‹ Le Développement des Trusts en AngleterreChapitre 49 sur 75 · Macrosty, op. cit., p · texte numérisé non relu

Macrosty, op. cit., p

« L'industrie du blanchissage des cotonnades est une des plus anciennes du Lancashire et a prouvé qu’elle était solide et prospère.

« C’est aussi une industrie particulièrement sûre. Ceux qui s’y livrent n’achètent pas plus qu'ils ne vendent les articles qu'ils traitent, leurs fonctions étant seulement de blanchir et d’apprêter les cotonnades pour les négociants, ils sont en fait à l’abri des risques industriels ordinaires...

« La difficulté toujours croissante de se procurer de l’eau en quantité suffisante rend très forte la position des usines établies depuis longtemps et d’autre part, la mise en vigueur de la loi contre la pollution des rivières tend à empêcher que de nouvelles usines soient élevées.

« Pendant un certain nombre d'années, il a existé dans l'industrie du blanchissage des cotonnades de Manchester des associations dont le but était, entre autres choses, la régularisation des prix. Ces associations ont fonctionné en bonne harmonie avec les négociants, aussi bien qu’à l'avantage de l’industrie, mais on s’est rendu compte que les avantages complets de la coopération pouvaient être seulement assurés par la fusion, qui était singulièrement facilitée par l'existence et l’organisation de ces associations.

« L'initiative individuelle sera respectée parmi les sociétés fusionnées. Autant que possible l’adminis-

tration de chaque usine sera laissée entre les mains de ceux qui étaient autrefois chargés de sa direction et les directeurs de chaque succursale pourront, d’après les statuts, être rémunérés en totalité ou en partie par une commission ou un tant pour cent sur les profits réalisés par leurs usines. Chaque firm continuera à traiter directement avec ses propres clients... (1). »

Le conseil d'administration se composait de 49 membres et la direction générale était confiée à deux directeurs généraux dont la rémunération devait comprendre une commission de 2 1/2 o/o sur les profits nets, après paiement de l'intérêt des obligations et des actions de préférence.

Le prix d’achat fut de £ 6.480.813 ; £ 2.954.715 représentaient le goodwill et le prix d’achat des brevets.

Le capital émis était de £ 6.750.000 divisé également en obligations de 4 1/2 0/0, en actions de préférence cumulatives de 5 1/2 0/0 eten actions ordipaires.

Pour payer le prix d’achat £ 710.310 furent attribuées en titres aux vendeurs, mais la souscription n'ayant pas eu de succès ils furent obligés de reprendre toutes les actions ordinaires.

Le capital s'élevait à la fin de 1906 à £ 6.820.096.

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