‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 7 sur 151 · X . INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X . INTRODUCTION

riches et élégantes décorations qui ne lui ôtaient rien de sa majesté et lui donnaient un air de fête pour bien dire céleste. On pouvait se croire dans la ville éternelle, et témoin de quelqu’une de ces grandes solennités dont on rapporte un si touchant et si durable souvenir. Aussi lorsqu’après les chants si imposants d’une partie de la messe, au milieu de la pompe épiscopale et sacerdotale la plus grande peut-être qui se soit vue en Amérique, l’évêque élu du nouveau diocèse de Sherbrooke monta dans cette chaire, où simple prêtre il avait déjà prononcé tant de sermons remarquables, il y eut dans lauditoire une visible émotion que l’éloquent discours rapporté plus loin ne pouvait qu’accroitre. Le chœur de la vénérable église sous lequel reposent les cendres de Monseigneur de Laval et de tant d’autres saints évêques, suffisait à peine à contenir les prélats et leurs assistants; la plus grande partie du clergé dut se placer dans les allées de la nef et ce détail étrange et touchant n’était pas un de ceux qui contribuaient le moins à l’effet de l’ensemble. Le chant du Te Deum fut quelque chose de ravissant. Les voix émues de toute cette foule, les sons de l’orgue, ceux d'un puissaut orchestre, et à travers le tout les accents harmonieux de ces bonnes vieilles cloches qui depuis tant d'années disent tant de choses aux habitants de la vieille cité (:) tout cela formait un

(') Tout Québecquois qui a voyagé et qui a reconnu dans les

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