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Le développement de l'hygiène publique dans la province de Québec [microforme]

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Le développement de l'hygiène publique dans la province da Québee

Parle Dr E M, DÉSAULNIERS,député de Chambly et membre du Conseil supérieur d'hygiène

L'ère de prospérité remarquable qui a régné dans toutes les régions de la Puissance du Cauada depuis 1896 et qui se continue malgré le malheureux conflit qui affecte presqie tout le continent européen, a attiré sur nous l'attention des grands pays de l'univers,

Le Canada, par le développement de ses grandes institutions financières, de ses vastes champs d'agriculture, de son grand nombre de nouvelles et considérables industries et, de plus, du chiffre colossal de son commerct, a pris toutes les allures d'une grande nation.

La province de Québec, comprenant que le temps était opportun, a pris d’heureuses initiatives et a bénéficié de cette vague de prospérité.

Dans les diverses branches de son administration, ure sage direction a été donuée, l'exploitation activeet prudente de ses richesses naturelles a rapporté à la province des profits énormes.

L'élan général donné est soutenu et tous les services publics de l'administration provinciale obtiennent des résultats merveilleux.

Nous constatons aujourd’hui que notre province occupe le premier rang parmi les provinces de la Puissance du Canada dans le domaine de la finance ; elle est aussi la province la plus avancée en fait de voirie rurale et aussi par sa législation sur ce sujet. Tous les autres services publics tout en n'ayant pas une supériorité marquée sur les autres provinces peuvent être, néanmoins, compaés avantageusement.

Le sujet sur lequel l’on m'a fait l'honneur de m'inviter à parler en cette circonstance dépend d'un de ces services publics régis par l’administration provinciale. l'ai donc l'honneur de présenter bien humblement aux membres de cette sixième Convention des services sanitaires de la province de Québec, une étude bien incomplète sur le ‘‘ Développement de l'hygiène dans notre province ””.

Je n’insisterai pas sur la nécessité, l'importance et les grands services rendus à l'humanité par l'hygiène, Les nations comme les individus savent qu’une hygiène bien suivie prévient la maladie et les fléaux,et qu’au contraire, une hygiène négligée entraîne la ruine de la santé individuelle et des désastres dans certains pays.

Tous les états bien organisés ont compris que l'hygiène 6’ ut, sinon le plus importante partie de leur administration, du moins l’une à laquelle il fallait porter une grande attention et pour laquelle il fallait créer toute une organisation, savoir :

Un conseil exécutif ou un département, une législation particulière et des officiers compétents pour la faire exécuter.

Chacune des provinces du Canada a son organisation particulière.

La province de Québec dont je dois m'occuper, sossède celle connue sous le nom de ‘‘ Conseil supérieur d’hygiène’’ auquel le

gouvernement délègue 1 pouvoir de faire observer certaines lois, qu'il édicte, concernant uygiène. Ce conseil voit aussi à l'exécution des règlements qu'ilest autorisé d'adopter en certaines circons- ‘ances relativement à cette matière,

En lisant l’histoire de notre pays écrite par différents historiens, nous découvrons, dans la plupart de leurs ouvrages, des faits conceruant l'hygiène. L'on me permettra d'ouvrir ici une parenthèse pour rendre hommage à cet é: dit et infatigable travailleur, le secrétaire de notie Conseil supérieur d'hygiène, M. le docteur Pelletier, pour son travail si méritoire d'analyse de toutes les ordonnances relativement à l'hygiène sous la domiration française et des actes législatifs adoptés sous la domination anglaise, Je lui offre mes félicitations pour cet instructif et intéressan* ouvrage dans lequel j'ai puisé des notes historiqries qui me permettent de relater les débuts de l'hygiène dans notre pays,

C'est en avril 1667, sous le règne de Louis XIV, que les premières lois d'hygiène sont promulguées.

La Nouvelle-France grandissait ; les foyers, d’abord bien distancés, deviennent, en certains endro. ;, pl18 nombreux, des groupes se forment, les familles, gr 1pées dans un espace limité, créaiért ün centre dans lequel la circulation et le trafic étaient plus actifs et les relations plus suivies. !

Il y avait donc une vie sociale plus intense et plus de contait entre les individus.

Comme conséquence, les dangers de l'apparition de foyers de contamination, de contagion grandissaient en proportion. L'action des colons du temps indique qu’ils éprouvaient la crainte de ces dangers et comprenaient qu’il fallait éviter la formation de foyers pestilentiels. Guidées sans duute par l'empirisr: > plutôt que par des connaissances scientifiques, les autorités déléguées par le Roi édictèrent et promulguèrent des ordonnances.

Ces ordonnances sont insétées dans le Code civil de 1667, œuvre du ‘‘ Conseil supérieur de Québec,’ l'autorité constituée ponr décréter au nom dn Roi.

Je ne citerai qu’un certain nombre de ces ordonnances, celles que je considère les plus importantes et qui démontrent quelles étaieut les notions hygiéniques qu'on possédait à cette époqre.

- Une ordonuance proclame la tenue de registres pour les baptêmes, mariages et sépultures.

Eu 1676, d’autres ordonninces prescrivent À toutes personnes qui feront construire des maisons de se soumettre à : des plans de construction ayant pour but d'éviter l'infection. Le nettoyage des rues devient aussi obligatoire. Les bouchers reçoivent l'ordre de prendre des précautions spéciales lorsqu'ils tuent les animaux et de tenir let.rs établissements en état de propreté.

En 1731, le grand voyer ordonne l'exécution d’un procèsverbal au sujet de la pollution des puits. Cette ordonnance prescrit des règlements afin d'empêcher cette pollution.

En mars 1748, les autorités, constatant que les mortalités augmaeutent beaucoup chez les enfants trouvés, rappellent aux colons

que le Roi a bien voulu que ces enfants, fussent nourris et élevés à la charge du domaine de Sa Majesté, et ordonnent que le procureur du Roi devra porter une attention perticulière au choix des nourrices, lesquelles seront payées, et. les e1 facts ayant a’teint 18 mois, le procureur du Roi devra les ergager à de bons habitaats jusqu’à ce qu'ils atteignent l'Âge de 18 à 2o ans.

Cette ‘ernière ordonns ‘ce est certainement une des plus sotables de celles qui furent p:omulguées durant les dernières années de la domination française au Cauada,

Une nouvelle période dans notre histoire commence en 1763. La cession du Canada à l'Angleterre est un fait accomp.i. La question de l'hygiène continue cependant son évoli tion ascendante sous la nouvelle domination, . Une ordonnance signée ‘ Carleton ’’ est prive mulguée en:1777 suivie de l'adoption de plusieurs lois sous George TITI. La plupart de ces lois sont la confirmation des ordonnances de Louis XIV.

Eu 41704, un changement dans le système ndministratif de notre pays s'opère, Ontario et Québec se séparent et établissent leur parlement res, +ctif.

Quelques années à peine s'écoulent ; Québec adonte plusieurs acte. concernant l'hygiène, de 1795 à 1800.

. Un: de ces lois décrète que les vaisseaux seront mis en quarantaine le temps voulu pour pretéger la santé publique.

L'apparition de la petite vérole exige une nouvelle législation et, de 1815 à 1821, l'on adopte des actes pour encourager la vaccination :ct aussi pour l’organisation d’un buresu composé de 5 à 9 médecins pouvant édicter les mesures convenables pour prévenir et arrêter les:progrès de la petite vérole,

Les:deux années de 1832 et de 1849 sont mémorables à cause des deux épi: {raies de choléra ui sévissent avec tant de vigueur.et font un si grand nombre de viciimes.

Le gouvernement de 1849, alarmé des ravages causés par ces épidétmies; décide la formation d'un bureau sanitaire central, compos. de plusieurs médecins, et.ce bureau central préside à la formatiowdebureaux locaux là où sévit l'épidémie, et: ces organisations dirigent la lutte-pour empêcher ou mitiger le fléou.

Quelques années plus tard, en 1889, le parlement prociame une nouvelle législation: appelée: ‘‘ la :oi :des municipalités du Bas- Canade'’.

Par cette nouvelle lui, les autorités de chaque municipal:té ont le pouvoir de créer des “ureaux d'hygiène, pour la protection des habitants contre: les 1.1ladies con’agieuses et pour adopter tout:s les-mesures jugées.nécessaires à l’ohservation de l'hygiène.

L'acte de l’ Amérique britannique du Nord, .créant:la Confédération canadienne en 1867,.a réservé. au. gouvernement fédéral le dr ‘ delégiférer, sur: certaines mesuressanitaires. Le gouvernemeut fédéral, dans l'intérêt général de out le pays, s’est prévalu de tous:ses privilèges et a décrété plusieurs lois protégeant efficacement contre: certains dangers-à l’intérieur; mais.elles protègent surtout, contre les-waladies venrut de:l’étranger. En maïi.tes cir-

PE

constances, les lois de quarantaine, les lois relatives à l'immigration, la loi de faisification des deniées alimentaires et la loi d s maladies contagieuses chez les animaux, pour ne mentionner que celles-ci, ont rendu des services signalés dans tout le pays.

L'on ne doit pas prétendre, il me semble, que le gouvernement fédéral se soit arrogé des pouvoirs excessifs en fait de législation sanitaire, car il a laissé aux législatures toutes les affaires intimes et d'intérêt local.

De 1867 à 1885, la province de Québec n’a fait aucun changement à ses lois hygiéniques. Le ‘‘ Code municipal ” qui contenait toute la législation à ce sujet ne fut pas arendé et les municipalités ne se prévalurent point davantage de leurs pouvoirs.

Mais durant l’aruée 1885, apparaît à Montréal la variole qui devient bientôt à l'état épidémique, sème la terreur parmi la population, et provoque même des émeutes. Le gouvernement provincial, justement alarmé de cette agitation et inquiet de l'envahissement progressif de l'épidémie dus certaines parties de la province, remet eu vigueur le vieux statut de 1849, que j'ai mentionné plus haut, donnant un bureau central de santé. Ce bnreau fut formé le 4 septembre 1885 et fut dissout le 4 septembre 1886, le statut en question ne permettant pas qu'il continvât d'exister après la suppression de l'épidémie.

Les immenses services rendns par ce buresu de santé furent hautement appréciés. L'approbation générale des mesures prises pendant l'épidémie décida et justifia la législature à créer uv service permanent d'hygiène toujours prêt à agir dès l'apparition d'une maladie contagieuse.

La législature à l'unanimité, en 1886, appuya l'acte pour l’établissement d'une ‘‘ Commission permanente d'hygiène ’’. On donna à cette commission le pouvoir d'aviser seulement et 1: lni n'avait aucune clause pénale.

Eu août 1887, la commission est nommée. M le ir E. P. Lachapelle est nommé président et M. le Dr E. Pelletier, secrétaire. Les membres sont : L'Hon. Dr A. H. Paquette, sénateur, MM. les Drs R. P. Rinfret et C. E. Lemieux, de Québec, M. le Dr R. L. Mac- Donnell et M. H.-R. Gray, pharmacien, de Montréal, M.le Dr J. B. Garneau, de Ste-Anne de la Pérade.

Le premier budget fut voté à la session de 1887 et le conseil eut l'autorisation de dépenser, durant l'année, la somme de $2,500. Le bureau alors composé de sept membres et de son secrétaire, eut sa première session à Montréal, le 25 août 1887.

Cette commission formée d'hommes distingués et dévoués, croyant tous q1’1ls pouvaient compter sur l'appui des autorités eccléslastiques et civiles, se mirent à l’œuvre immédiatement.

La formation de cette commis-ion d'hygiène et le commencement de ses travaux sont une étap: dans l’histoire et l’évolution de la question hygiénique dans la province de Québec.

En repassant la liste des noms des membres à son origine, je constate qu'après une existence de bientôt trente ans, deux seulement des personnages qui assistaient à la première assemblée de

cette commision (ou conseil) d'hygiène de notre province, sout encore associés à ce conseilet à son œuvre, Ce sont MM. les docteurs K. P. Lachapelle, président, et Klzéar Pelletier, secrétaire

Je m'arrête et avant de dooner un aperçu des travaux nouveaux, exécutés par le conseil l'hygiène, et de l'excellente orlentation donnée à l'œuvre si utile pour laquelle elle avait été établie, je veux donner à qui de droit la plus Ir -e part des grands mérites, Messieurs H. P. Lachapelle et Kizéar Pelletier ont été les âmes dirigeantes de notre couseil d'hygiène depuis sa création, Ils y out mis leur intelligence d'élite, ils ont combattu toutes les difficultés inhérentes à toute œuvre débutante et inconnue. Leur dévouement n'a jamais faibli : le développement de l'hygiène dans cette province et l’œuvre accomplie par le burean sont e* grand: partie dus à leur Énergie comme à leurs travaux constants.

En octobre 1888, fut crée la position d'inspecteur d'hygiène, monsieur le doctetr A. Beaudry étant appelé à remplir cette fonction qu'il occupe er. .‘e aujourd'hui, Monsieur le docteur Beaudry a toujours été un dévoué collaborateur dans les travaux entrepris par messieurs les docteurs Lachapelle et Pelletier,

A la suggestion du Conseil provincial d'hygiène, la loi fut souvent amendée, la première refonte de cette loi datant de 1888, Je ne citerai que les principaux changer :nts :

En 1888, la commission provinc .e d'hygiène devient le ‘Conseil provincial d'hygiène ’’.

La loi accorde au conseil le pouvoir :

1° De faire des règlements contre les maladies contagieuses.

2° D'ex'zer la formation de bureaux municipe x d'hygiène.

3° De surveiller ies mesures prises par cesbar. :.x, leur servant, au hesoin, des mises en demeure, et s’il ne leur e.: as donné suite, de se substituer à l'autorité municipale pour executer lui-même, d'office, l’ordre qui avait été donné à la muvicipolité,

4° Une pénalité est établie à l'infraction de la loi et des règlements.

En 1890, une autre refonte est effectuée :

1° Elle donne au conseil d'hygiène le pouvoir de réglementer ponr d'autres sujets que les maladies contagieuses.

2° Ælle fait un devoir aux municipalités de faire exécuter la loi et les règlements.

3° Elle statue sur la suppression des nuissances, etc., etc.

Eu 1891, une refonte générale de tous les règlements du conseil d'hygiène est faite,

En 1893, une loi est adoptée concernant la compilation des statistiques et l’on fait la nomination d’un statisticien.

En 1894, le conseil d'hygiène est chargé de réglementer la salubrité des établissements industriels et les sujets sur lesquels le conseil d'hygiène peut réglementer sont plus nettement définis.

On crée aussi, cette même année, un laboratoire de bactériologie et de chimie.

L'on adopte, en 1895, une loi statwant qu’à l’avenir, les empla-

cements de cimetière seront choisis par le conseil d'hygiène.

Eu 1901, toutes les lois provinciales se rapportant à l’hbygière, furent refondues, et nous notons que le pouvoir de réglementer fut augmenté pour couvrir, notamment : les institutious scolaires et les

hôpitaux,

ces districts soient porteurs d’un diplôme d'hygiène publique. ù ? gouvernement, en 1911, donne son assentiment à l’importante réforme ci-haut mentionnée. Mais pour donner aux candidats le

D'autres amendements importants sont adoptés en 1915, entre autres, le contrôle des aqueducs anciens et la surveillance médicale

Je désire maintenant, dans cette étude, citer certains des princi- Paux travaux exécutés par le Conseil supérieur d'hygiène en vertu des pouvoirs que lui confèrent les lois ci-haut mentionnées.

La loi actuelle peut être considérée pour le moment suffisante et adéquate, puisqu'elle donne au Conseil supérieur d'hygiène une juridiction presque absolue dans toute la province pour tout ce qui concerne l'hygiène.

Les différents services que le conseil a créés seront aussi des plus effectifs lorsque le personnel et leur extension auront été complétés; nous obtiendrons alors des résultats étontants, car déjà, avec la loi

ment provincial renferment tous les détails des travaux accomplis dans chacun de ses services. Je résumerai ici ces rapports et j

‘règlements. Ce sont donc ces douze cents autorités municipales que le conseil d'hygiène est chargé d’instruire, de guider, d'aider

es en

et de surveiller dans l'application des mesures prescrites par la loi et les règlements faits sous son empire ; une tâche souvent tiès ingrate, L'expérience jusqu’à ce jour a démontré que le quart seulement des douze cents muuicipalités peuvent être classées comme compétentes, ou du moins, bien disposées à remplir leur mission.

Pour faire face à cette situation, pour mieux diriger et surveiller le travail des aütorités sanitaires municipales, le Conseil supérieur

Le service des maladies contagieuses,

La lutte contre les maladies contagieuses a toujours et sera

ÿ rencontre de l’inertie, il supplée d’cffice à l’inaction municipale

Outre ces interventions de rigueur, les inspecteurs régionaux se mettent toujours à la disposition des autorités municipales pour élucider certains points difficiles d’épidémiologie, la recherche des sources de contagion et des routes de contagion dépassant quelque fois la compétence moyenne (les autorités sanitaires rurales.

ct même ceux de la plupart des villes (seules quatre villes ont

logique dans le cas de maladies microbiennes (diphtérie, typhoide, tuberculose, syphilis, blennorrhagie). Des milliers de diagrostics bactériologiques ont été faits par le laboratoire du conseil.

Le laboratoire fait toutes les analyses d'eau.d’alimentation que requiert la division de génie sanitaire du conseil, fait également les aualyses d'eau demandées par les municipalités et, de même, celles qui peuvent devenir utiles aux inspecteurs régionaux an cours de leurs investigations épidémiologiques, à la suite d’éclesions de fièvre typhoide, etc. Une moyenne de 900 analyses d'eau sont faites au laboratoire aanuellement. Enfin, le laboratoire offre, aux villes et villages qui n'ont pas de laboratoire de faire de temps à autre l'examen du lait qui leur est distribué, afin de les renseigner sur la valeur des laitiers qui alimentent leurs administrés.

Les analystes du conseil poursuivent acttel:ement des travaux pour mieux différencier les divers types d'organismes rencontrés dans les eaux potabies. L'objet de ces travaux est d'arriver à pouvoir interpréter d’une manière plus exacte les résultats que l’on peut obtenir par les analyses. Dans ces recherches spéciales, plus de mille organismes ont été étudiés minutieusement et le travail se poursuit encore. :

Le service d'agueducs et de réseaux d 'égout.

Par sa division de génie sanitaire, le Conseil supérieur d’hyiène :— LA Fait l'examen des plans pour aqueducs, filtres, résesux d'égècts, usines de traitement pour eaux d'égout, afin d’en approuver ou d'en interdire la construction,

Surveilte subséquemment l'exécution des plans pour qu’ils soient réalisés dans les conditions approuvées par le Conseil supérie ur,

Surveille la mise en opération usuelle des dispositifs de correction de l’eau des aqueducs, filtres, etc.,

Fait l’inspection des aqueducs existants pour, le cas échéant, les faits corriger,

Enfin, Fait progressivement l'étude (survey) des rivières et cours d’eau de la province pour déterminer les causes de pollution four aqueducs afin de les faire supprimer.

Depuis la fondation de ce service, il y a eu (140) cent quarante Projets d’aqueducs d’examinés, et soixante examens de projets d’égouts. =

Les cimetières.

Depuis 1895, le Conseil supérieur d'hygiène fait l'examen de tous les emplacements proposés pour cimetières avant qn'’ils scicrt établis, soit par l'autorité dibcésaine, soit (pour les déromiratiors protestantes) par le Lt. Gouverneur en conseil.

Le choix de (526) cinq cent vingt-six cimetières daps la pro-. vince a été controlé par le Conseil supérieur d'hygiène jusqu’à cette année.

Les statistiques.

Depuis 1893, le Conseil supérieur, par sa division des statistiques, collecte les statistiques des naissances, mariages et décès de la province et en dresse les tableaux d'après la nomenclature internationale, La province de Québec et la république de Mexico ont été les deux premiers gouvernements du continent d'Amérique à adopter cett: nomenclature internationale qui, aujourd’hui, a supplanté presque entièrement les autres nomenclatures. Le Conseil supérieur puise constamment de précieux renseignements dans les retours statistiques mortuaires qui lui arrivent mensuellement de chaque miaistre du culte. Notamment, ces statistiques lui permettent de contrôler, dans une certaine mesure, si la déclaration des mal: dies contagieuses est régulièrement faite aux autorités sanitaires municipales.

L' Hygiène scolaire.

Le conseil a, dans ses règlements, précisé les conditions d'hygiène que doivent réaliser les institutions scolaires, Ces règlements sont exécutoires pour toutes les municipalités scolaires, concurremment avec les rèzlements du Département de l’Inst:uction publique pour les écoles qui sont sous le contrôle de ce département. Le Conseil supérieur d'hygiène coopère constamment avec le Département de l’Instruction publique pour améliorer l'hygiène des écoles. Enfin, il est souvent appelé comme arbitre dans les dificultés qui surgissent très souvent quand il s’agit pour une muuicipalité scolaire de choisir un site pour une école.

L'éducation du publie en matière d'hygiène.

Cette éducation favorise énormément l’application des lois d’hygiène, aussi le conseil en fait-il un article de son programme :

Il fourait les fonds nécessaires pour l’organisation des ‘‘conventions annuelles des services sanitaires de la province.”

Il publie un Bulletin mensuel d’hygiène,tiré à 5,000 exemplaires et distribué gratuitement dans la province.

Il publie et distribue de temps à autre, des pamphlets sur les divers sujets d'hygiène.

Il fait donner, par ses inspecteurs régionaux, des conférences au public sur les questions d'hygiène.

Eufu. consultations données, verbalement où par correspondance, et dont le public se prévaut largement. .

La mortalité infantile.

Appréciant la juste valeur de l'éducation des mères dans la lutte contre la mortalité infantile, le Conseil supérieur contribue à cette éducation,

En faisant remettre à toute famille qui vient à l’église 1iire baptiser ou enregistrer la naissance d’un enfant, un petit opuscule sur l’hygiène du nouveau-né,

En faisant donner dans les municipalités, par ses inspecteurs régionaux, des conférences sur l'hygiène et les soins à donner aux nourrissons,

-En participant aux expositions du bien-être des enfants, lorsque l’occasion s’en présente.

La tuberculose.

Le Conseil supérieur aide, autant que son subside le permet, la lutte coutre la tuberculose,

par des distributions d’imprimés,

par des expositions a. ‘ituberculeuses,

par des conférences antituberculeuses, que ses inspecteurs régionaux font dans les diverses parties de la province.

Les aliments.

Le Conseil supérieur :—

À établi les règles qui doivent guider les inspecteurs municipaux dans !’examen des aliments (viande et lait),

A établi les conditions de salubrité dans lesquelles doivert être tenus les abattoirs, vacheries et lai:eries, boulangeries,

Lorsqu'une municipalité rurale le demande, le conseil fait à son laboratoire les examens d'échantillons d’aliments suspects d’être la cause de transmission de maladies.

Les nuisances.

Le Conseil supérieur survelile ce que font les autorités municipales pour la suppression des nuisances. Ses inspecteurs aident les municipalités pour les enqgrê'es et appréciatiors trop difficiles ponr elles,

L'hygiène de l'habitation.

Appréciant le grand rôle du logis insalubre dans la tuberculose, le Conseil supérieur a édicté à son sujet des règlements suffisamment précis pour faire supprimer tous les taudis, si les munictpalités les faisaient observer: Le règlement du conseil pourvoyant à l’affichage des chambres noires est considéré à l’étranger comme le meilleur moyen de faire, sur ce point, l'éducation du public et précisément là uù elle est immédiatement utile.

Le Conseil supérieur cherche à faire l'éducation du public sur l'hygiène du logis par des démonstrations pendant les expositions. Il a déjà réuni un bon nombre de modèles et espère pouvoir avant lougtemps compléter une assez jolie coller ‘ion,

Les établissements .dustriels.

L'hygiène de ces établissements est régie par les règlements que. le conseil d'hygiène édictés. L'exécution de ces règlements est surveillée par le bureau des inspecteurs des manufacturesqui, au : b2soinu, réfèrent les cas difficiles au médecin hygiéniste des manu-

factures, et, en son absence, directement au Conseil supérieu: d'hygiène.

Le drainage des établissements industriels est souvent contrôlé directement par le conseil d'hygiène, vu que souvent la salubrité d'un aqueduc est mise en cause.

Voilà un résumé de l'œuvre accompli par le Conseil supérieur d'hygiène de notre province. Il reste beaucoup à faire encore, mais l'esprit de dévouement qui préside à la réalisation des nouveaux projets pour l'avenir en assure le succès.

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