‹ Le deuxième centenaire [microforme]Chapitre 88 sur 151 · Os de saint Germain · texte numérisé non relu

Os de saint Germain

4. Arbre où Jésus-Christ fut flagellé. —Pierre du Champ du Sang.—Pierre du Calvaire.—Bois du Jardin des Oliviers.—Terre où Jésus pria.—Pierre de la grotte de sainte Madeleine.—Pierre du désert de Notre-Seigneur.—Os de saint Gémini, martyr ; sainte Félice, martyre ; sainte Sabine, vierge et martyre; saint Urbain, martyr; saint Picto, martyr : saint Mesmim, martyr; saint Vénérasus, martyr ; saint Prutus, martyr; saint Victorin, martyr; saint Second, martyr; sainte Cordule, vierge et martyre : sainte Victorine, saint Gorgonius, sainte Natale, martyre ; saint Primitine; saint Honorat, martyr ; saint Cupertin, saint Marin, saint Sévère et sainte Silvie, nfartyrs ; saint Paulus, martyr ; saint Crispin, martyr; saint Alexis, saint Marialus, martyr.

55. Os de sainte Fortune, martyre; saint Magnus, saint Pancrace, martyr ; saint Antoine, saint Ignace, martyr; saint Constance, martyr. Os des saints martyrs Thébéens, saint Mathieu, apôtres; saint Sulpice,

saint Pie, martyr; saint Zoppiminus, martyr ; saint Vital. — Parcelle des saints martyrs du Japon. — Pierre du Mont Tabor.

‘56. Saint Floride, martyr ; au-dessus du grand autel, côté de l'Evangile.

57. Os de saint Louis de Gonzague, saint François de Borgia ; saint Thomas, apôtre ; saint Louis, roi; saint Paul, apôtre; saint Gaudias, saint Amable, saint Zénon, martyr.

Parmi ces reliques se trouvent deux lettres auto. graphes, l’une de saint Vincent de Paul adressée à la Révérende-Mère Supérieure de cette institution, en 1652, l’autre de saint François de Salles, en 1610, à Madame de Chantal, aujourd’hui saïnte Jeanne de Chantal.

«La grace de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. Il est vray que ceux qui m'ont fait l’'honneur de vous rapporter l'estime que je fais des missions du Canada ont eut sujet de le faire; car en effet je regarde cet œuvre comme l’un des plusgrand qui se soient fait depuis quinze cens ans, et ces saintes âmes qui ont le bonheur d’y travailler comme des àmes vrayment apostoliques qui meritent laprobation et le secours de toute l’église, particulièrement vous et votre communauté qui contribuez a lassistance spirituelle et corporelle des pauvres et des malades qui est le comble de la charité chrétienne, et en quoy je tiendray a la singulière benediction de vous aider s’ yl plait au bon Dieu de m’en faire la grace quelque jour. Quant à présent, Ma chère Mere, cela m'est du tout impossible, a causse

us OÙ

des miseres de ce pays icy, prouenantes des guerres passées et des divisions presentes de ce royaume, qui reduisent les provinces dans une entière desolation, a quoy plusieurs personnes charitables de Paris tâchent d'apporter quelques remedes contribuant de leurs soins et de leurs aumosnes pour empécher que le monde périsse de pauureté ; mais ces aumosnes ne pouvant suffire, il seruiroit de peu de leur parler des besoins du Canada. Je ne doute pas, ,.ma chere mere, que ceux de votre hôpital ne soient grands après les pertes que les Hiroquois vous ont fait souffrir de dela, et la diminution uotable de revenu que vous avez icy sur les coches, dont je suis bon tesmoin pour ce que plusieurs de nos maisons y aient leur petite subsistance, ont peine d’en tirer la moitié de ce qu’elles en tiroient ci deuant. Je prie Notre- Seigneur, Ma Rde. Mere qu'yl suscite quelques bonnes personnes qui vous donne moyen de luy continuer vos services en ses pauvres membres. Et c’est ce que j ose esperer de sa paternelle prouidence qui est adorable partout. Jay une particulière confiance en uos prières, bien que je sois indigne d'y participer, je vous les demande neanmoins avec toute l'humilité que le puis, et avec désir qu’'yl plaise a Dieu me faire la grace de vous seruir qui suis en son amour,

Ma Rde. Mere, Votre très-humble et obeissant seruiteur, VINCENT DE Pau, Ptr. de la Mission.

(Copie de la lettre de saint François de Salles à madame de Chantal.)

Madame, ma chere fille,

Je uous écriuis, avant-hier seulement, pour accompagner une lettre que la bonne mademoiselle Des: nilles envoyait à monsieur Vielmay, son confrère, Mays iayme bien mieux vous escrire maintenant sur le sujet de votre lettre. Tandis que nos cors sonten douleur, il est malaysé d'élever nos cœurs à la considération porfaite de la bonté de nostre Seigneur: cela n'appartient qu’à ceux qui par de longues habitudes ont leur esprit entièrement contourné du costé du ciel. May nous qui sommes encore trop tendres, nous auons des amies qui se diuertissent aysement au sentiment des humeurs et douleurs du cors. C’est pourquoy ce n’est pas merveille si durât vos maladies vous avez interdis l'usage de l’orayson intérieure, aussi en ce temps-la il suffit d'employer les prières jaculatoyres et sacrées aspirations. (Car puisque le mal nous fait tant souuent souspirer, il ne couste rien de souspirer, en Dieu et a Dieu et pour Dieu, de plus que souspirer pour fayre des plaintes inutiles, Mais maintenant que Dieu vous a rendu votre santé, il faut bien, ma chere fille, reprendre votre oraison au moins pour une demi-heure le matin et un quart d'heure le soir avant souper. Car depuis qu’une fois N. S. vous a donné le goust de ce miel céleste ce uous sera un grand reproche si vous vous en dégoustez, et mesmement puis qu’il uous le fait gouster auec beaucoup de facilité et de consolation, ainsi que, je me resouuiens fort bien que uous me l’auiez auoué. Il faut donc prendre bien courage et

sn D oc

ne point permettre: que les conuersations et cette vayne sujettion que nous rendons à ceux que nous hentons uous priue d’un si rare bien comme est celui de parler cœur à cœur auec son Dieu. Vous m’obligez certes beaucoup de me donner un peu des nouuelles de uotre âme, car la mienne l’ayme cherement et ne se peut empescher de désirer de savoir en quel état elle se trouue, mais la uariété des desseins que monsieur Vielmay, a eu de uous faire reuenir ici, et de vous faire demeurer au champ, m’a retenu de uous en demander. Faites-moi donc ce bien, je vous en supplie, de mescrire quelque fois, auec assurâce que je uous donne de tout cœur uous repondre, comme aussi de correspondre fidèlement a l'honneur (çue uous me faites de me uouloir de bien, par une trè sincère affection a uotre seruice. Dieu soit a jamais au milieu de notre cœur, pour la remplir et faire abonder en son saint-amour. Ce sont les souhaits journaliers. :

Madame, ma chere fille, de uotre plus humble ami pere et serv.

Franc. E. de GENEUE.

XXI juilt. 1610.

Je suis le fort affec. seru.

de Madame uotre chere sœur et Mlle. la petite nièce, ma fille, que jhonnore de tout mon cœur.

Se 06

RELIQUES

Page 1