québec, “Cette figure grandira encore, dit-il, elle scra d'autant plus admirée qu’eile a brillé sur ce continent à l’époque où elle a paru au milieu d’un certain nombre d’autres assez remarquables, qui ne l’ont pas éclipsée.”” Ce dernier travail, publié en même temps que le livre de M. Parkman en est, sur plusieurs points, la réfutation pour bien dire anticipée,