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DÉCORATIONS DE LA BASILIQUE

Rien ne contribue plus puissamment à rehausser l'éclat d’une grande fête, que les décorations bien harmonisées. Dès lundi matin, les Révérendes Sœurs de la Charité, les Religieuses du Bon Pasteur et les Dames de la Congrégation étaient à l’œuvre et travaillaient, avec le goût et l’ardeur que les dames seules possèdent, à parer notre nouvelle basilique

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pour la célébration du mémorable événement qui fera époque dans l’histoire de notre pays.

Disons de suite que ces dames réussirent admirablement dans leur pieuse entreprise et qu’elles méritent les plus sincères remerciments pour la généreuse part qu’elles ont prise à la solennité.

Le spectacle que présentait notre vénérable église était grandiose et saisissant.

Au-dessus du maître-autel, on voyait l’écusson et les armes de l’Archevêché de Québec; les figures de la sainte Vierge et de saint Louis. roi de France, avec l'inscription Tales ambio defensores sur un fond de draperies rouges. De chaque côté de cette draperie se trouvaient des oriflammes, artistement disposées.

Une bande d’or surmontait l'autel, au-dessous duquel étaient placées les armes de Pie IX et les clefs symboliques, ornées de fleurs, de bannières, et de drapeaux. Plus bas, s’étendait une banderolle blanche portant ces mots écrits -en lettres d’or. Vivat Pius Papa IX.

A chaque côté du chœur on aveit placé les armes des diocèse de Montréal, de Saint-Hyacinthe, de Rimouski, d'Ottawa, des Trois-Rivières et de Sherbrooke. De la voute, au milieu du chœur, tombaient huit banderolles, quatre jaunes et quatre blanches, surmontées d’une superbe couronne de feuilles d'érable en or.

Le trône pontifical, près de la Sainte-Table, avait été décoré avec un goûtexquis. Les fenêtres du chœur

étaient garnies de rideaux rouges. Ajoutez à tout cela une profusion de gracieux festons, et de bouquets de fleurs dans des vases de porcelaine d’une grande richesse, des oriflammes et des écussons, le tout arrangé avec une symétrie parfaite, et vous aurez une très-faible idée du beau coup d'œil qu’il faut avoir vu pour pouvoir l’apprécier.

Quant à la nef, elle était bien décorée, moins cependant que le chœur. Tout autour des galeries couraient des festons en damas rouge, et des bandes blanches portant les noms des diocèses qui formaient l’ancien diocèse de Québec.

L’'orgue et la chaire étaient aussi décorés.

Encore une fois, il faut avoir vu ce spectacle ravissant pour s’en rendre compte.

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